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Trop de sel dans nos aliments


Nous mangeons trop de sel. Alors que les apports quotidiens recommandés sont de 6 g – et l’OMS a même fixé pour cible 5 g – nous en absorbons, en moyenne, aux alentours de 9g par jour. On estime généralement que 3/4 de cet apport provient des aliments préparés. Le dernier quart provenant de l'ajout volontaire de sel. Cette surconsommation n’est malheureusement pas sans effets néfastes sur la santé : trop de sodium est associé à l’hypertension qui ouvre la voie aux maladies cardio-vasculaires.
Réduire notre consommation de sel est donc une nécessité dont la Belgique, mais aussi la France, la Finlande, les Pays-Bas ou encore la Grande Bretagne, semblent se préoccuper.


Campagne de réduction de la consommation de sel

Lancée dans le cadre du Plan National Nutrition et Santé, cette campagne s’articule autour de trois outils :
- Une brochure expliquant ce qu’est le sel, ses dangers, dans quels produits alimentaires il est très présent, comment limiter pratiquement sa consommation de sel, etc.
- Le "salinomètre" est un petit outil didactique vous permettant, d’une part de savoir à quel point un aliment est peu ou fort salé et, d’autre part de convertir la teneur en sodium en sel: Sodium x 2.5. 
- Sur le site internet vous trouvez des conseils pratiques, des informations spécifiques sur le sel et une série de Questions - Réponses. La brochure et le salinomètre peuvent également être commandés via le site.


Du sel iodé

Nous souffrons d’une légère carence en iode, ce qui peut conduire à diverses affections dont la plus connue est un gonflement de la thyroïde pouvant gêner la respiration et la déglutition. Dans le cadre du Plan National Nutrition et Santé, le secteur de la boulangerie s’est engagé à stimuler l’usage de sel iodé dans le pain. L’usage de sel iodé à la maison ainsi que dans les restaurants scolaires et d’entreprises sera aussi stimulé. Cet usage ne doit cependant pas être un prétexte à une présence (déjà) trop importante de sel dans le pain. Et rappelons enfin que la consommation de produits de la mer contribue aussi à nous faire absorber davantage d’iode.


Les industriels emboîtent aussi le pas

Plusieurs industriels et distributeurs se sont aussi engagés à réduire les teneurs en sel dans leurs produits. Certains parlent d’une diminution de 25 à 50 % du sel dans les céréales, tandis que d’autres parlent de réduire notre consommation de sel de minimum 10 % à l’horizon 2012. Espérons que ces déclarations soient suivies d’effets réels et mesurables. Nous ne manquerons pas d’en vérifier le bien-fondé au travers de nos futurs tests comparatifs.


Que faire en attendant

- N’abusez pas des aliments à forte teneur en sel : céréales, charcuteries, fromages, soupes, pizzas et autres plats préparés, mayonnaise, ketchup,…
- N’ayez pas la main trop lourde sur le sel : goûtez les aliments avant d'en rajouter.
- Pour relever le goût de vos plats, il n’y a pas que le sel ! Herbes, épices, ail, oignons, citron, etc. constituent des alternatives intéressantes.
- Lors de vos achats, lisez les étiquettes. Deux petits trucs pour vous aider à mieux comprendre : 1 g de sodium (Na) = 2,5 g de sel (NaCl). Dès qu’un aliment annonce plus de 1,2 g de sel/100 g, sachez que vous avez affaire à un aliment riche en sel !

 

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