Votre alimentation en 2010 : les mêmes problèmes
27/1/2011
Les dossiers relatifs au sel caché et aux températures de conservation ne sont pas des cas isolés. En 2010, Test-Achats a contrôlé 590 denrées alimentaires et/ou commerces d’alimentation. Parmi ceux-ci, 197 (33 %) ont obtenu des résultats médiocres ou mauvais. Le récapitulatif 2010 démontre cependant qu’une évolution positive est possible si tous les intervenants consentent les efforts requis. Test-Achats s’est ici concentrée sur cinq piliers.
1. Le moins possible de résidus, d’additifs et d’arômes
- Résidus d’antibiotiques: en 2003, ces résidus étaient présents dans 65 % des échantillons de miel analysés ; en 2010, seuls 2 échantillons sur 21 étaient concernés. Une avancée indéniable.
Test-Achats continue néanmoins à réclamer l’interdiction de l’administration d’antibiotiques à titre préventif.
- Résidus de pesticides: pas de raison de céder à la panique à cet égard, même si 21 échantillons de fruits sur 44 contenaient trop de résidus; seuls 2 échantillons de fruits de la passion dépassaient les plafonds.
Test-Achats souhaite toutefois davantage d’études sur l’effet combiné des différents pesticides et sur l’effet des pesticides chez les enfants.
- Colorants: beaucoup trop nombreux (une cinquantaine, sur 300 additifs autorisés), ils sont aussi ajoutés dans un trop grand nombre de produits: les bonbons et les limonades bien sûr, mais aussi les préparations à base de viande et de poisson, le gouda, les yaourts ou les mayonnaises, le plus souvent dans le but de masquer l’absence d’ingrédients de qualité (des fruits dans le yaourt, des œufs dans la mayonnaise).
Test-Achats veut réduire le nombre de colorants et d’additifs autorisés et demande l’interdiction de colorants dans l’alimentation de base, d’autant qu’ils ne sont pas tous dénués de risques pour la santé, surtout chez les enfants.
- Arômes: les analyses de divers produits – yaourts à boire au goût de fraise, yaourts ordinaires ou sorbets – ont révélé la présence d’arômes, qui servent essentiellement à donner ou renforcer l’illusion de l’authenticité.
Test-Achats estime que les arômes ne peuvent se substituer à des ingrédients sains et authentiques – des fruits par exemple.
2. Des produits sains, authentiques et savoureux
- Jus d’orange: certains contiennent énormément de sucres ajoutés. En vertu de la loi, même les produits portant la mention « sans sucres ajoutés » peuvent en contenir une petite quantité.
- Thon en boîte: une teneur en sel très élevée et beaucoup trop de mercure dans certains cas, ce qui risque d’entraîner des problèmes pour les femmes enceintes et les enfants.
- Gouda jeune : 12 échantillons sur 46 contenaient trop de sel mais n’étaient pas plus savoureux; les versions allégées ont moins de goût et ne sont pas si « light ».
- Sorbet: sur les 15 sorbets au citron et les 15 sorbets aux framboises analysés, certains avaient une très faible teneur en fruits – parfois inférieure au minimum légal.
- Yaourt à boire au goût de fraise: globalement, beaucoup trop de sucres ajoutés et d’additifs; 3 des 11 yaourts analysés ne contenaient pas assez de bactéries du yaourt.
- Frites de la friterie : la qualité de la graisse s’est nettement améliorée par rapport à l’enquête de 1987, mais la composition reste problématique, dans le sens où la quantité d’acides gras saturés est très élevée.
- Saucisses fraîches : l’une des plus grandes mauvaises surprises des analyses réalisées en 2010, d’abord en raison du problème susmentionné des températures de conservation, mais aussi de la qualité et de la composition de la viande (dans un tiers des cas, trop peu de viande de bœuf ou de veau, trop de graisses, trop de sel dans 50 % des cas, hygiène médiocre).
- Pizza préparée : 24 des 30 échantillons contenaient trop de sel (60 à 70 % de l’apport journalier recommandé), 23 étaient trop gras ou contenaient trop de graisses saturées, 3 pizzas étaient garnies de faux fromage.
3. Un étiquetage correct
- Thon en boîte: les étiquettes ne donnent pas assez d’informations (variété de thon, présence de soja (allergène),…).
- Moules de Zélande: malgré la présence du label « Moules de Zélande », 30 % environ provenaient d’Irlande, du Danemark ou d’autres pays; d’un point de vue légal, le rinçage doit avoir eu lieu en Zélande pour que cette dénomination soit autorisée – ce qui est insuffisant pour Test-Achats.
- Matières grasses: on trouve généralement très peu d’information sur les huiles et matières grasses tartinables; le type d’huile ou de matière grasse est rarement cité.
4. Conformité à la loi
- Riz basmati: 2 des 26 échantillons n’étaient pas conformes à la loi, laquelle spécifie que le riz basmati ne peut contenir plus de 5 % de riz non basmati; ce taux était de 16 % pour les 2 échantillons visés.
- Jus d’orange: en vertu de la loi, il faut ajouter des arômes authentiques aux jus à base de concentré, car ces arômes disparaissent lors du processus de fabrication; ce n’était toutefois pas le cas pour 10 des 18 jus, ou bien les quantités ajoutées étaient trop faibles.
5. Bon rapport qualité-prix
- Saint-Émilion: les résultats de l’analyse de 60 vins étaient bons à très bons, tant sur le plan de la composition que de la dégustation. Nul besoin donc de dépenser une fortune pour un bon produit.
- Légumes pour wok: Test-Achats n’a relevé pratiquement aucun problème d’hygiène pour ces sachets de légumes des plus pratiques, mais critique vivement les prix, parfois excessifs.
- Gouda light: un produit « problématique », nettement moins savoureux que le gouda ordinaire et 50 % plus cher en moyenne.
- Moules de Zélande: le consommateur paie deux fois plus – à quantité de chair égale – pour des moules Jumbo au lieu de Super par exemple, d’aussi bonne qualité.

Favoris
Email
Google
Myspace
Facebook
Live
Del.icio.us
Twitter