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Alimentation
Iode
L'iode est un oligo-élément naturellement présent dans notre corps. En petite quantité (entre 10 et 20 mg), certes, ce qui ne l'empêche pas d'être absolument vital. L'iode intervient dans le fonctionnement de la thyroïde et, plus précisément dans la fabrication des hormones thyroïdiennes. Ces hormones sont importantes pour la croissance, le développement du système nerveux, le métabolisme de base et la fonction cardiaque.
Où en trouve-t-on ?
L'iode n'est présent qu'en très petites quantité dans les aliments dont les plus riches se comptent parmi les produits de la mer : poissons, crustacés, coquillages, sel iodé, pain…
| Quelques sources et pourcentage de l'apport journalier recommandé | ||
| Aliments |
En µg/portion
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% de l'AJR *
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| 3 g de sel enrichi en iode |
39
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19,5
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| 100 g de cabillaud |
entre 110 et 200
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entre 55 et 100
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| g d'algues |
entre 100 et 2600
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entre 50 et 1300
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| 100 g de coquillages et fruits de mer |
150
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75
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Source : NEVO, 2001
* Exprimé en pouircentage de l’apport journalier recommandé (AJR) pour un adulte
Quels sont les besoins quotidiens ?
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Enfants de 0 à 3 ans : |
90 µg/jour |
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Enfants de 4 à 8 ans : |
90 - 120 µg/jour |
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Enfants de 9 à 13 ans : |
120µg/jour |
| Femmes enceintes et allaitant : |
250µg/jour |
| Adultes et adolescents : |
250µg/jour |
La prise d'iode est considérée comme excessive lorsqu’elle dépasse 180 µg/jour chez les nouveau-nés, les nourrissons et les enfants de moins de 6 ans, et si elle dépasse 500 µg/jour après l’âge de 6 ans.
Trop peu ?
En Belgique, la prise quotidienne d'iode est relativement limitée (entre 50 et 60 µg) alors que le minimum, pour l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est de 150 µg/jour. Par rapport aux indicateurs internationaux actuels, la Belgique reste à un niveau marginal de carence en iode. Cet état de fait n'est pas rare et frappe un grand nombre de pays européens, notamment ceux qui sont plus éloignés d'une mer ou d'un océan. Le Conseil supérieur de la santé a conclu une convention (non obligatoire) avec le secteur de la boulangerie en vue d'un usage modéré du sel iodé dans le pain. Ce dernier est un élément important dans le cadre d'une alimentation équilibrée et contribue pour 25% dans notre apport quotidien en sel. L'usage du sel iodé est encouragé tant dans la cuisine domestique que les restaurants scolaires ou d'entreprises. Le sel iodé demeure du sel bien sûr et un usage excessif est néfaste pour la santé.
Une carence en iode entraîne apathie, frissons, fatigue, déprime, baisse de libido, perte de cheveux, trous de mémoire, prise de poids, baisse du rythme cardiaque, etc. Ces troubles peuvent être plus ou moins importants selon la carence. Mais un manque important et de longue durée peut conduire à l'hypothyroïdie et au gonflement de la glande thyroïde, plus connu sous le nom de goitre.
Heureusement, les troubles les plus communs liés à une carence légère disparaissent la plupart du temps en quelques semaines quand le taux d'iode est rétabli.
Comment être sûr que l'on en ingère assez ?
Manger du poisson ou des fruits de mer deux fois par semaine peut suffire. Utiliser du sel iodé au lieu du sel normal. On trouve aisément du sel iodé (non marin) dans la plupart des magasins. Aller régulièrement à la mer (l'iode est une substance volatile issue du milieu marin). Pour les femmes enceintes et les enfants jusqu'à 3 ans, il peut être nécessaire de prendre un supplément (voir votre médecin).
Trop ?
En général, un excès léger en iode est parfaitement géré par l'organisme. Seules les personnes carencées en iode ou souffrant d'hyperthyroïdie (pour d'autres raisons qu'une carence en iode) peuvent se révéler très sensibles à l'ingestion d'une trop grande quantité d'iode. Chez eux, le fonctionnement de la thyroïde peut être fort perturbé. Les plaintes les plus courantes sont alors : l'irritabilité, une perte de poids inexpliquée, des insomnies, des problèmes à l'effort, une transpiration excessive…
