Bon Secours Bien-Être : sans sucre, sans intérêt
6/5/2008
La brasserie Caulier met sur le marché une nouvelle blonde vendue exclusivement dans les enseignes Delhaize : la Bon Secours Bien-Être, bière "sans sucre"... et sans intérêt.
Sans sucre...
La Bien-Être se présente comme une bière pour diabétique, mais rien n’est spécifié quant à la consommation en fonction du type de diabète (insulino-dépendant ou non). L’étiquette indique qu’elle contient moins de 0,02 g d’hydrates de carbone/100 ml, or selon nos analyses, la teneur est au moins 20 fois supérieure. Ce taux reste, cependant, plus bas que celui d’une pils normale (Maes, Jupiler...) qui est d’environ 3,5 g. Le volume d’alcool y est aussi faussement mentionné : nous avons relevé 6,08° et non 5,5° comme précisé sur la bouteille. Pour une bière destinée aux diabétiques, il est douteux de ne pas fournir les informations adéquates quant à la teneur en sucre et au taux d’alcool !
Ce n’est pas non plus pour sa saveur que vous débourserez 0,92 € par bouteille, soit approximativement le prix d’une Leffe ou le double de celui d’une pils. Son goût est très intense, amer et fruité, légèrement houblonné et épicé, mais la Bien-Être n’obtient qu’une cote moyenne.
Nouveauté déconseillée
Que reste-t-il alors à cette bière ? Pas grand chose. Les personnes atteintes de diabète doivent éviter les boissons sucrées, les aliments à forte concentration en sucre, les bonbons et bien sûr l’alcool. Il ne leur est pas interdit de manger un bonbon ou de boire une bière, cependant mieux vaut toujours le faire dans le cadre d’un repas afin que cet écart ait moins d’incidence.
Cette bière est présentée comme une "boisson de bien-être" : ces termes insinuent presque que le consommateur sera en meilleure santé après avoir bu cette bière. Devons-nous rappeler que bien-être ne rime pas avec alcool ?
La Bon Secours Bien-Être n’est qu’un pur produit marketing visant à attirer un public ciblé et donc à ouvrir un nouveau marché. Cette bière n’est pas efficace, coûte le double des produits conventionnels, n’apporte aucune plus-value et peut même être nocive pour un groupe vulnérable comme les diabétiques.

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