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Contraception
Faire l'amour sans risquer une grossesse indésirable ? Alors n'oubliez pas naturellement de prévoir un contraceptif ou moyen de protection pour éviter une fécondation. Il en existe actuellement de nombreux : la pilule, le préservatif, le stérilet.... choisissez la méthode qui vous convient !- Article
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La pilule
Les hormones dans la pilule empêchent la maturation et la nidification d’un ovule. Correctement et (quotidiennement) utilisée, la pilule est très fiable. La plus utilisée est monophasée, c’est-à-dire que toutes les pilules ont la même composition. Pour les biphasées et les triphasées, on trouve respectivement 2 et 3 sortes de pilules par tablette, avec chacune une quantité différente de progestagènes et d’oestrogènes. Après une recherche approfondie, le médecin détermine quelle pilule vous convient le mieux. Parfois il faut en essayer plusieurs sortes pour trouver la bonne.
Au début de la prise de la pilule, on peut ressentir des nausées, des maux de tête, des seins sensibles ou tendus, des hémorragies de privation, une fatigue et une irritabilité. Ces effets secondaires diminuent ou disparaissent après quelques mois. Certaines femmes ressentent aussi des tendances dépressives, une réduction de la libido, un gain de poids et de l’acné.
Outre la prévention de la grossesse, l’utilisation de la pilule a un effet favorable sur le cycle menstruel, comme une réduction de la douleur menstruelle, des règles moins importantes et un cycle régulier.
Il faut éviter la pilule en présence simultanée de plusieurs facteurs : tabac, obésité, varices, plus de 35 ans…
Ce sont là des facteurs de risque pour les maladies cardiovasculaires. En outre, la pilule est aussi déconseillée en cas de grossesse, d’allaitement, si on souffre de maladies cardiovasculaires, si vous avez un jour eu une thrombose ou une hémorragie cérébrale…
Le stérilet
Le stérilet contenant du cuivre provoque une réaction infectieuse asymptomatique, dont on ne remarquerait rien et qui ne serait pas nuisible pour l’utérus. De ce fait, la muqueuse utérine subit une modification freinant la nidation de l’ovule fécondé. Le cuivre intensifie la réaction infectieuse et a un effet toxique sur les spermatozoïdes. Le stérilet peut être introduit à tout moment du cycle et reste sûr au moins pendant 5 ans. Pendant les 2 premiers mois, on conseille d’utiliser un contraceptif complémentaire.
Les stérilets peuvent donner lieu à des règles abondantes, à des hémorragies dans l’intervalle et à la douleur. Les stérilets peuvent aussi être rejetés par le corps. Les femmes qui n’ont pas encore eu d’enfants courent plus de risques d’infection du petit bassin entraînant un risque de stérilité.
Le stérilet Mirena
Mirena est un stérilet revêtu d’une hormone (progestagène) qui empêche le développement mensuel de la muqueuse utérine, de sorte que celle-ci reste mince et que la nidation d’un ovule fécondé est impossible. De ce fait, 1 femme sur 5 n’a pas de règles pendant 1 an après l’introduction du stérilet. Le mucus qui se trouve normalement dans le col de l’utérus devient par contre plus épais et donc les spermatozoïdes y pénètrent plus difficilement. La concentration locale de progestagènes dans l'utérus empêche aussi la mobilité et la fonction des spermatozoïdes.
Le stérilet Mirena s’introduit de préférence pendant ou juste après les règles et reste efficace pendant 5 ans. Il est aussi efficace que la pilule monophasée mais provoque moins d’effets secondaires étant donné que l’hormone est libérée localement dans l’utérus et que sa concentration dans le sang est très faible. Les effets secondaires les plus fréquents sont des hémorragies de privation, des pertes de sang irrégulières (surtout au début du traitement), ainsi que l’absence de menstruation.
Implanon
Cet implant contient une progestagène comme substance active qui freine l’ovulation et provoque une modification de la muqueuse dans le col de l’utérus, ce qui empêche une bonne pénétration des spermatozoïdes. L’implant, un bâtonnet de la taille d’une allumette, est introduit dans la peau (du bras par exemple) et protège pendant trois ans. Chez les femmes maigres, sa présence peut être visible.
Les saignements irréguliers et les hémorragies de privation sont plus fréquents qu’avec les contraceptifs oraux, mais les saignements sont moins prononcés. 20% des utilisatrices n’ont même plus de règles. D’autres effets secondaires sont une légère prise de poids, de l’acné, des migraines, des vertiges et des seins douloureux.
Le préservatif
Le préservatif masculin est généralement en latex et se glisse sur le pénis en érection. Du fait de sa barrière mécanique, il protège contre la grossesse et les maladies sexuellement transmissibles. Le risque d’une grossesse éventuelle serait un peu plus élevé qu’avec la pilule ou le stérilet, mais c’est plus souvent du à une utilisation incorrecte et au fait que l’on ne met pas toujours le préservatif, qu’à un défaut du préservatif lui-même.
Pour les personnes allergiques au latex, on vient de commercialiser un préservatif masculin à base de polyuréthane. Depuis 1992, il existe aussi un préservatif féminin à base de polyuréthane, que l’on introduit dans le vagin.
Spermicides
Le nonoxinol-9 est un spermicide introduit comme un ovule vaginal pour tuer ou paralyser les spermatozoïdes. La fiabilité est cependant tellement faible que l’on ne le conseille qu’en complément d’un préservatif. Des réactions locales indésirables sont possibles et il n’offre d’ailleurs aucune protection contre les maladies sexuellement transmissibles.

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