Financement auto: faites jouer la concurrence entre les organismes de crédit
9/1/2012
Comme l’achat d’une nouvelle voiture occasionne une dépense considérable, bon nombre de consommateurs prennent un crédit. Test-Achats les aide à trouver la formule la moins chère en procédant à une comparaison minutieuse des tarifs. La variante des « contrats ballons » avec leurs faibles mensualités est attirante mais au terme de ces contrats, une somme importante doit être payée en une fois. Test-Achats est d’avis que le consommateur doit surtout être attentif au montant de la mensualité. L’organisation de consommateurs met en garde contre les offres de crédit 0%. En effet, ces offres 0 % peuvent parfois coûter plus de 5% si aucune réduction n’est accordée ou si l’offre de reprise de l’ancien véhicule est moins avantageuse. Test-Achats insiste sur le fait que le consommateur doit surtout être attentif au montant du remboursement mensuel pour une même durée et bien-sûr aussi pour un montant d’emprunt.
L’enquête
En septembre 2011, Budget & Droits a mené une enquête auprès des sièges des banques et des sociétés de crédit liées à quelques grandes marques automobiles, notamment Citroën, Opel, Peugeot, Renault et Volkswagen. Les enquêteurs de Test-Achats se sont intéressés aux taux accordés à de nouveaux clients pour un emprunt de 12 000 € à rembourser en 48 mois pour le financement d’une nouvelle voiture de 20 000 €.
Trois formules de crédit
Dans la pratique, il existe essentiellement trois formules de financement auto. Les banques proposent en général un prêt à tempérament. Les courtiers de crédit, qui font souvent leur publicité dans les toutes-boîtes, utilisent aussi cette formule.
La vente à tempérament se fait de plus en plus rare, sans doute à cause de la nouvelle loi sur le crédit à la consommation, qui prévoit entre autres qu’il n’est plus obligatoire de payer une avance (de 15 %) lors d’une vente à tempérament (même si le prêteur peut encore le demander).
Il existe une variante particulière de la vente et du prêt à tempérament, que l’on rencontre surtout chez les concessionnaires, mais aussi parfois chez les banques. Dans le jargon, on parle de « contrats ballon ». La mensualité est dans ce cas beaucoup plus faible que dans les formules classiques. En revanche, en fin de contrat – par exemple, après 48 mois –, le consommateur doit débourser d’une traite une importante somme d’argent, ce que l’on appelle le « ballon ». À moins qu’une autre solution lui soit proposée: s’il accepte par exemple de restituer à ce moment-là son « ancien » véhicule pour en acheter un autre – évidemment de la même marque – moyennant un financement comparable, la dernière tranche de remboursement est annulée. Parfois, le consommateur peut tout simplement restituer le véhicule sans le remplacer. Mais les choses ne sont généralement pas si simples: s’il n’a pas bien entretenu la voiture, ou si elle est endommagée, le concessionnaire peut refuser de la reprendre, l’obligeant ainsi à effectuer ce dernier gros remboursement. Le consommateur peut contracter un nouvel emprunt, mais il lui reviendra peut-être plus cher. Précisons que tous les organismes de crédit n’offrent pas toutes les possibilités en fin de parcours.
Un seul chiffre ne dit pas tout
Il serait évidemment pratique de pouvoir comparer toutes les formules de crédit sur la base d’un seul chiffre. Malheureusement, ce n’est pas aussi simple que cela.
Le TAEG – le taux annuel effectif global – exprime le coût total d’un financement. Il tient compte non seulement du taux d’intérêt, mais aussi de tous les coûts, du moins ceux auxquels le crédit est conditionné, par exemple les frais du compte à vue lié au contrat de crédit.
À durée identique, la variante spéciale du ballon est en règle générale plus chère qu’un prêt à tempérament classique. Il arrive exceptionnellement que le TAEG soit plus bas que cette autre formule, mais au final, la somme des remboursements mensuels sera en principe plus élevée. Le consommateur doit donc bien considérer le total des remboursements pour la même durée et, bien entendu, le même montant emprunté. Ce montant total doit d’ailleurs être communiqué au consommateur, notamment sur la fiche SECCI (Standard European Consumer Credit Information), obligatoire depuis 2010.
Un crédit à 0 % n’est pas toujours gratuit
Pour les concessionnaires, les prêts ne sont qu’un produit secondaire. Vu ce que leur rapporte la vente de la voiture, ils peuvent se permettre de proposer un taux d’intérêt inférieur à celui des banques. Dans certains cas, ils offrent même un crédit à 0 %. Le consommateur doit cependant rester sur ses gardes. Il y a des chances que le concessionnaire ne lui accorde pas de remise (supplémentaire) sur la voiture ou qu’il lui reprenne son ancien véhicule à un prix moins avantageux. Tout bien considéré, un financement à 0 % peut ainsi revenir plus cher qu’un autre à 5 %...
Une comparaison poussée des taux
Les taux des financements auto changent en permanence, mais Test-Achats a élaboré un plan en cinq étapes qui permet au consommateur d’effectuer une comparaison poussée des taux et de trouver ainsi à tout instant son Maître-Achat.
Le point de départ de ce plan en cinq étapes est le module disponible sur le site web de Test-Achats. Le consommateur y trouvera une analyse de plus de 100 taux ainsi qu’une liste des taux applicables à sa situation personnelle.
Il s’agit là des taux officiels des organismes de crédit. Souvent, le consommateur peut en obtenir un plus avantageux en faisant jouer à fond la concurrence.
Les voitures propres
L’éco-bonus est supprimé à partir de 2012. La réduction pouvait encore être obtenue pour les autos qui ont été commandées avant le 28 novembre 2011 et qui n’ont pas été livrées avant la fin de l’année 2011. Il y a deux conditions: vous devez disposer d’une facture d’acompte (au plus tard au 31/12/2011) d’un montant au moins égal à celui de l’écobonus (si l’émission de CO2 est inférieure à 105g/km) ou du double de la réduction (si l’émission de CO2 est supérieure). Enfin, un bon de commande doit être remis à l’administration fiscale avant le 5/01/2012. Tout ceci pour autant que le législateur ne change pas d’avis bien-sûr ! En effet, une loi est nécessaire pour cette suppression … loi qui n’existe pas. Test-Achats regrette cette mauvaise communication autour de ce dossier qui a généré des centaines d’appels téléphoniques de membres inquiets.
Site web exceptionnellement ouvert au grand public
Test-Achats met exceptionnellement le module comparant les taux des financements auto à la disposition du grand public, et donc aussi aux non-membres. Le module est accessible sur la page www.test-achats.be/comparerfinancementauto.
Les taux seront actualisés en permanence pendant le Salon de l’auto en janvier.

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