Test-Achats plaide pour un meilleur encadrement légal des prêts hypothécaires
A la veille de l’ouverture du salon Batibouw, Test-Achats demande au gouvernement d’élaborer un cadre légal pour les prêts hypothécaires qui protège efficacement les intérêts des consommateurs. La loi actuelle présente un certain nombre de carences qui empêchent le consommateur de pouvoir faire le bon choix lors d’une des plus importantes décisions de sa vie. En attendant, Test-Achats aide le consommateur à s’en sortir dans cette jungle en lui fournissant une série de tuyaux pratiques. Ceux-ci sont rassemblés dans un dossier spécial Batibouw qui est en ligne sur le site www.test-achats.be et qui est accessible à tous dès ce jour et jusqu’à la fin du salon.
Carence 1 : Tout est permis en matière de publicité
Les prêts hypothécaires ont un impact plus important sur le budget des consommateurs que le crédit à la consommation. Il est donc inacceptable que les règles qui régissent les emprunts hypothécaires soient moins strictes. Les organismes octroyant des prêts hypothécaires proposent par exemple de regrouper plusieurs emprunts sous un même crédit hypothécaire, même si le client est en retard de paiement. De telles pratiques sont interdites par la loi sur le crédit à la consommation, mais autorisées pour un crédit hypothécaire. C’est absurde ! Cette carence dans la loi relative au crédit hypothécaire permet à certains prêteurs de contourner les interdictions contenues dans la loi relative au crédit à la consommation. Pour cela, il suffit en effet que la publicité concerne un crédit hypothécaire. A la différence de la loi relative au crédit à la consommation, la loi relative au crédit hypothécaire ne contient en effet pas d’interdiction de faire de la publicité destinée à des personnes qui sont dans une situation financière difficile.
Carence 2 : La jungle des taux d’intérêts variables
Lorsqu’on choisit un crédit hypothécaire, le critère le plus important est le taux d’intérêt. Pour les emprunts à taux variable, ce dernier peut être revu légalement en fonction de l’évolution d’un indice de référence. Malheureusement, certaines institutions financières réussissent à faire évoluer différemment des prêts identiques assortis d’un taux d’intérêt identique. Le consommateur est ainsi la victime du manque de précision et de transparence qui caractérise les crédits à taux variable.
Carence 3 : Les ventes conjointes entretiennent l’opacité
Il arrive souvent que les emprunts assortis d’un taux d’intérêt bas soient couplés à des produits annexes, comme une assurance solde restant dû ou une assurance habitation. Lorsque le consommateur choisit, pour ces produits annexes, de ne pas recourir au prêteur choisi et de faire appel à une institution qui lui est plus favorable, il risque parfois de perdre le bénéfice d’un taux d’intérêt plus avantageux. Test-Achats trouve inacceptable que les consommateurs soient otages de leur prêteur pendant 30 à 40 ans et ce, non seulement pour les assurances mais également pour d’autres produits (ex : comptes à vue). Dans les faits, il est donc victime d’une vente conjointe. De surcroît, ce regroupement de l’emprunt et de ces produits annexes entretient l’opacité empêchant la comparaison des différentes offres.
Carence 4 : Des tarifs rarement appliqués
La majorité des prêteurs font deux sortes de feuilles de tarifs : la feuille de tarifs officielle qui est envoyée à la CBFA et la feuille de tarifs qui est appliquée en pratique. Test-Achats demande qu’il soit interdit de travailler avec deux feuilles de tarifs différentes et que la feuille de tarifs officielle fasse mention de la feuille de tarifs officieuse. Actuellement, il y a une opacité totale. La CBFA a fait une enquête concernant les taux d’intérêts officiels et réels et a constaté que certaines institutions présentent des différences significatives. La CBFA plaide aussi pour plus de transparence. Test-Achats plaide dès lors pour que chaque prêteur élabore une liste des tarifs la plus fidèle possible à la réalité et qui puisse être directement appliquée dans la majorité des cas.
Tuyau 1 : Soyez infidèle
1. Surfez d’abord sur www.test-achats.be pour connaître notre Maître-Achat. 2. Présentez les taux de notre Maître-Achat à plusieurs agences des grandes banques et demandez chaque fois une offre écrite détaillée. 3. Présentez alors la meilleure offre à votre banquier habituel. Faites valoir votre qualité de bon client et demandez s’il peut vous proposer de meilleures conditions. Si ça marche, répétez les étapes 2 et 3 pour atteindre le taux le plus bas.
Tuyau 2 : Optez pour un taux d’intérêt fixe
Test-Achats conseille en principe d’emprunter à taux fixe. Les taux d’intérêts fixes sont historiquement bas et une augmentation est à prévoir. Si pas cette année, alors probablement dans deux ou trois ans. Il existe certes un intérêt manifeste pour les emprunts à taux variable, mais cette formule est dangereuse. Elle ne nous apparaît en réalité intéressante que pour un emprunt d’une durée de 15 ou 20 ans avec une quotité maximale de 80 %, pour autant que l’établissement de crédit propose la formule accordéon. C’est-à-dire un emprunt assorti en général d’une mensualité fixe, mais avec une durée variable. Et pour éviter de devoir allonger outre mesure la durée, mieux vaudra par ailleurs commencer par une durée plus courte que celle pour laquelle vous auriez opté avec un taux fixe : 13 ans au lieu de 15; 16 ans au lieu de 20.
Si vous avez un prêt en cours à un taux d’intérêt fixe, calculez via notre calculateur sur www.test-achats.be, s’il n’est pas intéressant dans votre cas d’envisager une révision de votre crédit. Ainsi par exemple, la révision d’un prêt de 120.000 euros contracté pour une durée de 20 ans en 2004 à un taux d’intérêt fixe de 5,5% , peut vous faire épargner plus de 7.000 euros.
Tuyau 3 : Attention à la vente conjointe
Il n’est pas rare qu’un prêteur lie l’octroi de l’emprunt à une assurance solde restant dû et/ou habitation. Cette solution all-in ne sera toutefois pas toujours la plus avantageuse : l’avantage que vous obtiendrez à travers l’emprunt hypothécaire pourra partir partiellement ou totalement en fumée si vous payez plus cher pour ces produits annexes qu’auprès de la concurrence. Les coûts de ces produits annexes pourront varier fortement en fonction de votre situation personnelle. L’assurance solde restant dû représente en principe la composante la plus chère : plus l’emprunteur est âgé et plus la durée de l’emprunt est longue, plus l’influence de cette assurance dans les frais totaux est grande. Se pose ensuite également la question de la qualité des produits annexes. Nous disposons d’un module de calcul sur notre site.
Poussez la porte de Test-Achats
Tous ces outils sont réunis dans un dossier spécial Batibouw qui est en ligne sur le site www.test-achats.be. Ce dossier est accessible à tous dès aujourd’hui et pour toute la durée du salon. Test-Achats espère ainsi rendre plus digeste la brique que le Belge a dans le ventre.

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