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Don de sang : 87% de francophones y sont favorables


12/6/2008


En attendant les résultats complets qui seront publiés en août prochain, voici déjà quelques chiffres intéressants : 87 % des francophones pensent que tout le monde (en bonne santé) devrait donner son sang et 90 % affirment que donner son sang peut sauver une vie.
Interrogés, les donneurs font d’ailleurs part d’un fort sentiment de satisfaction (74 %) et de fierté (27 %). Il n’empêche qu’un certain nombre d’incitants pourraient pousser les non donneurs à franchir le pas. Interrogés à ce sujet, ces derniers parlent surtout du souci d’être prioritaire en cas de besoin de sang pour soi ou un proche (34 %) et/ou d’être rassuré quant à la sécurité complète du don de sang pour le donneur lui-même (26 %). Comme quoi certaines idées préconçues peuvent encore avoir la vie dure. Test Santé plaide pour une information encore meilleure de la population en général, son enquête ayant démontré, en outre, l’existence d’un lien positif très net entre le niveau de connaissance sur le don de sang et le fait d’être donneur ou de souhaiter le devenir.

L’enquête

Plus de 3000 personnes, représentatives de la population, donneurs et non donneurs, ont répondu à un questionnaire visant à connaître leur position par rapport au don de sang et à comprendre leurs motivations ou leurs réticences selon les cas. Par cette enquête, Test Santé souhaitait également évaluer le niveau de connaissance de la population quant au processus du don du sang, la perception de son niveau de sécurité ainsi que la persistance (ou non) des idées reçues et souvent erronées à ce propos.

Un besoin constant

En Belgique, la pénurie de sang est rare, c’est vrai, mais les besoins quotidiens sont réels et les donneurs habituels ne suffisent parfois pas à assurer le renouvellement des réserves en certaines périodes de l’année (durant les vacances, par exemple). Le sang est, en effet, un produit hautement périssable. Le conserver est possible, mais pas au-delà des 42 jours. Or, la vie d’un homme peut parfois être liée à la disponibilité (ou à l’indisponibilité) d’une seule poche de ce liquide vital.

Une question de solidarité

Le don de sang bénéficie, dans notre pays, d’un certain a priori positif. 87 % des francophones pensent que toute personne (en bonne santé) devrait donner son sang et même que donner son sang équivaut à sauver une vie (90 %). D’ailleurs, quand on interroge des donneurs, beaucoup avouent que cet acte altruiste leur fait éprouver un sentiment de satisfaction (74 %), de fierté (27 %), voire de bonheur (16 %). Pour certains, la perspective de donner (régulièrement) son sang est même un critère important de motivation pour vivre plus sainement (19 %). Tout cela explique sans doute pourquoi la Belgique compte encore aujourd’hui plus de 263 000 donneurs (plus de 93 000 en Wallonie et de 176 000 en Flandre), réguliers ou non. Ce nombre, pourtant élevé, ne suffit pas toujours. Notre population vieillit et le remplacement des donneurs qui doivent arrêter par de plus jeunes n’est pas toujours évident.

Mais un besoin clair d’information

Car - autre constat découlant de notre enquête -, il existe un lien positif très net entre le niveau d’information concernant le don de sang et le fait d’être donneur ou de vouloir le devenir. Les motivations les plus importantes sont que donner son sang : est une bonne cause (80 % des donneurs francophones), un acte de solidarité (67 %) ou encore un besoin car on manque de sang pour les transfusions (73 %). D’autres raisons sont encore citées, dont les plus prosaïques : « je donne du sang car je pourrais en avoir besoin un jour » (49 %) et « c’était une bonne opportunité de faire des tests sanguins » (20 %) ou plus surprenantes comme « donner son sang est bon pour la santé » (13 %).

Rassurer pour motiver

Nous avons également demandé aux non donneurs de lister les éléments qui pourraient les inciter à donner leur sang pour la première fois. Nous avons constaté avec surprise que 26 % des francophones souhaitaient être sûrs à 100 % qu’il n’y avait aucun risque pour leur propre santé ; que 34 % le faisaient pour être prioritaires en cas de nécessité de transfusion pour eux-mêmes ou l’un de leurs proches et, enfin, que 18 % voulaient absolument être sûrs à 100 % que ce n’était pas douloureux.
D'autre part 96% des répondants sont convaincus que le sang donné en Belgique est très bien testé (pour éviter la transmission de maladies). 98% sont aussi convaincus qu'une transfusion sanguine est aussi sûre ou plus sûre aujourd’hui qu’il y a 10 ans.

 
 

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