Crise financière et Fortis : les questions affluent chez Test Achats
29/9/2008
Peut on encore faire confiance à Fortis, à Dexia, et au monde bancaire dans son ensemble ? Voilà la question de base que se posent pour l’instant tous les épargnants belges. La question de la confiance dans le système bancaire est essentielle, il faut tenter de la restaurer.
Pour répondre, les spécialistes de Budget Hebdo doivent se baser sur les éléments et informations accessibles pour donner des conseils pratiques et objectifs.
Tout d’abord, faut-il fuir Fortis ou même Dexia, qui subit le retour de flammes du plan de sauvetage de Fortis ? Notre réponse est NON. L’Etat a clairement montré sa volonté de soutenir l’épargne belge. Même si ce soutien aura un coût pour l’Etat comme pour l’économie en général et le contribuable en particulier, l’injection de capitaux dans la branche bancaire de Fortis est un signe fort envers l’épargnant. Quitter les grandes banques pour rallier de plus petites institutions purement pour des raisons de sécurité ne solutionnera ni les problèmes de Fortis, ni ceux de l’épargnant.
D'autres questions se posent : les détenteurs de sicav Fortis ne sont pas directement touchés par les dernières évolutions. Les sicav étant des sociétés à part entière et leur valeur dépendante des placements en portefeuille, on peut toujours acheter ou vendre les sicav Fortis à leur valeur du moment. Les obligations émises par Fortis sont elles par contre sensibles à la solvabilité et au risque de l’émetteur. Les transactions sont donc ici plus difficiles : peu d’acheteurs et beaucoup d’incertitude autour de la valeur réelle.
Si vous détenez des actions Fortis, l’évolution de celle-ci est désormais presque totalement dépendante du produit de la vente des actifs d’ABN-Amro. L’action reste donc particulièrement risquée. A conserver pour ceux qui ont les nerfs bien accrochés. Une conclusion qui nous reste, ainsi que certainement à tous les actionnaires de Fortis, en travers de la gorge. Nous sommes convaincus qu’une plus grande transparence vis-à-vis de ses actionnaires et des épargnants, une plus grande pro-activité dans la gestion du risque et de la crise de confiance aurait évité les réactions en chaîne avec le résultat que nous constatons aujourd’hui.
Pour le reste, la situation évoluant de jour en jour, voire d'heure en heure, Test Achats continuera de suivre l'évolution du dossier et adaptera ses conseils et constats.
De nombreuses informations se trouvent par ailleurs en accès libre sur notre site financier www.budget-net.com.

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