Test-Achats

Crèches et cie : pas à la portée de tous en raison du coût élevé ou du manque de places


Plus de 9 parents sur 10 qui confient leurs petits bouts à une crèche ou à une gardienne en sont globalement très contents. Les milieux d’accueil sont toutefois loin d’être accessibles à tous, en raison du prix élevé et du manque de places. Telles sont quelques conclusions de l’enquête que Test-Achats a menée auprès de 3 000 parents d’enfants de 1 à 3 ans.
Bon nombre de régions du pays présentent un déficit en places d’accueil. Certes, des propositions existent en vue d’augmenter l’offre. Mais comment se débrouillent entre-temps les jeunes parents ? Quels sont leurs options, leurs expériences et leurs besoins ? Test-Achats a mené l’enquête, en envoyant un questionnaire à des parents d’enfants âgés de 1 à 3 ans. Les résultats sont publiés dans le numéro de mars 2010 de Test-Achats.


La moitié des parents ont réservé une place 10 mois ou plus à l’avance !

Parmi les parents interrogés, trois francophones sur quatre et quatre néerlandophones sur cinq confient leurs enfants à un milieu d’accueil professionnel. La moitié d’entre eux, environ, s’étaient déjà inscrits 10 mois ou plus à l’avance, et un bon 10 % (11 % des francophones et 15 % des néerlandophones) s’y sont même pris plus d’un an à l’avance !
L’enquête de Test-Achats confirme qu’il est souvent difficile de trouver une place en milieu d’accueil. Ainsi, 5 parents francophones (et 4 néerlandophones) sur 10 estiment que l’offre à proximité de chez eux est insuffisante. Plus de 1 parent sur 10 qui ne font pas appel à un milieu d’accueil disent d’ailleurs ne pas avoir trouvé de place. Il faut donc s’y prendre bien à l’avance, conseille Test-Achats.


Pour 1 parent sur 10 qui ne font pas appel à un milieu d’accueil, le coût est trop élevé

L’organisation des consommateurs constate aussi que confier ses enfants à un milieu d’accueil professionnel est loin d’être accessible à toutes les bourses. Quelque 10 % (12 % des francophones et 8 % des néerlandophones) qui se passent de milieu d’accueil ont fait ce choix en raison du coût trop élevé.
Quant aux parents qui paient bel et bien une crèche ou une accueillante, la majorité estime que ce coût a un impact limité à important sur le budget du ménage, surtout du côté francophone. Le coût s’élève en moyenne à 286 € du côté francophone et à 251 € du côté néerlandophone (sans tenir compte de la déduction fiscale).
En plus du coût mensuel, 85 % des parents doivent apporter des fournitures, en particulier des langes et, souvent, le lait pour les biberons. L’avantage est qu’ils ont le choix de la marque... En revanche, la moitié des parents bénéficient d’une réduction de prix si l’enfant est absent au moins 1 semaine pour cause de maladie.


Accueillantes plus populaires en Flandre qu’en Wallonie

L’enquête fait apparaître de nettes différences entre la Flandre et la Wallonie au niveau du type de milieu d’accueil. Parmi les petits francophones qui fréquentent un milieu d’accueil, un sur trois va chez une accueillante, et deux sur trois sont en collectivité. En Flandre, la répartition est de moitié-moitié. Cela dit, la situation varie d’une province à l’autre : la proportion de petits francophones allant chez une gardienne est plus faible dans le Brabant-Wallon (27 %) et, surtout, à Bruxelles (9 %). Du côté flamand, les différences entre régions sont également importantes : les gardiennes sont très populaires au Limbourg (62 %), nettement moins à Bruxelles (6 %).


Les parents privilégient la proximité

Lorsque les parents ont le choix entre plusieurs milieux d’accueil, c’est surtout la proximité par rapport au domicile qui est déterminante (pour 65 % des francophones et 77 % des néerlandophones). Les Flamands accordent aussi beaucoup d’importance aux équipements et infrastructures (58 %) et aux espaces extérieurs du milieu d’accueil (55 %). Les équipements et infrastructures constituent également un critère important pour les francophones (47 %), mais moins que les heures d’ouverture et le régime de vacances (53 %). Et la qualité des espaces extérieures est moins souvent déterminante (37 %). Curieusement, le prix pèse moins lourdement dans le choix que d’autres critères, tant du côté francophone (34 %) que du côté néerlandophone (31 %).


La grande majorité des parents sont très satisfaits de l’accueil

Selon l’enquête de Test-Achats, trois quarts environ des enfants passent plus de 8 h par jour à la crèche ou chez la gardienne. Cela n’empêche, 19 % des parents francophones et 16 % des néerlandophones aimeraient que les heures d’ouverture soient élargies. Parmi eux, huit sur dix souhaitent que le milieu d’accueil ferme plus tard le soir et trois sur dix, qu’il ouvre plus tôt le matin. Et deux sur dix sont demandeurs d’une ouverture le samedi.
Les crèches et accueillantes effectuent du bon travail, c’est indéniable ! Pas moins de 91 % des parents francophones et 94 % des néerlandophones se disent en effet très satisfaits de l’accueil en général. La satisfaction est due surtout, du côté francophone, à la quantité et à la qualité des jeux présents, à la procédure d’inscription (formalités administratives) et à l’hygiène des locaux. Et, du côté néerlandophone, aux bonnes relations entre les parents et les puéricultrices ou la gardienne, et aux locaux (suffisamment spacieux, lumineux, agréables…). La plupart des parents trouvent aussi qu’ils sont bien informés du déroulement de la journée à la crèche et chez la gardienne. Certains estiment néanmoins qu’ils ne reçoivent pas ou peu d’informations sur les activités de la journée ou sur le processus d’apprentissage de leur enfant en particulier. La satisfaction des parents varie généralement peu selon le type de milieu d’accueil.


Les mamans parfois sous pression au travail

Malgré la bonne qualité de l’accueil, il n’est pas toujours facile de combiner travail et vie de famille. Selon l’enquête, quelque 18 % des mamans francophones et 15 % des néerlandophones ont déjà éprouvé des difficultés à cet égard. Les problèmes les plus souvent cités sont une pression de la part de leur chef ou l’impossibilité de rester à la maison lorsque leur enfant est malade. Et, souvent, elles doivent aussi beaucoup se battre pour obtenir ce à quoi elles ont droit. Par ailleurs, il arrive régulièrement qu’elles ressentent des pressions de la part de collègues ou qu’elles ne puissent pas bénéficier de pauses allaitement. Notons que les jeunes mamans francophones sont près de deux fois plus nombreuses que les néerlandophones à prendre de telles pauses allaitement (21 % contre 12 %).

 
 

Affiliez-vous

> Plus d'infos


Archives des magazines
Test-Achats
Budget & Droits
Test Santé
Commander
Abonnements
Livres et cd-rom
Newsletter
Contrats types
Général
Responsabilité
Contact
Site néerlandophone
Vie privée
Editeur responsable
Travailler chez Test-Achats
Test-Achats invest
Protection du consommateur
Mission
Historique
Principes
Actions
Structures
Collaborations internationales
Avantages
Citer TA
Positions
Contenu par type
Alarmes
Calculateurs
Dossiers
Forum
Prix
Focus
Tableaux
Publications
Thèmes
Alimentation
Argent & assurances
Auto & transport
Communication & multimédia
Energie & consommation durable
Droits & fiscalité
Maison & jardin
Mode de vie & bien être
Soins de santé