Enfants de mieux en mieux choyés dans les hôpitaux belges
Les hôpitaux belges disposant d’un service de pédiatrie accueillent de mieux en mieux les enfants, et les parents qui le souhaitent peuvent jouer un rôle accru auprès de leur enfant hospitalisé. C’est ce dont témoigne une enquête de Test Santé. Par rapport aux enquêtes précédentes (1996 et 2005), le nombre d’équipements spécifiquement destinés aux enfants a augmenté. Ainsi, dans 97 % des hôpitaux, les services d’urgence disposent désormais de box ou de locaux aménagés spécialement à leur intention. 77 % des hôpitaux offrent spontanément aux parents la possibilité de passer la nuit sur place, alors qu’ils n’étaient encore que 70 % en 2005. Dans sept établissements sur dix, les parents peuvent être présents lors de l’administration de l’anesthésique à leur enfant. En 2005, ils n’étaient que trois sur dix à proposer cette possibilité. Pour autant, trop peu de parents font usage de ces possibilités ou sont mal informés. 70 % des parents interrogés a posteriori auraient apprécié pouvoir exploiter ces possibilités. Par ailleurs, au service des urgences, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le degré de satisfaction à l’égard des médecins et du personnel infirmier y est sensiblement plus faible que dans les autres unités et un parent sur cinq se déclare mécontent de l’accueil du personnel et des informations reçues.
Double enquête : les parents et les hôpitaux
Les directions de tous les hôpitaux belges disposant d’un service pédiatrique ont reçu un questionnaire portant sur des facteurs jugés essentiels en matière d’accueil des enfants et de participation des parents. Quatre-vingt-sept sites hospitaliers sur 110 (soit 79 %) possédant une unité pédiatrique nous ont renvoyé le questionnaire dûment complété. En collaboration avec l’Alliance nationale des Mutualités chrétiennes et l’Union nationale des Mutualités socialistes, nous avons, en même temps, mené une enquête auprès de parents dont un enfant (0-15 ans) a été soigné à l’hôpital en 2007. Plus de 4 200 parents ont utilisé le questionnaire pour rendre compte de leur expérience.
L’accueil et l’approche « orientés enfant » gagnent du terrain
De plus en plus d’hôpitaux considèrent qu’un enfant présente des besoins propres et qu’il convient, à ce titre, de lui offrir un accueil et une approche spécifiques. Ainsi, le pourcentage d’enfants soignés en hôpital de jour avec des adultes est passé de 23 % à 9 % (2005). Presque tous les hôpitaux, soit 97 %, ont doté leur service d’urgence d’équipements spécialement destinés aux enfants, notamment des locaux et des box aménagés spécialement à leur intention – en 2005, ils n’étaient que 75 %.
Le rooming-in de plus en plus familier
Outre le règlement concernant les heures de visite des parents, pour lequel le degré de satisfaction est élevé, le rooming-in – à savoir, la possibilité pour les parents de loger sur place, auprès de leur enfant – se généralise. 77 % des hôpitaux proposent spontanément aux parents cette facilité. En 2005, ils n’étaient que 70 % à faire la démarche. Au final, 82 % des parents passent au moins une nuit à l’hôpital. Il est cependant frappant que les parents faiblement scolarisés soient moins nombreux à passer une nuitée auprès de leur enfant. Pour des motifs éventuellement financiers ou en raison d’un manque de sensibilisation ?
Les parents n’utilisent pas toutes les possibilités qui leur sont offertes par manque d’information
Les hôpitaux proposent de plus en plus souvent aux parents d’être présents auprès de leur progéniture juste avant ou juste après l’opération. Ainsi, sept établissements sur dix leur permettent d’être présents lors de l’administration de l’anesthésique, une révolution par rapport à 2005 où à peine trois hôpitaux sur dix l’autorisaient. Et la présence lors du réveil, en salle de réveil, n’est plus interdite que dans 16 % des cas, une belle amélioration également par rapport aux 45 % enregistrés en 2005. Cela étant, trop peu de parents font pleinement usage de toutes les possibilités qui leur sont offertes, ou ne sont pas suffisamment au courant que ces possibilités existent. Trente-sept pour cent des parents interrogés étaient présents lors de l’administration de l’anesthésique et 45 % au réveil en salle de réveil. Septante pour cent des répondants qui n’étaient présents à aucun des deux moments ont jugé que leur présence aurait été utile.
La consultation préopératoire de l’anesthésiste pas encore généralisée
Lors d’une intervention sous anesthésie générale, l’anesthésiste examine d’abord l’enfant, fournit les informations nécessaires et donne à chacun la possibilité de poser des questions en lien avec l’anesthésie. Dans de nombreux hôpitaux, ce genre de consultation préalable serait cependant loin d’être la règle. C’est surtout le cas en Flandre, où seul un hôpital sur quatre la prévoit. Cette lacune est cependant en grande partie comblée par le chirurgien traitant et le personnel infirmier qui fournissent aux parents les informations souhaitées. Dix-huit pour cent des parents affirment néanmoins n’avoir pu bénéficier d’aucun entretien ou d’informations de ce type avant l’intervention.
Mauvais points pour le psychologue et le service des urgences
D’une manière générale, le degré de satisfaction des parents en ce qui concerne les médecins et infirmiers est élevé, sauf dans le service des urgences qui constitue pourtant la porte d’entrée de la moitié des enfants qui doivent être hospitalisés. L’insatisfaction vis-à-vis des médecins et du personnel infirmier y est particulièrement marquée, en comparaison avec les autres unités. En outre, un quart des parents se plaignent de l’accueil et des temps d’attente, et un cinquième des informations reçues. Les animateurs de jeu qui, lors de la précédente enquête enregistraient un score relativement faible, sont désormais bien notés. À l’inverse, les parents sont nettement plus critiques à l’égard du professeur et du psychologue, deux fonctions qui obtenaient déjà une note insuffisante en 2005. Il est possible que le rôle du psychologue en milieu hospitalier, en particulier, soit mal connu des parents.
La consultation du site permet aux parents de vérifier, par hôpital, quels sont les équipements spécialement destinés aux enfants dans les services pédiatriques, les hôpitaux de jour et le service des urgences. Il est également possible de comparer les hôpitaux dans un rayon déterminé à partir du domicile. En outre, vous y trouverez quantité de conseils concrets pour les parents.

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