Internet mobile: pratique mais cher
Les réseaux GSM, de plus en plus évolués, permettent aujourd’hui de naviguer sur le web. Pour surfer mobile, deux solutions s’offrent à vous : via votre GSM ou via votre ordinateur. Un système qui devient une alternative sérieuse aux connexions fixes, mais dont le prix et parfois la rapidité constituent encore les points faibles.
La carte SIM devient l’accès au net
Avec l’internet mobile, la connexion n’est plus liée à un point fixe comme pour l’ADSL et le câble mais passe par les réseaux des opérateurs GSM. Il y a quelques années encore, le transfert via GSM se limitait à celui de la voix et des courts messages écrits. Aujourd’hui, les réseaux évolués (3G et plus) comme on les appelle, sont devenus assez puissants pour transporter des données telles que MMS, jeux, internet, vidéos... Cette évolution est celle de la vitesse de transfert, maintenant comparable à celle d'une connexion internet fixe.La carte SIM devient donc l’accès au net. Elle est nécessaire pour se connecter au réseau du fournisseur : une carte SIM classique pour l’utilisation par GSM et une spécifique pour l’utilisation sur ordinateur. L’une et l’autre ne sont donc pas interchangeables.
Encore trop cher
Les prix pratiqués par les opérateurs sont encore très chers en Belgique comme à l’étranger. Il faut éplucher le peu d’offres qui existe sur le marché pour le moment et faire les bons calculs avant de se lancer. Le consommateur devra aussi payer le prix fort pour tous dépassements de quota et autres paiements à la minute ou au MB. Il faudra surveiller la consommation pour éviter les mauvaises surprises. Cette remarque s’applique également pour l’utilisation de ces services à l’étranger. Il est en effet facile et rapide de se connecter en vacances via l’internet mobile, mais les prix de la formule souscrite ne sont valables qu’en Belgique. Dès la frontière franchie, une tarification particulière est appliquée… Et quelle tarification ! Les opérateurs pratiquent des prix prohibitifs qui varient entre environ 3 €/MB et plus de 16 €/MB. En outre, la consommation à l’étranger n’est pas comprise dans l’abonnement de base et doit donc toujours être rajoutée. L’imposition d’un plafond de facture par l’Europe (50 € HTVA) à partir du 1er juillet pour les factures de téléphonie mobile à l’étranger ne solutionne qu’une partie du problème. Les tarifs facturés par les opérateurs pour surfer à l’étranger restent prohibitifs et sans lien avec les coûts supportés par ces derniers. L’utilisation de ces connexions à l’étranger est donc à proscrire.GSM ou ordinateur ?
La navigation par téléphone étant moins confortable, celle-ci se prête davantage à une utilisation plus limitée comme vérifier les mails et lire l’actualité, par exemple. Si le consommateur téléphone relativement peu et qu’il a une consommation moyenne d’internet, les formules prépayées des opérateurs virtuels sont les plus intéressantes : il en existe déjà à partir de 15 €/mois. Ce qui n’est pas le cas si le client téléphone plus régulièrement. Il faudra alors débourser entre 30 et 60 €/mois pour concilier téléphone et web.
Pour surfer longuement ou travailler sur le web, une connexion via un portable est plus appropriée : la navigation est plus confortable et les abonnements permettent une plus grande quantité de téléchargements. Niveau coût, un utilisateur journalier modéré devra débourser au moins 30 €/mois. Tandis que pour une consommation plus légère, il pourra s’en sortir pour 15 €/mois.

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