Test-Achats

L'internet banking une avancée bien pratique s'il en est... mais est-ce suffisamment sécurisé ?


Fini les files d'attente aux guichets et les heures d'ouvertures limitées. Aujourd'hui, la banque est accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Ces dernières années, le recours à la banque par internet a explosé; plus de 4 millions de Belges sont en effet connectés à la banque en ligne.


Quelles opérations peut-on effectuer ?

Les opérations classiques suivantes sont possibles à partir de tous les systèmes: consultation du solde et de l'historique (avec possibilité de rechercher des opérations); établissement et gestion des virements, établissement et gestion des ordres permanents; gestion des extraits de compte; gestion des domiciliations; suivi des dépenses effectuées avec la carte de crédit; établissement d'un fichier de bénéficiaires.


Combien ça coûte ?

Il existe certains frais indirects qui ne sont jamais pris en charge par la banque, les frais de connexion à internet en sont le meilleur exemple.
Concernant les frais comptabilisés par la banque pour l'internet banking lui-même, la situation est différente de banque à banque. On constate que des frais d'utilisation sont rarement comptabilisés; par contre, des frais relatifs au lecteur de carte (digipass) sont plus courants, surtout s'il ne s'agit pas du premier lecteur.


Est-t-on aidé en cas de couac informatique ?

Les banques mettent un helpdesk spécialisé à disposition des consommateurs en difficulté avec leur e-banking. Généralement, ces helpdesks sont accessibles durant la semaine et parfois même plus ...


Ces systèmes sont-ils sécurisés ? Oui mais...

Le cadre général relatif aux exigences de sécurité a été établi par la CBFA (Commission bancaire, financière et des assurances) au début des années 2000, soit il y a près de 10 ans.
Depuis cette époque, les banques ont procédé de diverses manières pour garantir la sécurité de leurs systèmes de banque par ordinateur.

Mais début avril 2009, la CBFA a renforcé ses exigences et considère qu’il n'est plus acceptable qu'une banque qui propose ses services via internet se contente d'exiger de ses clients un simple nom d'utilisateur et un mot de passe réutilisables.
Dorénavant, toutes les banques doivent proposer un système selon lequel la période de validité d'un mot de passe est limitée au "minimum nécessaire", c'est-à-dire à quelques minutes.
En pratique, cela signifie que les toutes les banques doivent mettre à disposition de leur clientèle un digipass (combiné ou non avec l’utilisation de la carte bancaire), sorte d'appareil ressemblant à une petite calculette et qui génère une nouvelle série de codes à chaque utilisation. Ce n'est actuellement pas le cas pour toutes et cela peut faire des dégâts non négligeables.

La preuve en est cette information relayée par la presse le 11 septembre dernier et selon laquelle un "hacker" se serait immiscé dans les sites web de ING et de Dexia. Cela n’a pas surpris Test-Achats, puisque dans le Budget&Droits de ce mois, l'organisation de consommateurs a publié une enquête comparative des websites de 10 banques et signalait à cette occasion que le système d'ING n'est pas conforme aux exigences de sécurité imposées et renforcées en avril dernier par la CBFA. Heureusement, la loi prévoit que la banque est toujours responsable en cas de non exécution ou d'exécution défaillante des transactions, ainsi que pour les transactions effectuées sans l'autorisation du titulaire du compte. Dès lors, on ose espérer qu’il y eut plus de peur que de mal pour les consommateurs concernés.


Par ailleurs, les banques proposent des connexions protégées; lorsqu'un consommateur visite un site e-banking, il passe automatiquement par une telle connexion. Son ordinateur utilise pour ce faire un certificat de protection numérique qu'on peut reconnaître grâce à :
- une icône ‘cadenas’, sous ou en haut à droite de l’écran du navigateur ;
- la mention ‘https’ dans l’adresse internet du site de la banque.

Le revers de la médaille du renforcement de la sécurité est sans aucun doute une diminution sensible voire une perte de convivialité de tous ces sites.
En plus d'avoir son digipass (et dans certains cas sa carte de banque) sous la main, le consommateur devra en effet bien souvent fournir, en sus des codes générés par le digipass, un nombre impressionnant de codes et autres mots de passe avant de pouvoir accéder à son e-banking (et encore devra-t-il par la suite effectuer ses opérations, puis les signer, ce qui lui demandera à nouveau de nombreuses manipulations).


Quelques cconseils d'utilisation :

1. Vérifier que le système d’exploitation (Windows, MacOS, etc.) et le navigateur internet (Internet Explorer, Firefox, etc.) soient mis à jour avec la dernière version disponible.
2. Effectuer régulièrement un scan complet de l’ordinateur à l'aide d'un anti-virus;
3. Installer un pare-feu (firewall).
4. Installer un anti-spyware.
5. Sécuriser par un code d’accès toute connexion sans fil (Wi-fi).
6. Etre attentif à ce que l’adresse internet du système e-banking comporte toujours le nom de la banque correctement orthographié et soit précédé de https://, le « s » signifiant secured (sécurisé).
7. Vérifier que le cadenas fermé apparaît bien dans le coin inférieur droit du navigateur.
8. Eviter des liens partant d’autres sites ou d’un e-mail, et taper soi-même l'adresse du site d'e-banking.
9. Se méfier des courriels provenant soi-disant de la banque et demandant des renseignements sur le compte et/ou sur les codes.
10. Dans le cas où la connexion à la session e-banking se déroule de manière inhabituelle (écran habituel sensiblement modifié, messages inattendus, fenêtre « pop-up » demandant de confirmer par un code personnel.): se déconnecter immédiatement.

Enfin, veillez à ne pas laisser votre ordinateur sans surveillance, contrôlez régulièrement l'historique de vos comptes et gardez les différents codes bien secrets.

Test-Achats insiste sur le fait que le consommateur ne peut être obligé de se transformer en un spécialiste informatique capable de détecter les éventuelles tentatives de fraudes des hackers ou autres pirates informatiques. Le professionnel est et reste la banque et il incombe au consommateur de rester prudent: ni plus ni moins.

 
 

Affiliez-vous

> Plus d'infos


Archives des magazines
Test-Achats
Budget & Droits
Test Santé
Commander
Abonnements
Livres et cd-rom
Newsletter
Contrats types
Général
Responsabilité
Contact
Site néerlandophone
Vie privée
Editeur responsable
Travailler chez Test-Achats
Test-Achats invest
Protection du consommateur
Mission
Historique
Principes
Actions
Structures
Collaborations internationales
Avantages
Citer TA
Positions
Contenu par type
Alarmes
Calculateurs
Dossiers
Forum
Prix
Focus
Tableaux
Publications
Thèmes
Alimentation
Argent & assurances
Auto & transport
Communication & multimédia
Energie & consommation durable
Droits & fiscalité
Maison & jardin
Mode de vie & bien être
Soins de santé