Le Belge paie beaucoup trop pour l’internet mobile
21/11/2011
Alors que nos voisins surfent déjà allègrement de façon mobile via ordinateurs portables, smartphones ou tablettes, l’internet mobile dans notre pays n’entre qu’à grand-peine dans les mœurs. Les fournisseurs d’accès louent volontiers la liberté offerte par l’Internet mobile : vous pouvez en effet accéder "partout et toujours" au web.
Dans les faits, le tableau est un peu moins idyllique. Vous pouvez en effet surfer dans un parc ou un train, mais vous dépendez néanmoins du réseau gsm de votre fournisseur.
Les utilisateurs sont confrontés à des limites de téléchargement et à des connexions lentes et/ou de mauvaise qualité, de sorte que toutes les actions sur Internet ne se chargement pas aussi rapidement.
Certaines s’avèrent même impossibles. En dehors des grandes villes surtout, le réseau mobile n’est pas toujours un modèle de stabilité.
Deux à cinq fois plus cher
Notre étude comparative a en outre mis en lumière que nous autres Belges payons l’internet mobile nettement trop cher. Un utilisateur occasionnel qui ne se montre pas trop exigeant en matière de couverture, de vitesse et de limite de téléchargement paie bien vite deux fois plus que son homologue italien. Qui surfe de façon mobile beaucoup plus régulièrement et dispose d’un abonnement pour un usage moyen paie presque six fois plus cher que pour une formule italienne similaire ! Ces tarifs élevés sont principalement imputables au manque de concurrence sur notre marché.
Non seulement de nombreux utilisateurs potentiels sont rebutés par ces tarifs démesurés, mais ils constituent également le principal point névralgique pour ceux qui surfent déjà de façon mobile. Indépendamment du fournisseur choisi, de nombreux utilisateurs sont mécontents du rapport qualité-prix de leur paquet de données.
Besoin de concurrence
Lorsque nous nous tournons vers d’autres pays d’Europe comme l’Italie, l’Espagne et le Portugal, nous constatons que le marché est occupé par différents fournisseurs. De ce fait, l’on note des différences de prix, mais aussi de qualité.
Les fournisseurs belges évoluent tous au même niveau, tant en matière de service que de tarifs, ce qui rend pratiquement impossible tout rapport qualité-prix attractif. Au contraire, c’est le consommateur belge qui paie pour ce manque de concurrence.
Nous avons donc besoin de toute urgence d’un ou de plusieurs nouveaux acteurs sur le marché belge, pour l’instant encore très contrôlé par Mobistar et Proximus.

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