Amateur d'or cherhce bon placement (11/02/2010)
Chercheurs d'or, à vos tamis... ou plutôt à vos sicav.
Pour tirer parti de la hausse du métal jaune, les investisseurs peuvent acheter de l’or physique. Par contre, du fait de leur volatilité, les actions de mines d’or sont réservées aux amateurs de spéculation. Le mieux dans ce cas est de passer par une sicav diversifiée. Le choix ne manque pas.
Vous avez pu lire dans notre article du mois dernier 'Parachute doré pour l'or ?' que
nous continuons à croire dans le potentiel de l’or. L’écart entre une demande
élevée et une offre réduite et son rôle de valeur refuge en ces temps troublés
font que la probabilité de voir encore monter l’or est réelle.
Pour en tirer
parti, nous vous conseillons de faire simple, c’est-à-dire d’acheter de l’or
“physique”. Un vaste choix de monnaies et (fractions de) lingots s’offre à
l’investisseur. Mais les écarts de prix sont parfois surprenants d’un
intermédiaire à l’autre. Nous avons donc pris notre bâton de pèlerin et nous
avons souvent trouvé les meilleures conditions auprès de l’agent de change
bruxellois Goldforex (www.goldforex.be). Sachez que vous pouvez aussi compléter
vos achats d’or “physique” par des trackers, par exemple Gold Bullion
Securities d’ETF Securities (ticker GBS, coté sur Euronext Paris).
ÇA SECOUE !
· Il y a une troisième voie, les actions de
mines d’or dont l’achat revient à faire jouer l’effet de levier sur le prix de
l’or. Lorsque celui-ci monte, les cours des actions de mines d’or montent
davantage encore. Et inversement bien sûr. Mais l’effet n’est pas toujours aussi
mécanique. Divers facteurs peuvent interférer, qui souvent sont propres aux
mines elles-mêmes (coûts, réserves techniques, etc.).
On l’a vu en 2008 (voir
graphique), lorsque le prix de l’or a grimpé de 8,5 % et les cours des
actions de mines d’or... baissé de 17 % du fait notamment d’une vague de
ventes forcées par des “hedge funds”, c’est-à-dire des fonds de placement
recourant précisément à l’effet de levier. Heureusement, tout s’est bien terminé
puisqu’après avoir baissé de 55 % – le secteur des mines d’or n’avait
jamais connu une telle dégringolade – les cours des mines d’or ont remonté
de 84 % en fin d’année. En deux mois ! Du jamais vu non plus !
Pourquoi ? Parce que leurs résultats étaient bons alors que, rappelez-vous,
fin 2008, l’économie mondiale s’enfonçait dans une crise inédite.
· Bref, ça secoue dans le secteur. Ces trois
dernières années, les cours des actions de mines d’or ont fluctué environ deux
fois plus fort que la moyenne. De ce fait, et du fait aussi que pour le moment
elles sont correctement évaluées voire devenues chères, ces actions sont
réservées aux amateurs de spéculation qui, eux, considéreront que la baisse
enregistrée en janvier (-7 %) est une opportunité d’achat.
PRIX DE L’OR (en gras) ET INDICE DES MINES D’OR (base 100)

Malgré que 2009 ait été une bonne année, les cours des mines d’or sont en retrait par rapport au prix de l’or (en gras). En principe, l’écart devrait se résorber. En principe...
HEUREUSE SURPRISE
· Pourquoi la baisse enregistrée en janvier
est-elle une occasion à saisir ? Si par le passé les mines ont souvent
vendu leur production à un prix fixe et peu élevé, ce n’est plus le cas.
Certaines mines, Barrick Gold par exemple, ont par ailleurs trouvé des veines
qui devraient leur permettre d’augmenter leur production. Bref, le secteur
devrait profiter de la hausse du prix de l’or.
· De plus en plus de mines parviennent aussi
à réduire sensiblement leurs coûts de production, ce qui est un bienfait pour
leurs marges bénéficiaires. En fait, la fermeture de mines non rentables, la
baisse des coûts, la plus grande efficience de l’appareil de production, et
cætera, tout cela est en cours et, au bout du compte, les actionnaires
pourraient en être heureusement surpris. On l’a vu avec les mines australiennes
Lihir Gold et sud-africaine Harmony Gold récemment.
DANS LES MÊMES EAUX
Les amateurs de spéculation
peuvent tabler sur la hausse du prix de l’or via une sicav diversifiée en mines
d’or. Comme l’offre en actions de mines d’or est assez réduite, ces sicav
pêchent forcément dans les mêmes eaux. Pourtant, il y a des
différences.
Ainsi Share Gold (Banque Degroof, LU0145217120, ****)
table sur les petites mines d’or comme les canadiennes Jaguar Mining et Osisko
Mining. Cela augmente le risque, mais le rendement potentiel aussi – on l’a
vu jusqu’ici. Chez Placeuro Gold Mines (Bourse d’Euronext, PLA) on
n’hésite pas à jeter aussi un coup d’œil sur les mines d’argent comme
l’américaine Hecla Mining (voir ci-dessous). Dans les deux cas, intéressant pour
les amateurs de spéculation.
Médaille d’or pour l’argent
Alors que l’on n’en avait l’an dernier que pour la hausse du cours de l’or (+23 %), l’argent a fait mieux encore puisque son cours a grimpé de 58 %. Une réaction à la baisse (exagérée) que cet autre métal précieux avait connue en 2008 (-17 %). Les sicav qui misent – partiellement – sur le cours de l’argent, comme Placeuro Gold Mines ont fort bien presté en 2009. Cette sicav a dégagé un rendement de... 94 %. Qui dit mieux ?







