La semaine en Bourse (06/02/2012)

 

En dépit des premiers signes de récession en Europe, les investisseurs ont profité de l’accalmie sur le front des dettes souveraines et des bons chiffres du chômage américain pour se tourner à nouveau vers les actions.

L’absence de nouvelles négatives sur le front des dettes souveraines et la baisse des taux à long terme qui s’ensuit (5,6 % en Italie contre pas loin de 7,5 % début janvier) permettent aux investisseurs de retrouver un peu de sérénité. Continuant sur leur lancée des dernières semaines, ils se sont tournés vers les placements lourdement sanctionnés en 2011. Et ce, en dépit des premiers signes (largement anticipés) de l’entrée de l’Europe en récession et des difficultés de négociations entre la Grèce et ses créanciers privés pour la restructuration de la dette.

 

La publication du prospectus de Facebook en vue de son introduction en Bourse a été bien reçue par les investisseurs. Les principales Bourses ont clôturé la semaine dans le vert, avec des gains de 2,2 % pour le S&P 500 et de 3,2 % pour le Nasdaq. L’Europe n’est pas en reste, avec un gain de 2,9 % pour le Stoxx Europe 50 malgré les résultats décevants d’entreprises comme Unilever (-0,5 %, vendez), Deutsche Bank (+1,9 %, vendez), Philips (+1,6 %, vendez) ou encore AstraZeneca (-0,9 %, conservez). Francfort et Bruxelles ont bondi de respectivement 3,9 % et 3 %.

 

Les valeurs minières ont progressé de 2,2 % grâce à la remontée des prix comme le cuivre et la possibilité d’une fusion totale entre les géants Glencore (+13,4 %) et Xstrata (+16,2 %). Nous restons à l’achat sur l’australienne Aditya Birla Minerals (+1,1 %) et la canadienne Amerigo Resources (+1,1 %). Enfin, le secteur pétrolier (+2,1 %) a enregistré un gain limité. Les résultats du quatrième trimestre et le plan à cinq ans de Royal Dutch Shell (+1,7 %, conservez) sont décevants. Mais le secteur reste attractif. Chevron (+1,5 %) est notre favorite.