A la faiblesse de l'activité en Espagne vient s'ajouter à celle d'autres marchés Brésil, Royaume-Uni).
Nous avons relevé notre indicateur de risque. L'action reste correctement évaluée.
CONSERVEZ.
La banque espagnole est dans une mauvaise passe : au premier trimestre, son bénéfice par action a chuté de ±30 % (à 0,18 EUR), à cause principalement de l'augmentation des pertes sur crédits non remboursés. Ces pertes proviennent surtout de l'Espagne ; et, selon les estimations du gouvernement local, il y accusera ces prochains trimestres encore des pertes additionnelles sur les crédits immobiliers pour 0,25 EUR par action. Mais elles proviennent aussi du Brésil, son principal marché (28 % des bénéfices), où les signaux de faiblesse se confirment (le bénéfice du premier trimestre a perdu 12 %). Une mauvaise nouvelle, qui s'ajoute à la triste situation du Royaume-Uni, où les bénéfices du groupe ont perdu 40 %. Malgré tout, Santander reste bien armé pour affronter ces temps difficiles. Sa bonne diversification joue en sa faveur : d'autres marchés, comme le Mexique ou la Pologne, ont un bon rythme de croissance. Il conserve aussi des possibilités de dégager des fonds (vente de la filiale colombienne, éventuelle entrée en Bourse de la filiale mexicaine en 2012…). Nous maintenons nos prévisions de bénéfice par action à 0,73 EUR pour 2012, mais réaffirmons le niveau de risque élevé du titre.
Cours au moment de l'analyse : 4,61 EUR
La banque espagnole Santander est la première européenne de son secteur en termes de capitalisation boursière depuis l'acquisition d'Abbey, et la dixième au niveau mondial. Présente en Europe et aux USA, elle occupe une forte position en Amérique latine. Sa principale activité est la banque de détail.