Tableau de bord (06/02/2012)

 

La BCE offre un ballon d’oxygène.

Comme en 2011, c’est toujours la crise de la dette dans la zone euro qui dicte les humeurs des marchés avec, ces dernières semaines, de pénibles négociations entre le gouvernement grec et ses créanciers privés, comme baromètre de la météo financière en Europe. Et si l’euro a souffert des rumeurs alarmistes début janvier, l’éminence d’un accord l’a revigoré dans la seconde partie du mois. Au final, la monnaie unique est restée stable face à la plupart des principales devises du globe. La seule exception notable est son recul – de respectivement 3 et 5 % – face aux dollars australien et néo-zélandais. Après avoir atteint un niveau historique les 17 et 18 janvier, à seulement 1,23 AUD et 1,59 NZD pour 1 EUR, ces deux devises se sont stabilisées. Aujourd’hui surévalués de 34 % et 32 %, les dollars australien et néo-zélandais ne sauraient poursuivre de tels excès et une correction est à anticiper ces prochains mois.

 

Sur le marché obligataire, l’action de la Banque centrale européenne – qui a prêté fin décembre 489 milliards d’euros à 523 banques de la zone euro à un taux plancher de 1 % – a permis une détente des taux d’intérêt, en particulier pour les échéances les plus courtes. Si des tensions sont épisodiquement apparues, les taux italiens et espagnols de deux ans et moins se sont inscrits en baisse. Et, malgré la dégradation de leur note, ces deux pays se sont aisément financés en ce début d’année. Même s’il ne fait aucun doute qu’une partie des milliards empruntés à la BCE a été utilisée pour acheter de la dette étatique, l’impact sur les taux à dix ans a toutefois été limité, le taux espagnol restant autour de 5 % et le taux italien continuant de flirter avec les 6 %. Prêtes à revenir sur le marché de la dette étatique grâce à l’argent de la BCE, les banques restent méfiantes et ne s’engagent pas au-delà du terme de l’opération de refinancement (trois ans). L’action de la BCE assure la liquidité des prochaines années, mais ne fait que gagner du temps. Fondamentalement, elle ne résout en effet en rien l’endettement excessif de certains Etats européens.

 

Le Portugal n’a nullement profité de la distribution massive d’argent et a vu ses taux d’intérêt s’envoler. Avec des taux d’intérêt à deux ans à 20 %, Lisbonne suit dangereusement le chemin pris par Athènes il y a deux ans.

 

Tableau des devises


Code
ISO

Cours en euro
31/01/12
Evolution en % sur

Fluctuations
Perspectives
1 mois
1 an
5 ans
1 an
Long
terme
DKK
0.1345
-0.03
0.28
0.29
faibles
=
=
GBP
1.2055
0.69
3.18
-19.97
fortes
=
-
SEK
0.1122
-0.17
-1.10
1.57
modérées
+
++
CHF
0.8307
0.83
7.01
34.68
fortes
=
+
NOK
0.1304
1.02
3.26
6.13
fortes
=
-
USD
0.7639
-0.84
1.73
-0.74
fortes
=
=
CAD
0.7617
0.69
4.46
16.84
fortes
=
=
AUD
0.8118
2.80
11.64
36.19
fortes
-
--
NZD
0.6313
5.05
11.97
19.35
fortes
=
--
JPY
1.0018
0.06
12.53
57.47
fortes
-
=

 

Inflation et taux d'intérêt en % (31/01/12)

Devise
Inflation
mois
Taux
3 mois
Trend
Taux
5 ans
Trend
Taux
10 ans
Trend
EUR
2.8
Dec
1.12
-
1.78
+
3.26
+
DKK
2.5
Dec
0.80
-
0.58
+
1.56
+
GBP
4.2
Dec
1.08
=
0.65
+
1.71
+
SEK
2.3
Dec
1.56
=
1.06
+
1.56
+
CHF
-0.7
Dec
0.07
=
0.19
+
0.53
+
NOK
1.0
Dec
2.54
=
1.56
+
2.31
+
USD
3.0
Dec
0.50
=
0.45
+
1.49
+
CAD
2.1
Nov
1.31
=
1.21
+
1.78
+
AUD
3.1
Dec
4.65
-
3.22
+
3.65
+
NZD
4.6
Sep
2.77
=
2.78
+
3.80
+
JPY
-0.1
Dec
0.18
=
0.28
+
0.79
+

Nos prévisions portent sur un horizon d’environ 6 mois.