Vos questions
Une question à propos de...
J’ai donné à 17h36 un ordre de vente valable le jour même sur 200 titres AB InBev, au cours de clôture. Il n’a pas été exécuté au cours les 4 minutes restantes. Pourquoi ?
Avant de vous répondre précisément, il n’est pas inutile de rappeler comment se déroule la procédure de clôture du marché continu de la Bourse de Bruxelles (et d’ailleurs des autres Bourses d’Euronext).
A 17h30, les transactions cessent. Pendant les cinq minutes qui suivent, donc jusqu’à 17h35, le marché est en pré-ouverture. Tous les ordres d’achat et de vente sont rassemblés pendant cette courte période, au cours de laquelle aucune transaction n’est possible. A 17h35, l’ordinateur calcule le prix d’équilibre auquel le plus grand nombre d’actions peuvent être négociées. Entre 17h35 et 17h40, on ne peut réaliser des transactions qu’à ce cours de clôture.
Il est exact qu’après la fermeture du fixing, entre 17h30 et 17h35, un cours de clôture de 38,65 EUR a été atteint par AB InBev. Par la suite, on peut en principe encore réaliser des transactions à ce cours pendant cinq minutes. Si néanmoins votre ordre n’a pas été exécuté, plusieurs explications sont possibles.
Par exemple, il se peut que, après la procédure de clôture, beaucoup de titres fussent encore proposés à la vente au prix de 38,65 EUR et que, votre ordre n’étant arrivé qu’à 17h36, il soit passé derrière cette série. Si par exemple, pendant la clôture, un ordre de vente a été passé pour 10 000 titres à 38,65 EUR, et que seulement 3 500 titres ont été achetés, il restait 6 500 titres non achetés pendant les cinq dernières minutes. Votre ordre ne pouvait alors être exécuté qu’après que ce paquet de 6 500 actions ait été éliminé. Quatre minutes peuvent alors ne pas voir suffi.
Quoi qu’il en soit, vous aurez eu suffisamment de temps le lendemain pour vendre finalement vos actions au prix souhaité. Sur le marché continu de la Bourse de Bruxelles, les transactions sont possibles à tout moment, entre 9h et 17h30.
Vous avez alors eu l’occasion de passer le même ordre pour une durée indéterminée (lequel est alors annulé en fin d’année s’il n’a pu être exécuté et que vous n’avez fixé aucune échéance précise).
Toutefois, en cas de volatilité des marchés, nous vous conseillons de surveiller tout ordre, pour en modifier éventuellement la limite.
Je m’étonne que la plupart des sicav de la banque Degroof soient reprises sous l’étiquette du distributeur ‘Rabobank.be’. Comment est-ce possible ?
Ce n’est pas une erreur. Habituellement, nous reprenons bien les sicav dans nos tableaux sous l’étiquette de leur principal distributeur. Pour les sicav de Degroof Fund Management c’est donc Banque Degroof. Mais toute règle connaît des exceptions. Lorsqu’une sicav peut être achetée à moindres frais chez un autre distributeur – tout aussi valable évidemment –, nous publions le nom de ce distributeur-là.
Ainsi la sicav de mines d’or Share Gold EUR peut être achetée à la Banque Degroof moyennant 2,5 % de frais maximum. Mais Rabobank.be vient de reprendre cette sicav dans sa sélection pour laquelle les frais sont de 1 % maximum. Comme cette institution ne compte pas de frais de garde annuels (ni d’autres frais d’ailleurs), la plupart de nos lecteurs ont intérêt à opter pour elle. Pour ce qui concerne les frais du moins.
Si vous voulez minimiser vos frais, un banquier en ligne est ce qu’il y a de mieux. Si vous voulez des services en plus, par exemple des conseils pour vous guider dans vos choix, ce n’est sans doute pas la meilleure solution.
J’ai en portefeuille une série de Bons d’Etat belges. Comment savoir à combien ils cotent ?
Surfez
Pour trouver les cours des Bons d’Etat, surfez sur www.debtagency.fgov.be. Après avoir choisi la langue, cliquez sur ‘Produits’, puis sur ‘Bons d’Etat’ et ‘Marché secondaire’, et enfin sur ‘Liste des titres cotés’. Vous serez alors redirigé vers le site d’Euronext, à l’endroit où sont présentés les Bons d’Etat cotés. Vous pouvez y parvenir aussi par le site www.euronext.com, mais le chemin est beaucoup plus compliqué.
Beaucoup d’infos
Dans la liste des Bons d’Etat, vous trouverez :
- dans la première colonne, le nom du titre, composé de l’abréviation BELG, du taux du coupon et de la date d’échéance (la dénomination “BELG3,10%4MAR14” désigne un Bon d’Etat belge offrant un coupon de 3,10 %, avec l’échéance le 4 mars 2014);
- dans la deuxième colonne : le code ISIN (en haut de la page, il y a aussi un moteur de recherche pour accéder directement à un Bon au moyen du code ISIN);
- la quatrième colonne renseigne le dernier cours auquel le titre a été négocié; bon nombre de Bons d’Etat ont un cours inférieur à leur prix d’émission parce que les taux belges (référence en la matière) ont récemment bien grimpé (et lorsque les taux montent, le cours des obligations existantes baisse); si vous vendez maintenant un Bon d’Etat coté sous son prix d’émission, vous accuserez une perte, mais si vous le gardez jusqu’à l’échéance, vous récupérerez la totalité de votre mise.
- dans les deux avant-dernières colonnes : nombre de titres manipulés et date à laquelle le Bon a été négocié pour la dernière fois.
- dans la dernière colonne : la date d’échéance.
Nous avons placé dans des bons de caisse à 5 ans d’Argenta mais voudrions reprendre l'argent avant l’échéance prévue. Est-ce possible ?
Sachez d’abord que, lorsque vous avez souscrit à un bon de caisse, la banque a toujours le droit de refuser de rembourser le capital avant l’échéance prévue. En pratique néanmoins, dans la plupart des cas, une alternative est prévue.
Argenta applique les conditions suivantes :
– tous les coupons échus (dans votre cas, ceux de mars 2007, mars 2008 et mars 2009) sont définitivement acquis.
– l’intérêt pour la période de mars 2009 jusqu’au jour du remboursement vous sera payé «prorata temporis» (grevé du précompte).
– le montant du capital remboursé sera calculé sur base de l’évolution des taux. Concrètement, si le taux appliqué sur un bon de caisse similaire, au moment du remboursement, est supérieur au taux dont vous bénéficiez, vous recevrez un peu moins de 100 % de votre capital. Si ce taux est inférieur ou égal au vôtre, vous recevrez 100 %.
– ce montant remboursé sera grevé de frais de dossier de 0,50 % (calculés sur le capital initial) et d’une indemnité de remploi de 0,40 % (dont le calcul, assez complexe, est distillé dans le règlement général de la banque).
Ces conditions sont spécifiques à Argenta. Mais la possibilité existe dans bien d’autres banques, avec un principe similaire et des conditions diverses. Celles-ci peuvent aussi dépendre de la raison pour laquelle le remboursement du bon de caisse est demandé (perte d’emploi, maladie, achat d’une maison…).
Enfin, pour l’argent placé dans des comptes à terme, qui est aussi bloqué pour une période définie, des conditions similaires peuvent être appliquées.
Diverses institutions offrent des conditions meilleures que ma banque. Dois-je payer pour clôturer mon compte d’épargne actuel ?
Non, depuis le 1er novembre 2007, les institutions financières n’ont plus le droit de porter des frais en compte pour la clôture d’un compte à vue ou d’un compte d’épargne. Mieux que cela : votre banque actuelle sera tenue de vous rembourser, prorata temporis, les frais de gestion éventuellement déjà encaissés préalablement pour l’ensemble de l’année.
Vous avez publié un article sur les frais réclamés pour les ordres par internet. Est-il aussi possible de passer de tels ordres pour la Bourse Alternext ?
Alternext est un récent marché de la Bourse de Bruxelles, lancé en juin 2006, et qui mise sur la cotation de petites et moyennes entreprises. Alternext est un marché alternatif, entre Eurolist (le marché réglementé classique d’Euronext) et le marché libre, destiné à de petites entreprises et n’imposant que peu ou pas d’obligations en matière de taille, de comptabilité, de situation de trésorerie et de diffusion de l’information. Alternext Bruxelles abrite jusqu’ici quatre titres : De Rouck Geomatics, Emakina Group, Porthus et Evadix.
Concernant votre question, nous avons pris contact avec les quatre grandes institutions bancaires du pays (Dexia, ING, Fortis et KBC-CBC) ainsi qu’avec la Deutsche Bank, BinckBank, Fortuneo, Cortal Consors, Keytrade Bank et Bolero (KBC Securities). Toutes ces institutions nous ont confirmé que vous pouvez effectivement passer vos ordres par leur système internet pour l’achat ou la vente de titres sur Alternext. Et dans toutes ces institutions également, les tarifs pratiqués pour ces opérations sont les mêmes que ceux qui sont d’application pour la Bourse classique.
L’opération «action en or » est-elle encore valable ? Le site ne semble plus mis à jour.
Le site www.actionenor.be n'a en effet plus été mis à jour depuis un certain temps, mais nous pouvons vous confirmer que l'action est toujours d'actualité. Vous pouvez donc toujours signaler à votre institution financière, pour autant qu'elle participe encore à l'opération, qu'elle peut verser vos titres matériels ou dématérialisées physiques ayant pratiquement perdu toute valeur (lisez : qui rapporteraient par exemple moins que les frais de vente) sur les comptes-titres ouverts spécialement à cet effet. Tous les partenaires financiers du projet rassembleront alors les titres récoltés pour ensuite les vendre ensemble.
Le produit de la vente n'ira toutefois plus à un ensemble d'institutions de bienfaisance comme il y a deux ans, mais à la Fondation pour les Générations Futures (www.fgf.be), à l'origine de l'opération Une action en or. Cette fondation a vu le jour en 1998 et soutient de différentes manières des projets mettant l'accent sur la durabilité. La fondation relancera du reste l'opération et communiquera à nouveau sur son site internet dans les prochains mois à l'occasion de la communication du montant récolté en 2011.
Je tente sans succès d’acheter 100 certificats fonciers Genk Logistics au prix que vous préconisez. Comment faire pour les obtenir ?
Peu liquide
Il est vrai que réaliser des transactions sur des certificats immobiliers n’est pas toujours chose aisée. Il y a assez peu de titres en circulation et l’intérêt du public à leur égard est aussi relativement limité. Les certificats font donc l’objet de peu de transactions et, contrairement à la plupart des actions, il n’est pas toujours facile d’en vendre ou d’en acheter. Il n’est d’ailleurs par exceptionnel que, certains jours, il n’y ait absolument aucune transaction sur certains certificats. Un seul fixing
Il ne faut pas perdre de vue que pour les certificats immobiliers, il n’y a qu’un seul fixing par jour, à 15 heures. Avant 15 heures, tous les ordres sont rassemblés et l’ordinateur central définit à quel cours la plupart des titres pourront être négociés. Jusqu’à une demi-heure après le fixing, on ne peut acheter ou vendre qu’au cours du fixing (pour autant qu’il y ait un acheteur et un vendeur à ce cours). A noter aussi que la différence de cours maximale par fixing est de 10 %. Adapter votre ordre
Réaliser des transactions sur des certificats immobiliers (très peu liquides), c’est autre chose que d’agir sur des actions (liquides). Pas possible de copier/coller sur les certificats la stratégie utilisée pour les actions. Pour un lot de 100 certificats, comme vous l’évoquez, demandés à un prix inférieur au marché, vous ne pouvez attendre de voir votre ordre exécuté dans les meilleurs délais. Il n’est pas impossible qu’il ne soit toujours pas (totalement) réalisé après un délai pouvant atteindre plusieurs semaines. Cours limites
Si vous souhaitez une exécution rapide, il faut accepter de payer un peu plus. Dans le carnet central des ordres (tous les ordres de vente et d’achat), peut-être constaterez vous la présence d’ordres de vente plutôt importants à un prix plus élevé. Le contenu du carnet d’ordres peut cependant changer rapidement. Nous conseillons de le consulter régulièrement (sur les plates-formes des brokers on line et de certaines banques) et d’adapter vos cours limites aux circonstances du marché. Enfin, nous ne répéterons jamais assez que, pour des titres peu liquides, il est impératif de travailler avec des limites. C’est le seul moyen de se prémunir de mauvaises surprises !
Quels sont les nouveaux plafonds fiscaux pour 2011 ?
Les nouveaux plafonds fiscaux pour 2011 sont désormais connus. En voici un aperçu.
– Le montant maximum que vous pourrez verser cette année dans un fonds d’épargne-pension ou une assurance épargne-pension passe de 870 à 880 EUR.
– Pour les assurances-vie avec avantage fiscal, le montant maximal déductible passe de 2 080 à 2 120 EUR. Attention, il s’agit ici d’un maximum absolu. Votre maximum déductible pourra en réalité être inférieur en fonction de vos revenus et des sommes déjà déduites pour le remboursement d’un emprunt hypothécaire.
– En ce qui concerne les comptes d’épargne, les intérêts exonérés du précompte mobilier (actuellement 15 %) passeront de 1 730 (pour 2009 et 2010) à 1 770 EUR.
– Les dividendes des parts de coopérateur, enfin, seront exonérés d’impôt à concurrence d’un plafond de 180 EUR au lieu de 170 auparavant.
J'ai des actions ING. Le dividende a été amputé de l’impôt néerlandaiset du précompte belge. Je pensais pourtant que les instances européennes comptaient supprimer la double imposition.
Mon banquier me conseille de diversifier mon portefeuille en investissant dans des certificats immobiliers. De quels éléments dois-je tenir compte à l'achat ?
Pour acheter un certificat immobilier, il vous suffit de passer un
ordre auprès de votre banque ou société de Bourse. Leur cours est repris dans
les pages boursières de certains journaux sous l’intitulé “certificats
immobiliers”.
Ces titres ne sont pas très nombreux et les volumes d’échange
ne sont pas non plus à proprement parler très importants, tant et si bien que
les cours peuvent fluctuer fortement d’un jour à l’autre. Il est donc toujours
conseillé d’assortir votre ordre d’achat d’une limite. La limite d’achat sera le
prix maximal que vous serez prêt à payer pour les certificats. Tant que le cours
restera supérieur à votre prix limite, votre ordre ne sera pas exécuté. Outre le
prix des certificats, vous devrez également payer des frais d’achat et de vente
qui varient d’une banque à l’autre. Vérifiez donc auprès de votre intermédiaire
à combien ils s’élèvent. Chez ING, par exemple, vous paierez 1 % de frais
avec un minimum de 40 euros si vous passez vos ordres par Phone Bank ou en
agence, et 0,5 % avec un minimum de 20 euros si vous le faites par “Home
Bank”. Chez KBC, vous paierez 1 % pour les ordres jusqu’à concurrence de
10 000 euro, avec un minimum de 32 euro. Si vous passez vos ordres via
KBC-Online, vous bénéficiez d’une réduction de 0,25 %.
Sur les forums de discussion consacrés aux actions, a-t-on le droit de proclamer tout et n’importe quoi ?
Il est vrai que de plus en plus d’investisseurs en actions, qui souhaitent se tenir au courant de ce qui se passe dans les entreprises dans lesquelles ils investissent, n’hésitent pas à participer à des forums de discussion sur internet. Ils y échangent des avis et y publient leurs points de vue. Ont-ils le droit d’y proclamer tout et n’importe quoi ? Il semblerait que non…
Lieu de rencontre
La toile mondiale contient beaucoup de sites de discussion consacrés aux actions et aux marchés financiers. Il s’agit d’endroits où les investisseurs particuliers, qui n’appréhendent pas toujours facilement les analyses professionnelles, peuvent échanger des avis et des informations relatives à un grand nombre d’actions. Et il est exact qu’on peut trouver sur ces sites des visions intéressantes et des analyses susceptibles d’améliorer sa propre vision des choses. Mais il n’est pas exclu d’y lire des commentaires sans aucune valeur ou encore des erreurs manifestes. Il s’agit donc de séparer le bon grain de l’ivraie.
Manipulation de cours, délit d’initié
Le membre d’un forum de discussion peut-il écrire ce qu’il veut à propos de n’importe quelle action ? Prodiguer n’importe quel conseil ? Que se passe-t-il s’il écrit p. ex. « j’estime que l’action X (qui cote à 10 euros) est digne d’achat et qu’elle peut atteindre 15 euros » ou encore «il faut acheter cette action; elle n’a jamais été si bon marché ». Dans notre pays, on peut tout écrire, pour autant que cela ne soit pas en contradiction avec les règles relatives aux manipulations de cours et au délit d’initié. Par manipulation de cours, on entend : lancer dans le public des informations erronées ou trompeuses pour manipuler un cours. Il s’agit donc d’un acte par lequel le rédacteur de l’information a sciemment l’intention d’influencer un cours. Le délit d’initié consiste quant à lui à utiliser ou diffuser de l’information qui n’est pas destinée au grand public. Aussi, si un membre du forum écrit « je sais de bonne source que cette entreprise sera bientôt reprise à bon prix », c’est répréhensible, que l’information soit vraie ou fausse.
La France plus sévère
En France, lorsqu’on publie un conseil tel que p.ex. “cette action est bon marché”, on a l’obligation de mentionner quelle est sa propre position ou son propre intérêt par rapport à cette action. Si on ne le fait pas, on se met en infraction avec les règles de l’AMF (Autorité des marchés financiers). Récemment d’ailleurs, l’AMF a encore attiré l’attention des membres des forums sur ces règles.
En Belgique, les investisseurs particuliers ne sont pas tenus au respect de telles règles. Les règles imposées par les autorités compétentes ne concernent que les professionnels du secteur (analystes, journalistes…).
Pour conclure
Les forums de discussion sont destinés aux investisseurs particuliers qui cherchent à suivre de près les actions qu’ils détiennent. Il s’agit d’un lieu privilégié d’échange. Mais l’information qu’on y trouve ne doit pas se conformer à des règles très sévères et n’impose pas toujours au rédacteur de dévoiler sa position sur le titre évoqué. Il revient donc à l’utilisateur d’agir avec prudence. Ne vous laissez pas trop facilement séduire par l’enthousiasme de celui qui est convaincu de détenir la vérité. Gardez votre sens critique et ne prenez pas tout pour argent comptant. Avant d’investir, cherchez à contrôler les informations reçues auprès de sources professionnelles et indépendantes... comme dans la rubrique actions de ce site…
Vous avez récemment donné un aperçu des régimes de garantie des dépôts. J'ai un compte chez BKCP et n’ai pas retrouvé cette institution. Quel régime est en vigueur ?
La banque BKCP Crédit professionnel fait en effet partie de la banque française Crédit Mutuel Nord Europe. Mais cela ne veut pas dire pour autant que la banque a aussi le statut de banque française. En tant que filiale belge d’une banque française, BKCP Crédit professionnel tombe en réalité sous l’application du régime belge, ce qui signifie que la couverture en cas de faillite est de 100 000 EUR par personne.
Vous conseillez souvent des produits de l'Integrale. Mais je ne trouve pas d’agence de cet assureur. Comment et où puis-je le contacter ?
Integrale ne dispose que de trois bureaux à Bruxelles, Anvers et Liège. Pour souscrire au compte 786, le plus simple est d’aller sur le site Internet de l’assureur à l’adresse www.integrale.be. Sur la page d’accueil, en cliquant sur « Notre produit d’épargne 786 », vous accéderez à la brochure de présentation du produit et au formulaire de souscription. Complétez-le et renvoyez-le, accompagné d’une photocopie de votre carte d’identité, à Integrale, Place Saint-Jacques 11, 4000 Liège. Vous pouvez aussi vous renseigner au n° de tél 04/232.44.11.
Ce produit est intéressant si vous êtes à la recherche d’un placement sans risque à long terme (minimum 5 ans) offrant chaque année un taux minimum garanti (actuellement 3,25 %). Il y a encore d’autres formes d’assurance épargne intéressantes pour qui ne cherche pas de rendement minimum garanti, en contrepartie de quoi il peut espérer un rendement plus élevé à terme.
L'an passé, j’ai complété une « déclaration de créance » pour récupérer mon dans l’obligation de Overseas Diamonds. Où en sont les choses ? Quelles sont mes chances de revoir mes deniers ?
Le 27 octobre 2009, Overseas Diamonds a été déclarée en faillite Nous conseillions alors d’introduire une «déclaration de créance» auprès du greffier du tribunal de commerce d’Anvers (ce qui est encore faisable jusqu’au 27 octobre 2010) et de se déclarer ainsi officiellement créancier de la société faillie.
Depuis la déclaration de faillite, l’ensemble des biens mobiliers de la société ont été vendus et le 4 octobre prochain, ce sont ses biens immeubles qui seront mis en vente publique. Mais le produit de la vente échouera sans doute totalement dans les caisses de l’Antwerp Diamond Bank, qui détient une hypothèque sur les biens.
S’il reste quelque chose du produit de la vente des biens meubles et immeubles, certains créanciers seront remboursés en priorité : le personnel, le fisc, l’ONSS... Quant aux créanciers ordinaires, tels que les détenteurs d’obligations, si on en croit le curateur, il est quasi sûr qu'ils ne récupéreront rien.
Tous les créanciers qui ont introduit une «déclaration de créance» seront avertis personnellement par courrier de la clôture du règlement de la faillite. Mais cela peut encore durer 1 an ou deux.
Quoi qu’il en soit, il est donc malheureusement très probable que vous ne récupérerez rien de ce que vous avez investi dans l’obligation de Overseas Diamonds.
A la vente de mes parts de JP Morgan Global Focus Fund, je n’ai pas obtenu la première valeur d’inventaire disponible mais celle du jour suivant. Une différence de près de 4 %. Comment expliquer cela
La règle générale lors de la vente de parts de sicav est que le prix se fonde sur la première valeur d’inventaire nette suivant la réception de l’ordre. Cette valeur d’inventaire est calculée le jour ouvrable suivant sur la base du cours de clôture à la date de l’ordre, c’est-à-dire le jour auquel l’ordre a été accepté. Il y a des exceptions à cette règle, mais elles n’entrent pas en jeu ici.
Notre lecteur a vendu ses parts le 4 août. Il s’agit d’une sicav de distribution, si bien que la revente est exemptée de taxe boursière (0,5 %). La valeur d’inventaire nette du jour ouvrable à considérer était de 19,26 EUR. Pourtant, notre lecteur n’a touché que le cours du 5 août, soit 18,53 EUR, ce qui correspond à une perte de près de 4 %.
L’explication se trouve dans le prospectus. Notre lecteur y aurait appris qu’il aurait pu vendre au prix du jour ouvrable suivant s’il avait transmis son ordre avant 14h30. Or il ressort de son bordereau de vente que son intermédiaire financier l’a réceptionné peu après 15h. Trop tard donc, si bien que l’opération n’a été traitée que le jour ouvrable suivant, c’est-à-dire le 5 août. Mais les marchés bougent beaucoup et, manque de chance, en 24h cette sicav a vu son cours baisser de près de 4 %. Il aurait pu en être autrement.
Il est donc toujours utile de lire le prospectus, et ce pour de multiples raisons. Mais ceci doit être nuancé. Il se peut fort bien qu’un ordre soit introduit avant la date et l’heure limites reprises dans le prospectus et que la transaction ne se fasse pas dans les délais espérés. Pourquoi ? Parce que les intermédiaires financiers fixent parfois eux-mêmes d’autres dates et heures limites.
C’est le cas justement chez Rabobank.be. Prenons comme exemple la même sicav de JP Morgan. Rabobank.be contrôle d’abord dès la réception des ordres (de vente ou d’achat) si tout est en ordre du côté du client (solde suffisant, montants minima respectés, etc). Ensuite l’ordre est contrôlé par le ‘back office’ (= services administratifs) de l’institution avant d’être envoyé au gestionnaire de la sicav. Ces contrôles prennent du temps. C’est pourquoi Rabobank.be a fixé une heure limite de réception des ordres à 13h. Bref, pour ce type de sicav, tout ordre réceptionné à 14h par exemple ne pourra pas être transmis à temps chez le gestionnaire. Attention donc, il convient d’être attentif. Ces informations sont publiées sur le site internet de l’institution.
J’ai placé un ordre avant 9 heures pour l’achat d’actions Brederode. Des vendeurs étaient prêts à la céder à 18,95 EUR. Mais j’ai finalement payé 19,25 EUR. Pourquoi ?
Pré-ouverture
Vous avez placé votre ordre d’achat avant l’ouverture de la Bourse (9 heures à Bruxelles) et donc pendant la pré-ouverture, c.à.d. entre 7 heures 15 et 9 heures, période pendant laquelle on peut déjà introduire des ordres. Le cours affiché pendant cette période n’est qu’un cours théorique auquel la plus grande partie des actions pourrait être négociée. Nous parlons bien au conditionnel, car pendant cette pré-ouverture, aucun ordre n’est exécuté. Le cours affiché reflète seulement les premières tendances.
Votre ordre
Le cours de 18,95 EUR observé au moment de passer l’ordre était donc théorique. Et provisoire, car pendant la pré-ouverture les cours évoluent en continu, selon la loi de l’offre et de la demande. S’il y a plus d’acheteurs, les cours grimpent, s’il y a plus de vendeurs, ils diminuent. Parfois, quelques ordres suffisent pour changer la donne. C’est particulièrement le cas pour des actions d’une faible liquidité, comme Brederode (±8 000 échanges quotidiens seulement).
La hausse du cours à 19,25 EUR peut s’expliquer de deux façons :
– soit, peu avant l’ouverture de la Bourse, de nouveaux acheteurs acceptant de payer plus que 18,95 EUR, sont apparus ;
– soit les vendeurs qui acceptaient de céder à 18,95 EUR se sont rétractés, laissant ainsi la place à d’autres, réclamant un prix plus élevé.
Finalement, le cours que vous avez obtenu (19,25 EUR) correspond au cours d’ouverture du marché (9 h), lequel est bel et bien le cours de la première transaction de la journée.
Fixez vos limites
Votre mésaventure est l’occasion de conseiller encore de fixer des cours-limites (cours maximum auquel vous acceptez d’acheter une action, cours minimum auquel vous acceptez de vendre). Sans cours-limite, vous n’avez aucune certitude sur le prix de la transaction et il faut vous en remettre à la chance. Les prix affichés à l’écrans peuvent changer dans les secondes qui suivent, d’autant qu’il faut aussi tenir compte d’un certain retard du système (le real time existe mais pas au millième de seconde près).
Si un fonds de placement vend un important paquet d’actions, cela peut-il avoir un impact brutal sur le cours de l’action ?
Pas toujours.
Un exemple d’abord. En février 2011, le producteur de mousses en caoutchouc Recticel a perdu un peu moins de 10 % sur Euronext Bruxelles. Le mouvement du cours s’expliquait, selon Recticel, par la vente de son action par des gestionnaires de fonds. Sans nier l’impact d’une telle vente sur le cours, il faut aussi reconnaître que le cours avait pâti de perspectives bénéficiaires plus sombres pour la société, dues e.a. à la montée des prix du pétrole, dont Recticel utilise des produits dérivés pour produire le caoutchouc.
Néanmoins…
… un gestionnaire de fonds essaiera toujours de limiter autant que possible l’impact de son ordre d’achat ou de vente sur le cours pour passer le plus possible inaperçu et éviter que le marché ne devine trop ses intentions. De plus, il n’aura aucun intérêt à ce que le cours diminue trop fortement s’il ne vend par exemple qu’une petite partie de sa position.
Le gestionnaire de fonds peut dans ce cas vendre un paquet d’actions par « morceaux », placer un ordre iceberg ou essayer de trouver une contrepartie en dehors de la Bourse. Plus la liquidité de l’action sera faible, plus le gestionnaire devra se montrer prudent.
Il peut néanmoins arriver que le gestionnaire d’un fonds doive réagir rapidement, suite à une mauvaise nouvelle (contrat manqué, performances médiocres ou inférieures aux attentes…) ou à la détérioration des perspectives (concurrence accrue, matières premières plus chères…). Dans ce cas, cela peut avoir un impact sur le cours, surtout s’il s’agit d’actions d’une entreprise de petite taille, et c’est précisément ce qui s’est produit avec Recticel. Mais en général, les gestionnaires de fonds n’en arrivent pas à une action aussi radicale. Ils anticipent et réduisent totalement ou partiellement leur position s’ils ne sont plus aussi sûrs de leur coup.
Raisons multiples
Un fonds peut aussi vendre pour d’autres raisons : parce qu’il introduit une nouvelle politique ou stratégie n’accordant plus de place aux petites capitalisations ou aux actions d’un segment de marché ou secteur déterminé, ou parce qu’une action peu performante passe sous la limite requise de capitalisation d’un fonds et l’oblige à vendre.
L’arrivée d’un nouveau gestionnaire, qui porte un autre regard (négatif) sur une action, peut également provoquer un réaménagement du portefeuille. Un gestionnaire peut aussi, en fin d’année, procéder à un window dressing (habillage de bilan) et vendre les actions qui se sont moins bien comportées juste avant la fin de l’année ou la fin d’une période de reporting pour embellir la présentation du portefeuille.
Enfin, la modification d’un indice que le gestionnaire doit suivre peut aussi nécessiter un réaménagement du portefeuille. Il dispose toutefois pour cela le plus souvent d’un temps suffisant, ce qui limite relativement l’impact sur les cours.
Si j’investis dans une sicav, est-il exact que le risque de perdre beaucoup d’argent est limité, puisque la sicav détient de nombreux titres en portefeuille ?
Certes, une sicav offre une bonne diversification. Le risque de miser sur le mauvais cheval, et d’endurer une perte importante, est donc réduit, puisque la sicav détient en portefeuille plusieurs dizaines de titres. Si un des titres détenus prend une gifle, l’impact sur l’ensemble du portefeuille est effectivement limité.
Néanmoins, on a déjà vu des sicav perdre plus de la moitié de leur valeur ! Ce fut le cas ces dernières années des sicav de valeurs bancaires, lourdement pénalisées par la crise. Une sicav focalisée sur un seul secteur d’activités, ou sur un pays en particulier, constitue en effet aussi un risque, dû à une trop faible diversification.
Pour bien disperser les risques (et donc les limiter), il faut donc se constituer un portefeuille de plusieurs sicav, en veillant à en choisir de divers types, pour être certain de bien diversifier son avoir au niveau des pays, des secteurs, des devises, de même qu’entre actions et obligations.
Dans notre stratégie, découvrez les neuf portefeuilles de sicav que nous proposons, chacun étant adapté à un profil d’investisseur.
Le rendement des obligations corporate s’est-il à ce point réduit qu’il n’est plus intéressant d'y souscrire ? Alors, puis-je acheter sur le marché secondaire des émissions à rendement élevé ?
Il est vrai que le spread (différence de rendement) entre les obligations émises par des sociétés privées (corporate) et les obligations émises par des autorités publiques s’est réduit ces derniers mois, suite à la normalisation des marchés. Au début de cette année, suite à la récession et à la crise financière, beaucoup de sociétés ont eu des difficultés pour obtenir des crédits auprès des banques et ont été contraintes de rechercher d’autres moyens de financement. Récolter des capitaux via la Bourse (introductions en Bourse, augmentations de capital) n’était pas non plus une sinécure, compte tenu de la crise des marchés financiers. Pour collecter des deniers auprès des investisseurs, tant particuliers qu’institutionnels, beaucoup se sont dès lors tournées vers les obligations. Pour séduire les investisseurs, elles ont été forcées d’offrir des intérêts (très) élevés (compte tenu de l’aversion au risque apparue chez bien des investisseurs et du risque inévitablement plus élevé que présente une société privée par rapport à une institution publique ou un Etat).
Ces derniers mois, nous n’avons jamais conseillé les obligations « corporate » en bloc, mais toujours recommandé, pour chaque émission et émetteur pris individuellement, d’analyser le risque, c'est-à-dire de d’évaluer le danger de voir la société devenir incapable d’assumer ses obligations (payer les coupons et rembourser le capital à l’échéance). Pour l’heure, nous maintenons cette optique. Suite au récent rally boursier et au vu des timides signes d’une possible reprise économique, l’appétit pour le risque s’est réveillé chez de nombreux investisseurs, qui se sont à nouveau tournés vers les marchés d’actions. Les entreprises ne doivent plus offrir sur leurs emprunts une prime de risque aussi élevée qu’il y a quelques mois. La différence entre les obligations corporate et, par exemple, un bon d’Etat ou un compte d’épargne, s’est donc réduite. Mais elle existe bien sûr toujours. Les emprunts “corporate” conservent donc selon nous toujours une place dans tout portefeuille correctement diversifié.
Pour chaque émission, faites la part des choses entre le rendement et le risque. Veillez aussi à ce que le poids d’un même émetteur dans votre portefeuille ne devienne pas trop important (maximum 5 %). Pour les personnes qui n’ont pas le temps de suivre correctement un portefeuille de placement, il existe aussi des sicav (sans date d’échéance) spécialisées dans les obligations corporate. Depuis peu, un certain nombre de banques (e.a. KBC, BNP Paribas Fortis et Axa) proposent même des sicav d’obligations corporate avec une durée fixe. Elles s’adressent surtout aux investisseurs trop sensibles aux fluctuations. Pour les sicav sans date d’échéance, la valeur de la sicav dépend toujours de la valeur des obligations en portefeuille, laquelle varie inévitablement. Ce n’est qu’à l’approche de l’échéance que la valeur d’une obligation remonte vers le niveau promis pour le remboursement (100 %). Pour les sicav à échéance fixe, en choisissant des obligations dont la durée est proche de la durée fixée pour la sicav, les gestionnaires peuvent vous assurer que vous récupérerez votre capital initial (à condition que la plupart des émetteurs respectent leurs obligations).
En ce qui concerne votre question relative au marché secondaire, vous pensez sans doute aux nombreuses émissions du début de cette année qui ont eu beaucoup de succès et dont la souscription était parfois très rapidement clôturée (e.a. GDF Suez, AB InBev, Bekaert, Elia, Solvay). Mais ne vous bercez pas d’illusions. Si une émission est si rapidement clôturée, cela signifie qu’elle est considérée comme très intéressante par les investisseurs. Dès lors, son cours sur le marché secondaire (marché des emprunts existants) aura entre-temps considérablement grimpé. Il y a donc bien peu de chances que vous puissiez encore saisir de bonnes occasions sur le marché secondaire. Nous vous conseillons dès lors plutôt d’attendre de nouvelles émissions intéressantes.
Marché Gris ?
Si la souscription à une nouvelle obligation est rapidement clôturée, il est néanmoins encore possible de l’acquérir avant sa première cotation officielle, auprès d’intermédiaires financiers qui la proposent à un prix fixé en fonction de l’offre et de la demande. Une pratique baptisée « marché gris ».
Les articles sur les placements évoquent souvent la notion de corrélation. De quoi s’agit-il au juste ?
Notion
La notion de corrélation relève du domaine de la statistique et évoque un rapport entre deux séries de chiffres. Le concept est fréquent dans le monde des placements, pour illustrer comment divers actifs évoluent les uns par rapport aux autres. La corrélation s’exprime de manière chiffrée entre 1 et -1. Au plus la corrélation s’approche de 1, au plus, p.ex., deux titres ont une évolution similaire. Si la corrélation est proche de 0, c’est que la similitude entre les évolutions est faible. Si enfin la corrélation est négative (qu’elle s’approche de -1), cela signifie que les deux actifs comparés ont en principe des évolutions contraires. Si on compare deux titres, A et B, que p.ex. A augmente de 1 % et que dans le même temps, B baisse de 1 %, on peut en conclure que la corrélation entre ces deux titres est de -1.
Dans un article sur le tracker Market Vectors Egypt Index ETF lié à la Bourse égyptienne, nous soulignions que le gestionnaire du tracker avait comme objectif d’établir entre son produit et la Bourse du Caire une corrélation de 95 % (0,95), donc proche de 1, de façon à ce que son tracker reflète en grande partie l’évolution de la Bourse égyptienne.
En pratique
Après le tsunami au Japon, on a assisté à une baisse sensible de tous les actifs à risque. C’est un exemple de corrélation. La chute de la Bourse du Japon a entraîné la chute de nombreuses actions et de devises de pays émergents. En revanche, les valeurs refuges traditionnelles, telles que l’or, le franc suisse, ou les bons d’Etat américains se sont renforcés (corrélation négative). Le pétrole, pour une fois, n’a pas suivi la chute des valeurs à risque, malgré le risque de ralentissement de la demande d’hydrocarbures par le Japon. En fait, le prix de l’or noir a été influencé par un autre facteur : les tensions au Moyen-Orient. Un cas qui fait la preuve que la corrélation n’est pas une notion immuable et que les circonstances peuvent modifier les choses. Autre exemple : le dollar américain, qui n’a pas joué son rôle de valeur refuge.
Pour votre portefeuille
La corrélation est un élément de poids dans l’évaluation du risque d’un portefeuille. Plus la corrélation est grande entre différents marchés, plus le risque est grand de les voir se comporter de la même manière. Y investir simultanément ne réduit donc pas, ou peu, le risque d’un portefeuille. Mais l’inverse est aussi valable : des marchés faiblement corrélés offriront normalement des prestations peu similaires; investir simultanément sur deux marchés peu corrélés peut donc réduire le risque d’un portefeuille (la hausse de l’un devant compenser la baisse de l’autre).
Lors de l’élaboration d’un portefeuille, dans le cadre indispensable de sa diversification, il convient donc aussi de tenir compte de la corrélation.
Je posséde des certificats immobiliers et je lis qu'un important locataire va bientôt déménager. Quelles seront les conséquences pour mon certificat ?
Les conséquences dépendent des conditions du bail. S'il n'est pas terminé, le locataire sera normalement tenu de payer les loyers jusqu'à la date prévue, sauf dispositions spécifiques différentes. Pendant cette période, il se peut aussi, toujours selon les conditions du bail, que le locataire doive encore prender à sa charge certaines taxes, charges, réparations, …
Il se peut aussi que le locataire ait le droit de sous-louer les lieux, en totalité ou en partie,
Pour le détenteur d'un certificat, les conséquences du départ imprévu d'un locataire dépendent donc beaucoup des conditions du bail ou des conditions de départ négociées.
Quoiqu'il en soit, si le locataire sur le départ était effectivement très important pour le bâtiment, tant qu'il n'est pas remplacé par un autre locataire de qualité, le certificat devient un peu plus risqué.
Quand vous conseillez un titre, vous indiquez le code ISIN. En quoi consiste ce code exactement et où peut-on le trouver ?
Douze caractères
Le code ISIN, pour International Securities Identifying Number, est un numéro d’identification international composé de deux lettres et dix chiffres aléatoires, attribué aux titres (actions, obligations, fonds,…). Il vise à éviter toute confusion et permettre un déroulement sans problème des transactions que vous effectuez vous-même sur internet ou par l’intermédiaire de votre agence bancaire. Les deux premières lettres permettent souvent d’identifier le pays d’origine du placement. Le fonds Franklin India A EUR, par exemple, porte le code ISIN LU0231205187. Les lettres “LU” indiquent ici qu’il s’agit d’une sicav de droit luxembourgeois. Prenons maintenant KBC Equity Finance. Le code ISIN de cette sicav (BE0166985482) indique qu’il s’agit d’une sicav de droit belge. Le raisonnement est identique pour les actions. Le code ISIN de l’action Carrefour par exemple (FR0000120172) indique bien qu’il s’agit d’une société française. Mais attention, les deux premières lettres d’un code ISIN ne désignent pas toujours un pays. C’est le cas par exemple des codes commençant par XS, qui identifient souvent les euro-obligations.
Notez qu’aux Etats-Unis, le code le plus utilisé pour identifier une valeur n’est pas l’ISIN, mais le CUSIP, pour Committee on Uniform Security Identification Procedures.
Sachez aussi qu’outre le code ISIN, il existe le ticker, un code de trois ou quatre lettres qui permet également d’identifier un titre.
Qui cherche trouve
Plusieurs canaux vous permettront d’accéder aux codes ISIN.
Dans notre rubrique Investir, vous accédez aux codes ISIN en cliquant sur les titres repris sous les onglets ‘actions’, ‘obligations’, ‘fonds et sicav’ ou ‘sicafi’. Pour les actions qui ne figurent pas dans notre sélection, vous pourrez trouver le code ISIN sur le site de la Bourse sur laquelle est coté le titre en question.
Il est enfin également possible de trouver le code ISIN des principales actions mondiales sur le site www.tr8tool.com.
Si vous ne retrouvez pas une obligation sur notre site, nous vous conseillons de surfer sur le site de la Bourse de Luxembourg (www.bourse.lu). Vous trouverez, sous l’onglet Consultation, un moteur de recherche qui vous permettra de trouver le code ISIN d’une liste interminable d’obligations. Mais comme un émetteur donné peut avoir émis de nombreuses obligations par le passé, retrouver l’obligation que vous recherchez ne sera pas toujours évident sur ce site.
J'ai retrouvé des emprunts russes datant de 1870. Pensez-vous que je pourrai encore en retirer quelque chose et si oui, comment ? Puis-je simplement les apporter à la banque ?
Au sortir de la révolution russe de 1917, tous les titres émis par le régime du Tsar ont été déclarés sans valeur par les communistes. Plus tard, suite à la chute du communisme, plusieurs pays ont entamé des négociations en vue d’un éventuel remboursement de ces vieux titres et la France, la Grande-Bretagne et la Suisse sont parvenues à un accord avec les autorités russes. Les négociations avec la Belgique, par contre, ont échoué. Vos emprunts russes n’ont donc plus aucune valeur d’un point de vue économique mais rien ne vous empêche, pour peu qu’ils soient en bon état, d’essayer de les vendre à un collectionneur.
J’ai voulu acheter chez ING des Fidelity South East Asia. Impossible alors qu’ING propose de nombreuses sicav de tiers. Pourquoi ?
Au début de l’année ING fut la première des grandes banques à annoncer que désormais elle vendrait activement dans son réseau des sicav de tiers, c’est-à-dire émises par d’autres institutions financières. Cette approche, qui est fort répandue à l’étranger, porte aussi le nom quelque peu jargonnesque d’architecture ouverte. Mais ING ne s’est pas lancée à fond dans cette voie, elle a opté pour une forme limitée d’architecture ouverte. Le nombre des sicav disponibles est réduit aux gestionnaires Amundi Asset Management, BlackRock et Franklin Templeton Investments, et la gamme de ces sicav est elle aussi réduite. Finalement il ne reste qu’un petit nombre de sicav qui en plus complètent la gamme maison d’ING.
La conséquence de cette attitude est que les sicav de tiers non sélectionnées ne sont pas disponibles chez ING. C’est la raison pour laquelle notre lecteur n’a pu se procurer la sicav de Fidelity Funds South East Asia Fund EUR A c. qu’il voulait acheter. C’est étonnant et… différent de ce qu’on constate chez BNP Paribas Fortis, Dexia et CBC-KBC par exemple. Si vous demandez dans ces institutions une sicav d’un autre promoteur commercialisable en Belgique, on vous la trouvera, même s’il faut insister quelque peu et ne pas trop demander en matière d’information et de documentation (fiche technique, prospectus, rapport annuel).
D’après ING son système d’architecture ouverte est après six mois ‘un succès’. Les sicav sélectionnées répondent aux attentes en matière de rendement et de risque, elles ont aussi séduit un grand nombre de clients, sans confirmation chiffrée.
ING a toutefois communiqué les noms des sicav les mieux vendues dans son réseau. Chose surprenante, l’une de ses sicav à succès est un produit … maison ! Ce qui veut dire que le fait de vendre des sicav de tiers ne se fait pas nécessairement au détriment des sicav maison. ING (L) Invest Global Opportunities est l’heureuse élue. A bon droit, vu que cette sicav d’actions internationales est d’après nos analyses un des meilleurs produits d’ING. Nous ne sommes pas acheteurs pour autant, nous lui préférons ING Global Opportunities Fund. Cette sicav néerlandaise recourt à la même politique de placement, mais elle est moins chère, non seulement à l’achat (commission de courtage et non 3 % de frais d’entrée) mais aussi en frais totaux récurrents (1,3 % contre 1,8). Malheureusement elle n’est pas disponible directement en Belgique, il faut l’acheter via votre intermédiaire financier habituel sur Euronext Amsterdam (ticker: INGGO).
J’ai voulu vendre mes Picanol. Mais quand le cours atteignait ma limite, un ordre à prix moindre surgissait juste avant le fixing et ma vente tombait à l’eau. Comment éviter cela ?
Principes du double fixing
L’action Picanol cote sur le double fixing d’Euronext. Cela signifie que les transactions n’ont lieu que deux fois par jour, à 11h30 et à 16h30, à chaque fois à un seul cours précis. Si votre cours limite de vente est supérieur à ce cours, votre ordre n’est pas exécuté. Vu la faible liquidité du titre, la plupart du temps, quelques ordres seulement sont exécutés et l’introduction d’un seul nouvel ordre peut suffire pour changer le cours d’équilibre théorique. Avant le fixing, le cours est constamment fixé dans le carnet d’ordres central, et ce jusqu’au moment précis du fixing. La plupart des brokers on line donnent accès au contenu du carnet d’ordres. On peut donc y suivre les modifications jusqu’à la dernière minute. Les investisseurs opportunistes attendent le dernier moment (juste avant 11h30 ou 16h30) pour placer leur ordre avec un cours limite bien étudié, pour contrôler le cours d’équilibre ou le faire basculer en leur faveur, de sorte que leur ordre soit exécuté, aux dépens des autres. Avec la technologie actuelle (notamment via les brokers on line), c’est parfaitement possible. De tels investisseurs contrôlent le marché en plaçant une limite moins élevée pour un ordre de vente ou une limite plus élevée pour un ordre d’achat. Une autre manière de couper l’herbe sous le pied aux autres est de placer un ordre au marché, qui bénéficie de la priorité.
Comment éviter ?
Vous pouvez placer un ordre au marché, c'est-à-dire sans cours limite. C’est le meilleur moyen de voir l’ordre exécuté rapidement, mais c’est aussi l’option la plus dangereuse, surtout pour des actions peu liquides. Si vous placer un gros ordre sans limite et qu’il y a trop peu d’acheteurs en contre-partie, votre ordre lui-même peut peser sur le cours. Un tel ordre n’est à envisager que s’il y a assez d’acheteurs et que vous surveillez le carnet d’ordres central juste avant le fixing. Si le cours d’équilibre baisse trop, vous pouvez toujours retirer votre ordre de vente au dernier moment. Vous pouvez aussi le faire suivre d’un ordre d’un volume moins élevé, pour moins perturber le marché. Une autre option : attendre, avant de placer l’ordre, que le fixing soit réalisé. Dans la demi-heure qui suit ce fixing, vous avez en effet encore l’opportunité de négocier des titres au cours de ce fixing. A condition, dans votre cas, que des acheteurs se manifestent encore, ou que des ordres d’achat restent ouverts au cours du fixing.
Vous pouvez aussi définir un cours limite de vente moins élevé qu’initialement prévu, de sorte que cela devienne moins intéressant, pour l’investisseur opportuniste, de vous couper l’herbe sous le pied au dernier moment. Les chances d’exécution de l’ordre sont alors plus élevées, mais non garanties.
Quoi qu’il en soit, si vous voulez négocier des actions sur le marché du fixing, nous ne pouvons que trop vous conseiller de suivre à la trace les évolutions du fixing et du carnet d’ordres central, et d’être prêt à adapter si nécessaire le volume de votre ordre ainsi que son cours limite.
Mon ordre d'achat sur Colruyt n'a pas été exécuté alors que quelques jours plus tard le cours a baissé sous ma limite. Que s'est-il passé ?
Vous avez passé votre ordre juste avant le détachement du coupon (le 28/09 à la clôture). Et le détachement, au même titre d’ailleurs que la distribution de capital ou la scission d’une action, fait partie des choses qui entraînent la suppression de tous les ordres en cours. Dans le cas de Colruyt , le carnet d’ordres a été remis à zéro le 29/09 (tous les ordres en cours ont été effacés). A 7h15, la phase de pré-ouverture recommence et de nouveaux ordres peuvent alors à nouveau être passés. A 9h, le cours d’ouverture se forme et de nouveaux ordres peuvent être exécutés.
Cela n’a rien d’anormal, car après un des événements précités, l’action n’est plus vraiment celle pour laquelle vous avez passé un ordre. Nous ne pouvons donc que vous conseiller de contrôler régulièrement l’état de vos ordres en cours. Certains brokers online, comme par exemple BinckBank, offrent la possibilité de vous envoyer un sms lorsqu’un de vos ordres arrive à échéance. En date du 15/10, le carnet d’ordres relatif à Colruyt était à nouveau totalement vide. Cette fois, c’est à cause de la scission de l’action. Le titre (et les strips VVPR) a en effet été divisé en cinq.
Rabobank.be propose à présent trois fonds d’épargne-pension. Comment s’y retrouver ?
Appellations commerciales
Particularité de ces nouveaux fonds, ils ne sont pas… neufs ! Il s’agit en réalité des fonds d’épargne-pension bien connus BNP Paribas Pension, gérés par BNP Paribas Investment Partners, mais avec, pour les clients de Rabobank.be, une dénomination commerciale différente. Ainsi, Rabo Pension Fund Growth n’est rien d’autre que BNPP B Pension Growth, mais dans une carrosserie Rabobank.Cette technique n’est pas nouvelle. AXA et Delta Lloyd par exemple distribuent aussi les mêmes produits sous des appellations différentes, AXA B Pension Fund et Delta Lloyd Pension Fund. Leurs caractéristiques sont identiques à celles de BNP B Pension.
Ce qui est nouveau par contre c’est que Rabobank.be est le premier distributeur à ne pas demander de frais d’entrée pour ces fonds d’épargne-pension. C’est tout à fait conforme au prospectus puisque celui-ci ne mentionne que le montant maximum de ces frais (3 %), lesquels sont joyeusement prélevés par BNP Paribas Fortis, AXA et Delta Lloyd. Rabobank.be vient donc perturber ce ‘gentlemen’s agreement’. Tant mieux pour le client, nous ne pouvons qu’applaudir. A ses concurrents d’expliquer maintenant pourquoi ils comptent 3 % de frais pour le même produit !
Envisagez un transfert
Vous pouvez cette année investir en épargne-pension à concurrence de maximum 880 EUR. Passer à côté des frais de 3 % représente une économie de 26,40 EUR. Un montant qui ne fera qu’augmenter puisque le plafond pour l’épargne-pension augmente régulièrement.
Si vous êtes client dans une des trois institutions citées plus haut et que vous y effectuez vos versements en épargne-pension, n’hésitez pas : allez voir votre intermédiaire habituel et dites-lui que vous voulez négocier vos frais d’entrée. Si ça ne marche pas, allez sur le site www.rabobank.be :
– si vous n’avez pas encore fait de versements cette année, vous pouvez directement y ouvrir un nouveau fonds d’épargne-pension ;
– si vous avez déjà effectué des versements, mieux vaut, pour des raisons fiscales, attendre l’an prochain pour passer à Rabo Pension Fund. Vous pourrez éventuellement à ce moment y transférer l’ensemble de votre épargne-pension.
En savoir plus sur l’épargne-pension.
Les obligations sont le plus souvent émises à un prix qui diffère de leur valeur nominale. Sur quoi les émetteurs fondent-ils réellement leur choix ? Est-ce important pour les investisseurs ?
Le prix varie
La différence entre le prix des obligations déjà cotées et leur valeur nominale (cf. pavé) est relativement facile à comprendre en raison des différents facteurs (évolution des taux, offre et demande,...) qui influencent le prix. Mais les nouvelles obligations sont aussi rarement émises à leur valeur nominale. Quand un émetteur décide de lancer une obligation sur le marché, il fixe une fois pour toutes le taux d’intérêt dont bénéficieront les investisseurs qui achèteront son obligation. Mais entre ce moment-là et le lancement effectif de l’obligation, les taux sur les marchés obligataires peuvent encore évoluer.
Valeur nominale et prix
Le prix d’une obligation est toujours exprimé sous la forme d’un pourcentage de sa valeur nominale. Si vous avez déjà eu des titres matériels en main, vous savez que la valeur nominale est la valeur inscrite sur le manteau de l’obligation. Il peut par exemple s’agir d’un montant de 1 000 EUR. Si le prix de l’obligation correspond à la valeur nominale – un prix de 100 % – vous pourrez alors l’acheter au pair, mais c’est très rare. Le plus souvent, le prix auquel vous pourrez acheter une obligation différera en effet de sa valeur nominale. Si le prix est plus élevé, on parlera d’un prix au-dessus du pair, et s’il est inférieur, vous pourrez alors acheter sous le pair.
Pour rester compétitif et rentable, l’émetteur s’adaptera. Les intérêts nominaux que l’investisseur percevra ne changeront certes plus mais l’émetteur pourra jouer sur le prix d’émission. S’il a annoncé un taux de 4 %, mais que les taux sont inférieurs au moment de l’arrivée de l’obligation sur le marché, il pourra vous faire payer un peu plus, par exemple 101 %, parce que son obligation vous offrira un taux supérieur aux taux du marché à ce moment-là. L’inverse est aussi possible. Si les taux ont entre-temps fortement augmenté, l’émetteur pourra se montrer plus généreux en proposant, par exemple, un prix d’émission de 99 % pour ainsi vous convaincre d’acheter l’obligation. Retenez bien ceci lorsque vous achetez une obligation : ce n’est pas le niveau du coupon qui compte, mais bien le rendement réel, qui tient compte du coupon, mais aussi du prix d’émission. Voilà pourquoi vous trouverez toujours, dans notre rubrique Epargne et placements défensifs, le rendement réel des obligations analysées. Mais le rendement réel n’est pas tout ! Nous tenons aussi compte, dans nos conseils, de la devise d’émission de l’obligation ainsi que de la qualité de l’émetteur.
Connaissez-vous Limburg wind ? Est-ce un placement intéressant ?
Limburg wind est une société coopérative qui agit de concert avec les autorités provinciales du Limbourg, avec l’objectif de rendre la province neutre en matière d’émission de CO2 d’ici l’année 2020. Et la société démontre à nouveau que les investissements dans les sociétés coopératives, actives dans l’énergie renouvelable, ont le vent en poupe.
Lors de la clôture de la période de souscription à ses parts de coopérateurs le 31 juillet 2010, elle avait récolté plus de 2,5 millions d’euros. Un montant qui oblige l’organisation à établir un prospectus et à en solliciter l’approbation. Une procédure qui prendra environ trois mois. Suite à cela, Limburg wind pourra publier ce prospectus auprès de tous ses coopérateurs et leur donner par la même occasion la possibilité de confirmer leur participation ou de l’annuler. Au final, cela ne devrait pas changer grand-chose. Le fait que la coopérative ait récolté plus d’argent que prévu ne change rien aux perspectives de rendement (ses parts de coopérateurs offrent un rendement qui se situe entre 4 et 6 %). A noter cependant que le calcul de ce rendement commence bien dès le moment auquel Limburg wind a reçu l’argent. En d’autres mots, la procédure relative au prospectus n’a aucun impact sur l’activité opérationnelle de la société.
Toutefois, pour d’éventuelles nouvelles souscriptions à des parts de coopérateurs, il faudra attendre le lancement de nouveaux projets. Quand Limburg wind lancera de nouveaux projets, il ouvrira à nouveau son capital à la souscription publique et les investisseurs pourront à nouveau souscrire, dans l’espoir de beaux rendements. Pour des informations relatives à de nouveaux projets ou aux intentions de la société à ce niveau, vous pouvez consulter le site internet www.limburgwindt.be.
Si vous souhaitez investir au plus vite dans des activités liées à l’énergie renouvelable, vous pouvez toujours vous tourner vers d’autres sociétés coopératives que nous avons déjà précédemment évoquées, et qui offrent aussi de belles possibilités de rendement. C’est le cas d’Ecopower et Eco-force. La coopérative Beauvent (qui investit dans l’énergie solaire, l’énergie éolienne et le colza) est aussi une alternative valable.
Je lis que la confiance du consommateur représente un baromètre important pour prédire les développements économiques futurs. Comment mesure-t-on cette confiance ?
Enquête à grande échelle
La confiance du consommateur est une des nombreuses statistiques que suivent attentivement les analystes financiers et autres professionnels de la sphère économique et financière. Ce baromètre est exprimé sous forme d’un chiffre établi sur la base d’une enquête mensuelle menée auprès d’un échantillon représentatif de la population. Pour mesurer la confiance des consommateurs européens, la Commission européenne soumet par exemple un questionnaire à 40 000 répondants dont les réponses permettent de fixer un chiffre global reflétant ce que l’on appelle la confiance du consommateur.
Plus importante aux Etats-Unis qu’en Europe
Comme les dépenses des ménages américains représentent plus de 70 % du Produit intérieur brut américain (PIB ; ensemble des biens et des services produits et fournis en un an par un pays), la confiance des consommateurs est suivie avec encore plus d’intérêt aux Etats-Unis qu’en Europe, où les dépenses des ménages représentent pour leur part 60 % du PIB. La valeur prédictive du baromètre qu’est la confiance du consommateur pour les développements économiques est dès lors plus grande au pays de l’Oncle Sam. L’historique proprement dit des statistiques fait également en sorte que le baromètre américain est toujours attendu avec un peu plus d’impatience que le baromètre européen. Le Conference Board américain, qui calcule la confiance du consommateur, existe en effet déjà depuis 1916. Sur le Vieux Continent, même si plusieurs pays mesurent déjà pour ainsi dire la confiance du consommateur depuis très longtemps, l’enquête organisée à l’échelle européenne date de bien moins longtemps. Quoi qu’il en soit, il est un fait que l’évolution de la confiance du consommateur constitue un bon baromètre pour prédire l’évolution des dépenses des ménages, même si elle ne permet pas pour autant de se prononcer avec précision sur l’ampleur du mouvement à la hausse ou à la baisse. La confiance du consommateur américain, par exemple, est aujourd’hui historiquement faible. On pourrait dès lors en déduire que l’activité économique se dirige vers plusieurs trimestres très difficiles. Néanmoins, il est impossible, sur la base de ce seul baromètre, de prédire la gravité des coups que portera finalement la récession.
Pourquoi les brokers sur internet ne donnent-ils pas de conseils sur le choix des sicav qu’ils proposent ?
Les brokers sur internet tels que BinckBank, Fortuneo Bank, Keytrade Bank et autres Rabobank.be proposent un vaste choix de sicav à moindres frais. Mais si vous cherchez des conseils, ce n’est pas la bonne porte. Ils s’adressent plutôt aux amateurs de ‘do it yourself’.
Car pour donner des conseils, il faut connaître le profil de l’investisseur et adapter le conseil à ce profil. Ces informations nécessitent des procédures qui ne font pas partie de l’approche ‘low cost’ des brokers sur internet. Binckbank, qui dispose d’une licence bancaire dans notre pays, est autorisée à donner des conseils, mais elle ne le fait pas. Alors qu’elle le fait aux Pays-Bas.
Si vous voulez recourir à des produits ‘complexes’ comme les options, les warrants ou les obligations convertibles par exemple, le broker doit vérifier que vous disposez des connaissances et de l’expérience que ces placements impliquent. Si ces produits ne s’avèrent pas adaptés à votre profil mais que vous voulez quand même les acheter, le broker doit vous mettre en garde. Après, vous faites tout ce que vous voulez, mais à vos risques et périls. Par contre, si un broker limite son offre aux produits ‘non complexes’, on parle d’un service ‘execution only’ et l’intermédiaire n’est tenu à aucune démarche particulière préalable.
J'ai donné un ordre d'achat sur Cofinimmo à 90 EUR. Deux jours plus tard, le cours a atteint ma limite, avant de repartir à la hausse, mais mon ordre n'a pas été exécuté. Est-ce possible ?
Oui, c’est tout à fait possible. Ce n’est pas parce qu’un cours limite donné (prix maximum auquel on accepte d’acheter le titre convoité) est atteint en cours de séance que l’ordre avec limite est automatiquement exécuté. La Bourse de Bruxelles travaille avec un système de marché dirigé par les ordres et un carnet d’ordres. Lorsqu’un ordre avec limite est placé, il tombe dans une liste d’attente. Plus le prix fixé est élevé, plus haut il est dans la liste. Pour les ordres avec la même limite, c’est le premier arrivé qui est le mieux placé.
Dans votre cas, c’est bien ici que le bât blesse. Le carnet d’ordres contenait plus que vraisemblablement plusieurs ordres avec exactement la même limite que la vôtre. Les ordres qui, chronologiquement, avaient été placés en premier, ont été exécutés en priorité. Ce n’était apparemment pas le cas du vôtre. Et vu que le volume disponible à la vente à 90 EUR était trop limité pour satisfaire tous les ordres, le vôtre est resté en rade. Ensuite, le cours a remonté. Trop tard donc pour vous !
Pour éviter de tels déboires à l’avenir, nous vous conseillons de ne pas choisir des chiffres ronds pour vos limites. Dans votre cas par exemple, un ordre avec une limite à 90,05 EUR eut eu plus de chances d’être exécuté. Souvent, beaucoup d’ordres étant placés pour des chiffres ronds (10, 50, 100), la liste d’attente est longue et beaucoup d’ordres ont peu de chances d’être exécutés.
Lorsque vous placez un ordre, consultez le carnet d’ordres (c’est possible par l’intermédiaire de la plupart des brokers on line). Faites attention aux prix fixés et au nombre d’ordres placés à un même prix.
J’ai présenté à ma banque les coupons n°10 de VPK, pour encaisser le dividende. Mais on m'a rétorqué que je devais déposer mes titres sur un compte. Est-ce exact ?
Mesure de transition
En ce qui concerne les titres matériels existants, pour la plupart des entreprises (mais pas pour toutes), il existe des mesures de transition. Tant que la loi le permet (c’est à dire jusqu’au 31/12/2013), les titres matériels restent en circulation. Ce n’est que lorsqu’ils sont déposés par l’actionnaire pour la participation à une assemblée générale qu’ils ne sont pas restitués et doivent obligatoirement atterrir sur un compte-titres ou devenir nominatifs. Ce fut aussi le cas dans un premier temps pour les actions VPK. Cependant, le 25 avril 2008, une assemblée générale extraordinaire a décidé que, à dater du 01/01/2009, le statuts de VPK seraient modifiés et que plus aucun titre matériel ne serait reconnu. Pour l’actionnaire de VPK qui souhaite exercer un droit ou encaisser un dividende, il faut donc effectivement inscrire obligatoirement les actions sur un compte-titres ou au registre de la société. Si la plupart des actionnaires ne se rendent compte qu’à présent seulement de ce changement de statut, c’est parce qu’il n’y ont pas été confronté l’an dernier, vu que VPK n’a pas payé de dividende relatif à l’exercice 2008. Ce n’est donc souvent qu’à partir de mai 2010 que les actionnaires se sont présentés à la banque pour encaisser leur dividende avec leurs coupons matériels et qu’ils se sont entendu répondre qu’il fallait inscrire les actions en compte. L’actionnaire qui veut bénéficier de ses dividendes n’a donc pas d’autre choix que de se soumettre à cette exigence.
Mes parts de BNP P L1 Bond Euro Inflation-Linked ont été échangées contre des Parvest Bond Euro Inflation-Linked. Dois-je payer un précompte sur la plus-value ?
Les toilettages réalisés par les gestionnaires de sicav peuvent effectivement avoir des conséquences sur le plan fiscal pour les sicav investies dans les placements ‘à taux fixe (comptant dans le portefeuille plus de 40 % d’obligations et/ou de cash). En cas de vente ordinaire de telles sicav, la plus-value est imposable. La ponction fiscale revient grosso modo à 15 % de la différence entre prix de vente et prix d’achat. Et cette ponction est bien de mise en cas de fusion décidée par le gestionnaire. Au moment de la fusion, vous devrez payer un précompte sur l’éventuelle plus-value.
En 2006, lors de l’introduction de cette taxe, deux options avaient été envisagées pour les fusions :
Option 1 : vous ne payez pas l’impôt sur la plus-value mais vous le réinjectez dans la sicav absorbante. Si par la suite vous décidez de vendre, c’est l’ensemble de la plus-value qui sera prise en compte pour le calcul de la taxe, y compris celle que vous aviez éventuellement accumulée avant fusion. Techniquement, cette solution n’est guère aisée et administrativement elle est très difficile à mettre sur pied, si bien que le secteur a décidé de ne pas la retenir ;
Option 2 : au moment de la fusion, un calcul ‘intermédiaire est effectué et l’impôt est prélevé sur l’éventuelle plus-value. Dès que c’est fait, le compteur est remis à zéro. En cas de revente ultérieure, l’impôt sera calculé sur la différence entre le prix de vente et la valeur de vos parts à la date de la fusion. Il n’y a donc aucun risque de voir le précompte prélevé deux fois.
Attention ! Votre banque puisera le précompte sur votre compte. Veillez à ce qu’il soit approvisionné, pour ne pas payer d’intérêt sur le découvert.
Qu'entend-on au juste par effet de richesse ?
L’effet de richesse est un terme général pour exprimer le sentiment qu’a le consommateur de se sentir plus riche du fait de ce qu’il possède. S’il détient des actions dont la valeur ne cesse d’augmenter, il aura alors l’impression d’avoir une certaine richesse même si cette richesse n’existera que sur papier tant qu’il n’aura pas vendu ces actions à ce prix élevé. Il en va de même en cas de hausse de la valeur des maisons dont les gens sont propriétaires. La forte hausse des prix de l’immobilier aux Etats-Unis ces dernières années a ainsi suscité également en son temps un certain effet de richesse dans le chef des consommateurs américains. Un effet encore renforcé par la faiblesse des taux puisque les propriétaires de maisons ont alors non seulement pu renégocier leur emprunt à de meilleures conditions mais aussi, dans bien des cas, contracter un emprunt supplémentaire pour un montant correspondant à la plus-value de leur habitation. Cette technique dite de “l’extraction hypothécaire” est relativement courante aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne et apporte immédiatement des liquidités supplémentaires aux propriétaires de maisons, ce qui fait naturellement augmenter leur richesse. Et inévitablement, l’effet de richesse stimule la consommation. Comme les prix de l’immobilier américain ont toutefois fortement diminué depuis lors, avec en corollaire la crise des subprimes et tout son cortège de dommages collatéraux, cet effet de richesse a aujourd’hui totalement disparu.
Avec la crise, on a beaucoup parlé de récession., notamment aux USA. Quand est-il vraiment question de récession ?
Il existe en réalité plusieurs définitions de ce qu’est une
récession économique. Dans l’opinion publique, beaucoup s’accordent à parler de
récession lorsque le PIB, c’est-à-dire l’ensemble des biens et services produits
par un pays sur une année, baisse pendant deux trimestres d’affilée. Cela ne
devrait pas être le cas aux Etats-Unis et sur la base de cette définition, on ne
pourrait effectivement pas parler de récession.
D’un autre côté, cette
définition apparaît aussi de plus en plus caduque dans nos économies modernes où
nous parvenons de mieux en mieux à modérer les fluctuations économiques, ce qui
réduit le risque de croissance économique négative une année donnée. Mais cela
n’écarte pas pour autant le risque d’un ralentissement de l’activité économique,
comme les Etats-Unis le vivent actuellement, avec toutes les conséquences
fâcheuses que cela implique. Et c’est là que prend tout son sens la nouvelle
définition qu’on pourrait donner au terme de récession, et qui est d’ailleurs
celle retenue par le NBER, l’organisme américain chargé de définir les cycles de
croissance : « la récession est une baisse significative de l’activité
économique, qui s’étend sur plusieurs mois et a un impact visible sur de
nombreux pans de l’économie : PIB, revenus, emploi, production
industrielle, ventes, etc. ». Aussi, avec une croissance attendue de
seulement 0,7 % en 2008, il apparaît clairement que les Etats-Unis sont
sensiblement en dessous de leur rythme de croisière habituel et on peut donc
parler, selon la définition plus pragmatique qu’on lui donne, de récession.
Mes sicav BNP Paribas L1 sont changées en Parvest. Dois-je les vendre?
Tout comme CBC-KBC, BNP Paribas Fortis a décidé de nettoyer sa gamme de sicav. Sauf qu’ici l’opération était prévisible. Après la fusion de Fortis Investments, gestionnaire des sicav de la gamme Fortis, avec le gestionnaire d’actifs BNP Paribas Investment Partners, connu du grand public pour sa gamme de sicav Parvest, les doublons étaient nombreux.
Pour 18 compartiments de BNP Paribas L1, anciennement Fortis L Fund, le gros sera repris dans des compartiments de Parvest, le solde dans d’autres de BNP Paribas L1. L’opération est financièrement indolore pour l’investisseur.
Cette restructuration était logique, d’autant que la stratégie de placement des nouvelles sicav est quasiment semblable à ce qui prévalait précédemment. Les investisseurs ne risquent donc pas de surprises désagréables. D’ailleurs, en 2010, un gros effort d’harmonisation avait déjà été fait dans les entités amenées à fusionner.
Une nuance quand même. Les détenteurs de la sicav d’obligations indexées (que nous conseillons) BNP P L1 Bond Euro Inflation-Linked se voient proposer en échange des parts de Parvest Bond Euro Inflation-Linked, une sicav dont le portefeuille comprend une petite fraction d’obligations grecques (environ 3 %).
Globalement, l’opération menée par BNP Paribas Fortis pourrait se révéler gagnante pour l’investisseur, puisqu’il se voit attribuer des parts de sicav qui par le passé ont fait mieux sur le plan du rapport entre prestations et risques. Dans quasiment tous les cas l’indicateur de performance des compartiments de Parvest (qui absorbent) est supérieur. Enfin, rien de tout cela ne devrait entraîner de frais supplémentaires puisque dans la plupart des situations le ratio de coûts n’est pas modifié de manière significative. Nous osons même écrire que ces fusions sont une opération ‘win-win’, c’est-à-dire un plus pour le client comme pour la banque.
BNP Paribas Investment Partners n’est pas au bout de ses peines puisqu’avant la fin de l’année toute une série de modifications vont encore intervenir dans sa gamme de sicav. Cette fois, plusieurs sicav de la gamme Parvest seront absorbées par d’autres de la gamme BNP Paribas L1. Nous vous tiendrons au courant.
Si je ne me trompe, le dividende est important pour vos conseils. Mais son octroi est un choix de la direction. Comment appréciez-vous le risque qu’il soit supprimé ?
Un paramètre tangible
Comme vous le faites remarquer à juste titre, nous tenons compte, dans nos évaluations, du dividende et de son évolution. Le dividende revêt d’ailleurs, en ces temps de grande incertitude économique, une importance plus particulière encore puisqu’il représente un rendement direct et tangible, véritable traduction du dicton “un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.” Historiquement parlant, la part que représente le dividende dans le rendement perçu par l’actionnaire est d’ailleurs presque aussi importante que le rendement que peut procurer la hausse du cours d’une action.
Prévisions bénéficiaires
La question que nous devons en réalité toujours nous poser est la suivante : le dividende est-il tenable ? Autrement dit, les entreprises concernées seront-elles aussi en mesure, l’année suivante, d’accorder également un dividende, voire de le relever sensiblement ? Bien sûr, il est vrai aussi que c’est toujours le management qui fixe in fine le montant du dividende. Officiellement, une proposition doit dans ce cas être soumise à l’assemblée générale, mais celle-là est presque toujours approuvée automatiquement. Les analystes financiers disposent toutefois dans ce cas des points de repère nécessaires pour pouvoir effectuer des prévisions. Ils analysent ainsi tout d’abord la qualité du bénéfice servant de base à la distribution du dividende. Si le bénéfice est par exemple essentiellement le fruit de facteurs peu susceptibles de se reproduire, comme la vente de certains actifs, le dividende suivant sera par exemple beaucoup plus incertain. En règle générale, nous pouvons dire que l’évolution du dividende doit suivre celle du bénéfice. Voilà pourquoi les prévisions bénéficiaires, à l’exclusion des éléments non récurrents, constituent un bon point de départ pour l’estimation des dividendes.
Historique
L’historique des dividendes versés peut également constituer un élément éclairant. Si, lors de précédentes périodes délicates, une entreprise n’a en effet jamais dû couper dans son dividende, il y aura alors de fortes chances pour qu’elle parvienne également à éviter de devoir le faire à l’avenir. Ces chances seront même encore plus grandes si le dividende a augmenté de manière constante, sans changements trop brusques au niveau de la politique de dividende. Si, par contre, le dividende a fortement augmenté par rapport à la hausse des bénéfices durant les dernières années, son octroi sera moins sûr. La marge de manœuvre du management sera en effet alors moins importante dans la mesure où celui-ci devra aussi utiliser le bénéfice à d’autres fins comme le remboursement des dettes et investissements et la constitution d’une poire pour la soif.
Pay-out ratio
La partie du bénéfice versée sous la forme d’un dividende – ce que l’on appelle aussi le pay-out ratio en anglais et qui n’est rien d’autre que le dividende par action divisé par le bénéfice par action – est dans ce cas cruciale. Plus ce ratio sera élevé, plus le risque que le management réduise ou, même, suspende le dividende en périodes difficiles sera grand. Le dividende du groupe de cosmétiques français L’Oréal a ainsi augmenté si vite ces dernières années qu’il représente aujourd’hui la moitié du bénéfice par action. Au vu des difficultés qui attendent le groupe aujourd’hui, la marge pour augmenter encore le dividende est pour le moins réduite !
Remboursement des dettes
Un autre élément important pour l’estimation du dividende tient dans les remboursements attendus des dettes. Car pour une entreprise, cela est plus important que le versement d’un dividende. Une entreprise fortement endettée sera ainsi plutôt tentée, surtout en période de crise, de réduire ou supprimer son dividende.
Rendement de dividende
Le rendement de dividende lui-même, soit le rapport entre le dividende par action et le cours de Bourse, peut représenter un indicateur important. S’il est très élevé – supérieur à 5 ou 6 % –, la méfiance sera de mise car il y aura alors de fortes chances pour que cela signifie que la Bourse ne croit pas dans la possibilité de maintenir un tel rendement. Et la Bourse a, a posteriori, souvent raison… Fin 2004, par exemple, le rendement de dividende de General Motors s’élevait à 5 %, ce qui était énorme pour le secteur, alors que l’action caracolait à 40 dollars. Aujourd’hui, le cours de l’action est retombé à… 2 dollars et plus personne ne parle de dividende. J’ai des parts de la sicav KBC Renta NZD-Renta. Dois-je les garder encore ?
Nous avons longtemps été des fans de cette sicav. Nous écrivions en mai 2009 que le dollar néo-zélandais (NZD) était devenu bon marché après sa chute de 2008 par rapport à l’euro. L’éclatement de la bulle immobilière avait pesé sur le cours de la devise. Mais le dollar s’est ensuite lancé dans une impressionnante remontée, au point qu’il est (re)devenu cher par rapport à l’euro. C’est pourquoi nous avons estimé qu’il était indiqué de prendre son bénéfice en novembre 2010. La sicav de KBC avait gagné 36 % au cours de cette période, grâce surtout à l’appréciation de la devise (+26 %).
Depuis janvier, c’est reparti dans l’autre sens. Le dollar néo-zélandais a perdu quelque 7 % par rapport à l’euro bien que les finances publiques néo-zélandaises ne sont pas dans le triste état que l’on voit ailleurs et que les emprunts en dollar néo-zélandais offrent un coupon supérieur de plus de 2 % à celui de leurs équivalents en euros. En fait la Nouvelle-Zélande est au bord de la récession économique et le récent tremblement de terre n’arrange rien. Les investisseurs internationaux ne sont plus séduits par un dollar cher. Certes, il y a un avantage en taux d’intérêt, mais il est jugé insuffisant pour compenser le risque de baisse de la devise.
Même après son récent recul, le dollar néo-zélandais est toujours surévalué par rapport à l’euro. Nous restons donc vendeurs.
Je possède des ING Global Opportunities et pensais que cette sicav ne distribuait pas de dividende. Il semble pourtant que ce soit le cas.
D’où vient ce dividende ? De la fiscalité. Lorsqu’un organisme de placement collectif de droit néerlandais distribue un dividende à ses déposants, il peut récupérer et intégrer dans son portefeuille l’impôt payé sur les dividendes qu’il a lui-même perçus, ce qui augmente sa valeur d’inventaire, De plus, les investisseurs néerlandais peuvent récupérer via leur déclaration le précompte payé sur ce dividende. Vous vous en doutez, tout cela est fort bien pour les Néerlandais (l’essentiel des clients) mais cela ne fait pas l’affaire des autres, notamment des Belges, qui ne peuvent récupérer ce précompte. Pire, ils se retrouvent soumis à un double précompte. Heureusement, il y a tout lieu de penser que la hausse de la valeur d’inventaire générée par ce mécanisme compensera au moins en partie ce désavantage.
Faut-il en déduire qu’un dividende sera désormais payé chaque année ? Allez savoir. Jusqu’ici, les gestionnaires ont tout fait pour ne pas en distribuer. En principe, cette stratégie demeure inchangée.
Quoi qu’il en soit, cela ne modifie en rien notre opinion sur ING Global Opportunities qui reste une de nos préférées dans la catégorie ‘actions mondiales’ avec des perles en portefeuille comme Apple (+63,7 % en 2010), Rio Tinto (+40,5 %) et Ping An Insurance (+37,4 %).







