Action correctement évaluée, mais risque élevé !
SEULS LES SPECULATEURS CONSERVERONT.
De récents revers subis ont amené UBS à se montrer plus réaliste dans ses objectifs. L'objectif de rentabilité des fonds propres en 2013 est à présent de 12 à 17 % (contre 15 à 20 auparavant). Le nouveau plan stratégique est en ligne avec nos attentes et avec ce que la concurrence a déjà annoncé. Comme prévu, la gestion de fortune, moins risquée, sera placée au centre du groupe, avec des objectifs de rentabilité et de croissance réalistes. Mais, au vu des défis à relever (faire cohabiter une activité liée aux marchés et la gestion de fortune, dans un environnement de crise), la banque d'investissement aurait pu faire l'objet d'une plus large restructuration. La cure d'amaigrissement de la banque aura vraisemblablement un coût important (cessions, pertes d'actifs…) qu'il est trop tôt pour chiffrer. Le vrai défi sera plutôt d'augmenter les revenus, si la crise et la méfiance des clients perdurent. La direction a donc raison de limiter son dividende à un symbolique 0,10 CHF brut. Nous tablons sur un dividende identique pour 2012 et sur 0,20 CHF pour 2013 et prévoyons un bénéfice par action de 1,30 CHF en 2011, de 1,20 CHF en 2012 et de 1,40 CHF en 2013.
Cours au moment de l'analyse : 9,99 CHF
Leader mondial dans la gestion de fortune, le suisse UBS traverse une crise de confiance. Aussi actif en banque d'investissement et en gestion d'actifs.