Enquête auprès des pharmaciens
26/1/2009
Les pharmaciens ne sont pas toujours assez attentifs aux besoins et au porte-monnaie du patient. C’est ce qui ressort des chiffres de la Mutualité Chrétienne et de l’enquête de Test-Achats menée dans 148 pharmacies.
Les enquêteurs anonymes ont, à chaque fois, demandé deux médicaments différents sur base d’une prescription en dénomination commune internationale (DCI). Lorsque le médecin fait une prescription en dénomination commune, cela permet au pharmacien, en accord avec le patient, de choisir entre divers médicaments composés de la même substance active.
Selon Test-Achats et la Mutualité Chrétienne, la plupart des pharmaciens ne tiennent pas toujours suffisamment compte de l’aspect thérapeutique et financier. Lors de la délivrance d’un médicament contre une hypertension chronique, 2 pharmaciens sur 3 n’ont pas demandé au patient, pourtant inconnu, quel médicament il prenait auparavant.
Pendant l’enquête, seulement 12 % des pharmaciens ont opté pour le médicament le moins cher dans les deux scénarios, tandis que 4 % ont chaque fois vendu le produit le plus cher. Même lorsque le médicament n’était pas en stock, la majorité des pharmaciens n’ont toujours pas commandé l’alternative la moins chère, mais un médicament un peu plus cher d’EG (Eurogenerics). Une prescription en dénomination commune donne la possibilité au pharmacien d’exercer son rôle de conseiller, pourtant ce principe est encore trop peu appliqué.

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