Test-Achats

Test Achats lance un nouveau médicament !


31/7/2008


Test Achats se moque de façon ludique des tentatives européennes d’affaiblir l'interdiction de la publicité grand public pour les médicaments sur prescription… Tentatives répétées pour autoriser l’industrie pharmaceutique à faire de l’ «information au public» !  Dans un spot pseudo publicitaire sur notre site, une personne en manque de motivation témoigne. Après le témoignage, une explication scientifique est donnée pour démontrer que ce soi-disant dysfonctionnement peut être parfaitement combattu avec le médicament Strivor !  Les patients témoins affirment qu’ils ont, grâce au traitement avec le médicament Strivor, à nouveau du courage à l’ouvrage dans leur travail et leurs activités  ménagères, etc.  Ce film est une fiction de la meilleure veine. Mais cette pratique est également utilisée par les producteurs de médicaments. Et ce n'est pas une fiction dans leur chef. Ces fabricants ont leurs propres intérêts et leurs propres priorités se heurtant toujours avec l’intérêt général de diffuser de l'information objective. Test Achats s’est opposé jusqu’à présent à toute tentative d’assouplissement de la législation et insiste même sur plus de contrôles de la réglementation déjà existante. Test Achats peut d’ailleurs déjà compter sur le soutien de la Ministre de Santé Publique, Madame L. Onkelinx.

Sur prescription: publicité grand public interdite, mais ...

La publicité grand public pour les médicaments sur prescription est en principe interdite. Test Achats souligne toutefois que les firmes rivalisent d’ingéniosité pour contourner cette interdiction. On voit par exemple se multiplier de prétendues "campagnes d’information" qui exagèrent les dangers d’une maladie ou les problèmes normaux de la vie courante (comme les problèmes de motivation) et suggèrent qu’il existe un traitement ou une prévention efficaces (dont on se garde bien d’évoquer les risques et l’efficacité souvent restreinte). Quand parallèlement, la firme démarche les médecins pour faire la promotion de son traitement, le résultat est le même qu’une publicité au sens strict. La campagne menée il y a quelques années sur les mycoses des ongles des orteils et dénoncée à l'époque par Test-Achats (campagne financée par Novartis pour son Lamisil) en est un exemple connu, mais il y en a d'autres.

Bien d’autres tactiques encore sont suivies. Les firmes n’hésitent parfois même pas à dépasser les frontières de la légalité. La communication sur le Macugen en est un exemple parlant. C’est un médicament sur prescription pour la dégénérescence maculaire. Début 2008, Test Achats découvrait le site www.macugen.be, accessible au grand public. Sur ce site, la notice, mais aussi des brochures d’aspect publicitaire avec notamment le slogan "Protégez votre vue avec Macugen". Ce n’est qu’après que Test Achats en ait informé l’Agence des Médicaments que, début avril,  la firme Pfizer a rendu son site inaccessible au grand public.

Le spot a été tourné aux Etats-Unis mais cela n’est pas une fiction
Le spot que nous montrons sur son site est bien une fiction. Mais l’exemple du médicament ézétimibe (nom de marque Ezetrol) démontre que cela n’est pas une fiction aux Etats-Unis. Ce médicament pour le traitement de certaines formes de hypercholestérolémie est arrivé sur le marché belge en 2004. Aux Etats-Unis et au Canada, il était déjà distribué depuis 2002. En 2006, l’ézétimibe représentait aux USA déjà plus de 15% des prescriptions de médicaments anticholestérol, alors qu’au Canada, elles ne représentaient que 3%. La différence est explicable par la législation: la publicité pour les médicaments sur prescription est interdite au Canada, mais permise aux Etats-Unis. Dans la littérature médicale faisant autorité, il est indiqué que l'ézétimibe n’a sans doute pas d’effet bénéfique et peut-être même le contraire! Une fois de plus, les patients sont sous pression de la publicité et l’objectif  n’est pas manqué. La question de savoir qui en profite est purement rhétorique.

Informer correctement ou chiffre d’affaires avant tout?

Test Santé signale également l’exemple du PerdoFemina. En 2007, Janssen Cilag lançait une campagne publicitaire pour ce médicament, présenté comme une nouveauté contre les règles douloureuses. En réalité, il s’agissait simplement d’ibuprofène, antidouleur classique dont il existe d’innombrables versions. Ce sur quoi la publicité se gardait bien d’attirer clairement l’attention. D’innombrables femmes ont acheté ce "nouveau" médicament, pensant qu’il avait été développé spécialement pour les règles douloureuses, alors qu’elles avaient sans doute déjà un produit identique dans leur armoire à pharmacie. Un gaspillage dangereux. Des femmes risquent d’avaler une dose trop importante d’ibuprofène, si elles ignorent que leurs deux antidouleurs différents sont en réalité totalement identiques. Ce qui augmente d’autant le risque d’effets indésirables graves.

Des développements inquiétants

La publicité grand public pour les médicaments sur prescription n’est autorisée qu’aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, où elle est d'ailleurs de plus en plus controversée. Mais en Europe, certains veulent modifier la législation, pour permettre aux firmes de s’adresser directement au public pour lui fournir une prétendue information sur les médicaments sur prescription. Test Achats considère que les risques d’une telle déréglementation sont énormes et les bénéfices pour la santé hautement hypothétiques. Les firmes sont à la source d’un conflit d’intérêt majeur et il est naïf d’attendre d’elles une information non biaisée. Il est également évident que le choix des médicaments sur lesquels porterait l’information se fera surtout sur base des priorités de la firme et non des réels besoins en matière de santé. La proposition européenne prévoit notamment que les firmes pourraient diffuser leur "information" par le biais de la radio, de la télévision, de la presse écrite, d’imprimés et même de l’Internet. S’engager sur cette pente glissante aurait  des conséquences néfastes pour le consommateur.

Test Achats demande

  1. Les institutions européennes doivent refuser tout assouplissement des règles en matière de communication par les firmes sur leurs médicaments sur prescription.
  1. Les autorités aident et encouragent les sources d’information vraiment indépendantes, seules susceptibles d’apporter au public des informations non biaisées.

 

  1. Il faut doter l’Agence des Médicaments, assez récemment installée, de plus de moyens pour mieux contrôler les publicités, tant celles à destination du grand public que celles visant les professionnels.
    • Les "campagnes d’information" développées ou soutenues par des firmes se révèlent souvent n’être que des subterfuges pour contourner l’interdiction de la publicité grand public pour les médicaments sur prescription. Il faut ici aussi instaurer des contrôles plus stricts à l’égard de ce phénomène en pleine croissance.

 
 

Combien coûte votre médicament?

Affiliez-vous

> Plus d'infos


Archives des magazines
Test-Achats
Budget & Droits
Test Santé
Commander
Abonnements
Livres et cd-rom
Newsletter
Contrats types
Général
Responsabilité
Contact
Site néerlandophone
Vie privée
Editeur responsable
Travailler chez Test-Achats
Test-Achats invest
Protection du consommateur
Mission
Historique
Principes
Actions
Structures
Collaborations internationales
Avantages
Citer TA
Positions
Contenu par type
Alarmes
Calculateurs
Dossiers
Forum
Prix
Focus
Tableaux
Publications
Thèmes
Alimentation
Argent & assurances
Auto & transport
Communication & multimédia
Energie & consommation durable
Droits & fiscalité
Maison & jardin
Mode de vie & bien être
Soins de santé