Un problème avec un médicament? Dites-le à Test Achats !
23/5/2008
Critiques corporatistes du monde médical, questions au sein du Parlement et un accord de coopération avec l'agence fédérale des médicaments plus loin, même le dernier des sceptiques ne peut plus nier les résultats. Ceux-ci confirment que le système où les patients peuvent adresser directement leurs plaintes au sujet des effets secondaires, est un complément nécessaire à la responsabilité des prestataires de soins. Test Achats demande plus de transparence autour de la sécurité des médicaments et plaide pour la mise en place d’un site web d’un accès aisé pour les consommateurs avec un aperçu des effets secondaires des médicaments, ouvert en toute transparence au niveau fédéral et européen.
Un retour en arrière...
Lorsqu’un médicament arrive sur le marché, tous les effets secondaires ne sont pas encore connus. Il peut donc arriver que quelqu’un souffre d’un effet secondaire inconnu. Depuis novembre 2006, le consommateur peut directement le signaler via le Point de contact Médicament de Test Achats (www.contactmedicaments.be). Avant, le consommateur ne pouvait s’adresser qu’à son médecin, son pharmacien ou son dentiste. Cela est toujours possible et cela doit continuer sans aucun doute. Le prestataire de soins reste toujours le premier contact. Toutefois, il semblerait que certains négligent parfois de donner suite au signalement du consommateur, par ex. en ne le rapportant par à l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). Conséquence, un nombre important d’effets secondaires restent longtemps inaperçus ou semblent rares, alors qu’ils surviennent peut-être régulièrement et méritent d’être connus. Et c’est pour cela que Test Achats a développé le point de signalement, qui a apparemment du succès. Les signalements des patients représentent un complément précieux au système traditionnel de notification par l’intermédiaire des prestataires de soins. Les patients signalent parfois d’autres effets secondaires, ils communiquent plus vite, en plus grande quantité par rapport au sujet de certains effets secondaires et tout cela dans un langage simple et avec un sens du détail. De cette façon, les signalements ne sont pas d'abord interprétés par le prestataire de soins et sont par conséquent plus concrets. Au niveau européen, il existe d’ailleurs des projets visant à inscrire la notification directe par les consommateurs dans la législation.
Les résultats du point de contact un an et demi après
Un an et demi après le lancement de ce point de contact, Test Achats peut parler d’un grand succès. Test Achats a reçu plus de 250 notifications. Ce chiffre est comparable aux chiffres de la première année d’activité du point de contact « Lareb» créé par les autorités néerlandaises. 75 % des signalements concernaient principalement les effets secondaires des médicaments pour le système cardio-vasculaire, suivis par des médicaments pour soigner le système nerveux et les anti-infectieux. Il y a eu 35 signalements relatifs à des médicaments en ventre libre, des compléments alimentaires et des produits à base de plantes. Les autres problèmes rencontrés par le consommateur concernent le coût, la notice ou le mode d'administration du médicament. Plus de 37 % des personnes signalent spontanément avoir interrompu le traitement à cause des effets indésirables rapportés. Près de 25 % disent que le médecin ne voulait pas entendre leur plainte. Ils ont souvent le sentiment de ne pas être pris au sérieux par leur médecin.
Parfois jusqu’à un retrait
Une pharmacovigilance de qualité contribue à l'évaluation de la valeur réelle d’un médicament. Cette connaissance permet aux instances compétentes de prendre les mesures nécessaires. Suivant la gravité de l'effet secondaire, l’AFMPS peut mettre en garde les prestataires de soins, faire adapter la notice ou changer le mode de délivrance (en vente libre ou pas). Dans certains cas, l’utilisation d’un médicament peut même être suspendue. Ainsi le point de contact a reçu une notification pour une lourde affection du foie, potentiellement mortelle, après l'utilisation de l'anti-inflammatoire Mesulid. L’AFMPS a finalement retiré le médicament en décembre 2007, suite à son précédent retrait en Irlande lorsqu’on a découvert qu’il pouvait causer un grave empoisonnement du foie.
Prévenir c’est guérir !
Après les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse et le Danemark, le point de contact belge de Test Achats a prouvé sa nécessité. Pourtant, il n’a jamais été question que l’organisation des consommateurs prenne la place des autorités. Au contraire, Test Achats veut attirer l’attention du ministre compétent de la Santé Publique sur sa responsabilité. Test Achats est bien entendu disposé à jouer son rôle en tant que point de contact privilégié du grand public et à partager son expertise dans la matière. Test Achats demande plus de transparence autour de la sécurité des médicaments et plaide pour un site web d’un accès aisé pour les consommateurs avec un aperçu des effets secondaires des médicaments communiqués au niveau fédéral et européen.
Formulaire de signalement à remplir via notre site
ou sur: www.contactmedicaments.be
ou via un formulaire imprimé disponible au 02/542.33.93

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