Une nouvelle forme de lettres nigérianes
22/9/2009
Vous surfez sur internet lorsqu’une jeune fille que vous ne connaissez pas souhaite discuter via messagerie instantanée avec vous. Prudent, vous n’y donnez pas suite. Mais imaginons un instant que, curieux, vous acceptiez. Voici ce qui pourrait se passer.
La conversation s’engage
Originaire de la Côte d’Ivoire, elle insiste pour avoir avec vous des propos quelque peu éloquents et vous envoyer une photo soi-disant d’elle-même dans le plus simple appareil.
Vous seriez alors rapidement contacté par un « procureur du roi » de la Côte d’Ivoire aux allures tout aussi douteuses qui vous ferait part d’une plainte déposée par le père de la jeune fille à votre encontre pour pédophilie et attentat à la pudeur sur le net. Or vous vous étiez pourtant bien assuré que cette personne était majeure.
Arnaque
Ce procureur du roi souhaiterait transiger avec vous pour classer la plainte et vous réclame à cet effet pas loin de 3000€ (montant qui, comme par hasard, peut être réduit si vous assurez que vous n’avez pas de telles sommes).
Une adresse courrier électronique étrange, un numéro de téléphone personnel et des menaces de diffuser une vidéo de vous qui aurait été enregistrée pendant les faits devraient achever de vous convaincre du manque de sérieux de cette histoire.
Laissez tomber ou portez plainte
Il est évident qu’il convient de ne donner aucune suite à ces contacts.
Par ailleurs, vous pouvez avertir la Direction générale contrôle et médiation, Services centraux – FO, WTCIII, boulevard Simon Bolivar 30, 1000 Bruxelles. Il est aussi possible de les joindre par courrier électronique à l’adresse eco.inspec.fo@economie.fgov.be, ou par fax au 02 277 54 52.

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