Aliments : à quand une baisse généralisée des prix ?
Après une très forte hausse entre août 2007 et juillet 2008, l'inflation recule depuis le début de cette année. En mars, elle a même dégringolé à 0,62 %. Beaucoup de produits suivent cette évolution. Ainsi, le prix du mazout de chauffage a diminué de près de 50 % au cours des derniers mois et celui du diesel et de l'essence, de près de 30 %. Test-Achats se réjouit bien entendu de cette bonne nouvelle. Mais elle tempère néanmoins son enthousiasme. Car un secteur n'est pas l'autre. Les prix des aliments avaient augmenté plus vite que l'inflation. Et, après 3 mois de stabilisation fin 2008, ils sont repartis à la hausse au début de cette année. Il y a bien entendu des exceptions, mais certaines augmentations de prix semblent difficilement explicables aux yeux de Test-Achats. En tout cas dans une période où on s'attendait à une baisse généralisée. Test-Achats constate en outre que pour un même produit, les variations de prix ne sont pas répercutées dans une même mesure, ni au même moment, dans tous les supermarchés. Et que, dans un même supermarché, les prix n’évoluent pas non plus de la même manière entre les grandes marques, les marques de distributeur et les marques premier prix. En ces temps de crise, pour aider à acheter malin et moins cher, Test-Achats propose un petit guide pratique à obtenir au 0800 50 222.
Inflation ?
Notre pays se remet à peine d’une période de forte inflation, qui a vu les prix flamber dans de nombreux domaines, surtout ceux de l’énergie et des aliments. L’inflation a véritablement commencé à s’emballer durant le deuxième semestre de 2007. Elle a culminé à pas moins de 5,91 % sur base annuelle en juillet 2008 et, depuis lors, elle redescend de mois en mois. En mars dernier, elle n'atteignait plus que 0,62%. De là à penser que tous les prix des aliments sont repartis à la baisse, il y a un pas que la réalité sur le terrain interdit de franchir. En effet, l’indice de prix des produits alimentaires – qui reflète le niveau de prix global des aliments – n’est pas redescendu depuis le mois d’août, malgré la baisse de l'indice général des prix à la consommation. Il a même connu une nouvelle hausse au mois de janvier. Ainsi, entre août 2007 et janvier 2009, la farine et les pâtes ont augmenté de plus de 30 % !
Relevés de prix dans les magasins
Test-Achats a envoyé, entre juillet 2008 et mars 2009, ses enquêteurs relever une fois par mois le prix d'une série de produits de consommation courante, dans différents supermarchés. Ces relevés ont permis de constater que, pour un même produit, les variations de prix ne sont pas répercutées dans une même mesure, ni au même moment, dans tous les supermarchés. Par ailleurs, dans une même enseigne, les prix n’évoluent pas non plus de la même manière entre les grandes marques, les marques de distributeur et les marques premier prix. Globalement, et malgré de nombreuses exceptions, les enquêteurs de Test-Achats ont relevé davantage de hausses de prix pour les produits de grandes marques ou de marque du distributeur. Pour le riz, en sachets, par exemple, Test-Achats a constaté jusqu'à près de 40 % de hausse pour une marque de distributeur entre juillet 2008 et mars 2009.
Trop de hausses inexplicables
Test-Achats s'explique mal certaines hausses. Faut-il tenir compte d'un effet retard, l'argument selon lequel les prix d'aujourd'hui sont encore la conséquence des prix élevés des carburants et des matières premières d'il y a quelques mois ? Pourquoi alors cela n'a-t-il pas joué lorsque l'inflation a brusquement augmenté en août 2007, et que les prix alimentaires ont immédiatement suivi ?
Pour Test-Achats, cela ressemble plutôt au refrain connu : une fois que les prix ont augmenté, il est difficile, lorsque la conjoncture est à nouveau à la baisse, de les voir redescendre à un niveau raisonnable. Prenons l'exemple des voyages en avion. Les suppléments carburant comptés par les compagnies au cours de la première moitié de 2008 pour faire face aux prix élevés des carburants sont encore toujours appliqués, bien que le prix du kérosène ait fortement diminué entre-temps. Il s'agit donc d'une hausse de prix cachée, ni plus ni moins. En matière de prix des aliments, le secteur de la distribution a un rôle à jouer dans le maintien d'une politique de prix corrects. L'action que Delhaize a menée en début d'année à l'encontre d'Unilever, outre un bon coup de pub pour la chaîne de supermarchés, témoignait clairement de la position de force que le secteur de la distribution peut exercer. Le consommateur individuel a bien entendu moins de recours, si ce n'est essayer d'autres produits ou changer de supermarché.
Dans le contexte et la conjoncture de crise actuelle, autant consommer malin…
Test-Achats propose pour ce faire un petit guide pratique gratuit : « ACHATS MALINS A PRIX SYMPAS » Pour l’obtenir, un seul numéro gratuit : 0800 50 222.

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