Test-Achats

Les consommateurs dénoncent le fonctionnement de la justice et l’opacité des honoraires des avocats


24/10/2011


L’Association des Consommateurs Test-Achats publie, dans la dernière livrée de son magazine Budget & Droits, les résultats d’une enquête de satisfaction sur la justice, les avocats et les notaires. Deux tiers des participants à l’enquête disent avoir une opinion négative de la justice. Seule une minorité ferait d’ailleurs (à nouveau) appel à la justice en cas de conflit grave avec une personne ou une institution. Une série de ceux qui l’ont déjà fait disent avoir abandonné prématurément l’action en justice, essentiellement à cause de son coût élevé, ou parce qu’ils n’avaient plus confiance en la justice ou en leur avocat. Ceux qui se sont accrochés ont dû faire preuve de patience : dans 69 % des cas, ils ont dû patienter plus d’un an entre le tout début de la procédure judiciaire et le jugement en première instance ! La satisfaction à l’égard des avocats n’est pas fameuse non plus : bon nombre de répondants qui ont fait appel à un avocat estiment qu’il les a très mal informés sur une série d’aspects importants, comme le montant de ses honoraires. Sept répondants sur dix estiment également que leur avocat leur a coûté cher ou trop cher, et quatre sur dix déclarent avoir connu un litige sérieux avec leur avocat, à cause de son attitude à leurs yeux négligente, de son incompétence, du montant de ses honoraires ou du fait qu’il ait agi contre la volonté de son client ou du moins sans le consulter. Les notaires, en revanche, suscitent plus de satisfaction. Plus de deux tiers des participants sont très satisfaits de la capacité d’écoute de leur notaire, de sa ponctualité lors des rendez-vous et de la clarté de son discours.

 

Dans son dernier numéro de Budget & Droits, Test-Achats publie les résultats d’une double enquête qu’elle a effectuée auprès de consommateurs : d’une part le sentiment de la population sur la justice en général (près de 460 répondants), d’autre part la satisfaction des répondants (1750 réponses au total) à l’égard de l’avocat et/ou du notaire auxquels ils ont, le cas échéant, fait appel au cours des dix dernières années.

 

Une piètre opinion de la justice

Deux tiers des participants à l’enquête disent avoir une opinion plutôt, voire franchement, mauvaise de la justice. Seule une minorité ferait (à nouveau) appel à la justice en cas de conflit grave avec une personne ou une institution : pour les litiges commerciaux, par exemple, seuls 20 % seraient prêts à intenter un procès. Pour les litiges liés au travail, 40 % de ceux qui n’iraient pas en justice se tourneraient plutôt vers leur syndicat. Une série de répondants qui ont intenté un procès disent par ailleurs avoir abandonné prématurément l’action en justice, essentiellement à cause de son coût élevé, ou parce qu’ils n’avaient plus confiance en la justice ou en leur avocat. Ceux qui se sont accrochés ont dû faire preuve de patience puisque, dans 69 % des cas, ils ont dû patienter plus d’un an entre le tout début de la procédure judiciaire et le jugement en première instance. Dans 42 % des cas, l’attente a dépassé deux ans et, dans 15 % des cas, 5 ans ou plus ! Le délai raisonnable, que l’on peut estimer à un an pour des affaires ordinaires, a donc été donc largement dépassé dans plus de deux tiers des cas.

 

L’avocat n’informe pas suffisamment

La moitié des participants à l’enquête ont eu recours à un avocat au cours des dix dernières années. Dans plus d’un tiers des cas, il s’agissait d’une affaire familiale (séparation, obligation alimentaire, succession,…). Près de la moitié des répondants concernés ont choisi leur avocat sur recommandation de proches ou d’un autre professionnel de la justice. En revanche, 20 % ne l’ont pas choisi eux-mêmes; il leur a été désigné par exemple par leur assureur. Etonnant puisque, comme le rappelle Test-Achats, si la compagnie d’assurance protection juridique indique un avocat, on a parfaitement le droit d’en choisir un autre.

 

L’enquête met par ailleurs le doigt sur un manque criant d’informations de la part des avocats. Plus de la moitié des répondants disent ainsi avoir été très mal informés par leur avocat sur une série d’aspects essentiels, comme ses honoraires (61 %) et le coût total de la procédure en justice (67 %). Certes, il est illusoire d’espérer que l’avocat annonce d’emblée le montant total à l’euro près, mais il serait élémentaire qu’il explique clairement la manière dont il facture ses honoraires et les différents frais, et qu’il en établisse un relevé périodique. A en juger par l’enquête, ce n’est pas souvent le cas. Ainsi, 13 % des répondants qui ont reçu une note de frais affirment avoir dû en faire explicitement la demande. Et 6 % déclarent avoir carrément dû payer davantage pour obtenir un tel justificatif ! C’est totalement inacceptable et contraire à toute déontologie. Certains avocats ne se sentent manifestement pas concernés par les obligations de transparence et d’information qui leur incombent au même titre qu’à tout autre prestataire de services !

 

Par ailleurs, une grande majorité des répondants estiment que leur avocat est plutôt cher (48 %), voire trop cher (21 %). Parmi ceux dont l’affaire est clôturée, la moitié ont payé plus de 2 500 € à leur avocat, et 20 % ont déboursé plus de 7 000 €. Au final, seul un bon tiers des répondants se disent très contents de leur avocat, et ils sont à peine un peu plus nombreux (quatre sur dix) à déclarer qu’ils le recommanderaient à des proches.

 

Relations pas toujours au beau fixe

La question des honoraires empoisonne parfois les relations entre l’avocat et son client, mais elle n’est pas la seule ni la principale. De l’avis des répondants qui disent avoir eu un litige sérieux avec leur avocat (40 % !), les principaux motifs de conflit était l’attitude à leurs yeux négligente de l’avocat (15 %), son incompétence (13 %), le montant élevé de ses honoraires (11 %), et le fait qu’il ait agi contre la volonté de son client ou du moins sans le consulter (11 %). Un tiers des répondants concernés n’ont entrepris aucune démarche pour remédier au problème, soit parce qu’ils ne savaient que faire, soit de crainte que la situation n’empire. Un quart ont changé d’avocat, d’autres encore ont stoppé tout contact avec l’avocat suite au litige qui les opposait, et certains (4 %) ont carrément entamé une action en justice contre lui !

 

Le notaire, incontournable

Deux tiers des participants à l’enquête ont eu recours aux services d’un notaire au cours des dix dernières années, essentiellement pour une transaction immobilière ou une succession. Plus de la moitié de ces répondants se disent très satisfaits des informations communiquées par le notaire sur les différentes étapes de la procédure, les honoraires et les autres coûts de l’opération (droits d’enregistrement en cas d’achat d’un immeuble, par exemple). Plus de deux tiers des participants sont, par ailleurs, très satisfaits de la capacité d’écoute du notaire, de sa ponctualité lors des rendez-vous et de la clarté de son discours. L’aspect qui suscite le moins de satisfaction est le montant des honoraires.
Au total, 59 % des répondants se disent très satisfaits du notaire auquel ils ont eu affaire, et 20 % en sont plutôt satisfaits.

 

Test-Achats réclame des mesures de transparence !

Les résultats de l’enquête révèlent de graves lacunes en matière de fonctionnement de la justice (lenteur, coût, espoir de succès, …) et de transparence des honoraires d’avocat. Dans cette optique, Test-Achats lance un nouveau plaidoyer pour des actes de procédure plus simples et moins chers et pour plus de moyens à disposition des magistrats. En ce qui concerne la transparence des avocats, Test-Achats demande la généralisation d’un contrat-type (accompagné d’une grille tarifaire et d’une évaluation périodique des frais) tel que déjà pratiqué dans certains arrondissements et l’obligation pour l’avocat de donner un avis pondéré et motivé quant aux chances de succès en justice.


Discussion
Le: 25/10/2011 16:31

Les consommateurs dénoncent le fonctionnement de la justice et l’opacité des honoraires des avocats

Bonjour,

Je suis très étonné du contentement relatif de votre panel sur les notaires.

Je suis amené à fréquenter les notaires à titres privé (achat, donation, ...) et professionnel (syndic) et je ne rencontre qu'extrêment peu de notaire consciencieux.

Le notaire conscencieux :
* connaît sa matière, en particulier les conséquences financières et fiscales de choix qui sont faits pour ses clients. Je constate beaucoup de médiocrité et, sans avoir fait d'études de droits mais en lisant les textes de lois, j'ai appris beaucoup de choses aux notaires... bref le monde à l'envers
* donne de l'information objective, détaillée et transparente. Je constate que beaucoup de notaires cachent de l'information, pour différentes raisons mais vraiment pas les meilleures. Cela peut aller du "tirage de parapluie" pour limiter au maximum leur responsabilité à la recherche de la solution procurant le moins de travail mais la meilleure rémunération au notaire...
* répond à tous les courriers qui lui sont adressés, en particulier de ses confrères. Dans le cadre d'un achat immobilier, j'ai failli perdre les 10% d'acomptes payés lors du compromis parce que le notaire du vendeur n'a pas répondu à 3 fax de mon notaire. J'ai soumis ce cas à la chambre des notaires compétente : que croyez-vous qui se soit passé... Malgré toutes les preuves à l'appui, la chambre a protégé son mouton noir. De quoi les encourager dans cette voie.

Conclusion : malgré les avancées pour éliminer le phénomène de notaire "uniquement de père en fils", le cadre législatif actuel de l'officier d'état public (incontournable) ne protège qu'un seul intervenant, le notaire lui-même et jamais ses clients. Il serait intéressant de faire une étude par profession sur les sinistres d'assurance responsabilité professionnelle et les montants d'indemnisation payés par les assureurs aux victimes. Test-achat relevra-t-il ce défi?

N.B. : et je passe sous silence la position privilégiée des notaires pour s'exercer de manière tout à fait protégée au délit d'initié ainsi qu'à la concurrence immobilière et le détournement commercial de leur rôle d'officier d'état civil pour les transactions immobilières - l'information du public étant totalement insuffisante et également incompréhensible.



Auteur: marc.pirson
Le: 05/11/2011 14:53

Re: Les consommateurs dénoncent le fonctionnement de la justice et l’opacité des honoraires des avocats

bonjour vous me faite peur là j'envisage d'acherter un bien et vous me faite douter sur la competance des notaires
d'autant plus que je n'en ai pas un d'office je vais devoir en chercher mais là je ne sais pas sur qui je tomberai
Et moi qui pensai que notaire voulait dire justice et droiture


Auteur: cameroun
Le: 16/11/2011 18:19

Re: Les consommateurs dénoncent le fonctionnement de la justice et l’opacité des honoraires des avocats

Je lis votre document sur le fonctionnement de la justice, les avocats, les notaires.

Je suis personellement très insatisfait de mon Notaire à qui j'ai confié l'achat d'une maison, suivi de la vente d'un appartemnent pour financer les travaux de la maison.

Ce Notaire qui à traité plusieurs affaires familiales, ignore mes appels téléphoniques et l'envoi de mails, des questions urgents n'ont pas été traitées après plus d'un mois (désistement suite à une offre écrite d'achat) aucune action ne semble avoir été prise avec le notaire de l'offrant.

Quel sont les recours contre un notaire qui néglige des dossiers ?

FK


Auteur: fkobia
Le: 19/11/2011 17:31

Re: Les consommateurs dénoncent le fonctionnement de la justice et l’opacité des honoraires des avocats

Il était temps que TA fasse une enquête sur les (dis)fonctionnements de cette "élite" sensée représenter les lois et le respect de la démocratie.
Je n'ose plus en rire, car naïvement, je croyais ces corporations,hormis qques brebis galeuses comme dans toutes les professions, au-dessus de tout soupçons et qu'elles remettaient les "indignes" dans le droit chemin via leurs instances supérieures.
J'ai du cruellement déchanter à ce sujet et je peux vous dire que mon expérience est longue, douloureuse et loin d'être terminée.
Mon 1° avocat s'est planté méchamment, a frôlé la crise d'hystérie et m'a jeté comme un chien parce que j'osais lui reprocher ses erreurs lors d'une succession face à un notaire indélicat.
Le second, qqu'un de "très bien" a repris le dossier pendant 4 ans sans succès.
Malgré les preuves du disfonctionnement, le notaire incriminé n'est pas inquiété par le procureur du Roi (ça va s'arranger), le président du tribunal de 1° instance qui lui avait confié le dossier "suivez la procédure" ce qui veut dire aller en justice.
Idem pour la chambre des notaires, seule à pouvoir prendre d'éventuelles sanctions. Elle fait fi des doléances lui présentées par mon avocat et par moi-même et ne donne pas la suite attendue à cette affaire.
Bonjour la conscience professionnelle et le désir d'ordre manifestés par ces officiers publics assermentés sensés contrôler ces autres officiers publics en cas de plainte.
Après une demande en dessaisissement introduite en juin 2010 par mon 2° avocat (depuis juin 2006 pour cette affaire), il me laisse tomber "pour raisosns personnelles" sans pour autant me désavouer et en reconnaissant par écrit que j'ai été bien maltraitée dans cette affaire. Il affirme qu'il ne peut aller plus loin................
J'attends la décision du juge pour le dessaisissement. Elle sera positive. Il a demandé en fin d'audience à ce notaire
son avis sur le dessaisissement. Réponse "oui", donc j'attends la confirmation de ce jugement dont la réponse est connue d'avance.
Quel bonheur de vivre dans une si belle démocratie qui permet aux personnes incriminées de choisir la décision à prendre à leur égard. Cela ne laisse pas grand chose de bon à espérer pour la suite de l'affaire.
Pour prendre l'ampleur du phénomène, il suffit de consulter sur internet France (en Belgique on ne trouve pratiquement pas d'infos) le site "notaires véreux, indélicats etc...
C'est édifiant et consternant, et peu de choses à attendre.
Je remercie TAde son enquête, mais cela n'avance guère les victimes de savoir qu'il y en a d'autres.
Il faudrait pousser plus loin la démarche et créer des associations qui permettraient aux personnes lésées de se grouper en comité de contestation. On peut réver.
Peut-être en existe-t-il? Je n'ai pu jusqu'à présent obtenir des renseignments à ce sujet en Belgique.
Demain, je m'informe chez TA et je serais reconnaissante à toutes les personnes, TA y compris, qui auraient des infos à ce sujet de bien vouloir m'en faire part.


Auteur: louvaucelle
Le: 22/11/2011 21:36

Re: Les consommateurs dénoncent le fonctionnement de la justice et l’opacité des honoraires des avocats

Bonne question mais pas de réponses satisfaisantes.
En cas de problème, vous pouvez vous adresser à la chambre des notaires mais généralement sans succès, je suis bien placée pour le savoir, voir la réponse Marc Pirsone et notaires véreux etc.. sur internet.
Si vous n'êtes pas satisfait ddu suivi de la chambre des notaires, vous pouvez demander le dessaisissement, et rebelote pour une situation gérée par un confrère!!!!!!!!!!!! qui osera vous donner raison??????..
Si le notaire vous a causé un préjudice important, vous pouvez introduire une action en responsabilité et bonjour les années de galère si le tribunal vous donne raison et que le notaire va en appel
Il faut vraiment être un mouton enragé et tétû pour poursuivre un notaire, alors bon courage si ça vous arrive.


Auteur: louvaucelle
Le: 02/12/2011 10:42

Re: Les consommateurs dénoncent le fonctionnement de la justice et l’opacité des honoraires des avocats

Bonjour,

Je viens de lire votre article et me joins à vous pour dénoncer les avocat et notaires incompétents, négligents voire malhonnêtes.
J'ai divorcé en 1995 aux torts de mon mari. Nous étions mariés depuis 22 ans et je travaillais comme épouse aidante non payée dans l'agence bancaire (Dexia) dont il était directeur. Lorsqu'il m'a quittée pour une employée de l'agence, il a vidé tous les comptes, changé le nom des bénéficiaires des assurances, vidé le coffre. Je me retrouvais sans travail, sans droit au chômage, sans rien du tout.
Nous sommes fin 2011, et après avoir dû changer 9 fois d'avocats incompétents mais gourmands au niveau des honoraires (25 000 euros de dépense pour rien), la liquidation des biens n'est pas terminée.
Le dernier avocat -qui est réputé pour son excellence- m'a roulée encore plus que les précédents: il a fait un arrangement totalement négatif pour moi, sans me consulter, avec l'avocate de mon ex mari ET le notaire; et tous deux m'ont obligée à signer une liquidation incomplète et remplie d'erreurs sous menace de frais supplémentaires à payer si je refusais l'arrangement pris sans m'avoir consultée par mon avacat. L'avocat m a réclamé 7 760 euros et le notaire 5000 euros.
J'ai porté plainte contre eux, donc au Bâtonnier, au Président de la Commission des Honoraires, et au Président de la Chambre des Notaires de Mons.
J'ai reçu un avis favorable de la part du bâtonnier, un rendez-vous pour médiation chez le président de la commission des honoraires, et un refus total de corriger les erreurs chez le président de la chambre des notaires, qui n'a trouvé aucun manquement à la chartre déontologique par le notaire.
Donc il semble normal d'attendre plus de 17 ans pour recevoir la part de la communauté qui me revient, et de vivre de la petite pension alimentaire que le tribunal a exigé de mon ex mari lors du divorce...

Et l'affaire n'est pas finie...

Si vous savez où vous adresser, n'hésitez pas à me le dire, et j'en ferai de même pour vous.

Curieux que l'enquête a été positive en ce qui concerne les notaires


Auteur: d_neffe@yahoo.com
Le: 06/12/2011 11:43

Re: Les consommateurs dénoncent le fonctionnement de la justice et l’opacité des honoraires des avocats

Je suis le plus jeune d'une famille nombreuse, et les 2/3 de mes fères et soeurs sont décédés. Notre père est décédé en 1965 et notre mère en 1981. Le notaire désigné (et maintenant déjà son fils) a réalisé une bonne partie des actifs. La somme à sa disposition est très importante et n'a jamais été distribuée. Un actif non vendu cité pour mémoire s'est avéré valoir plus de 1,5 Millions d'Euros. Le notaire entretient soigneusement la dispute entre les héritiers, appuyé en cela par leurs nombreux avocats, et tous y trouvent des choux gras. Nul n'est tenu de rester en indivision !!! Quelle blague. Bravo la justice et le corporatisme des notaires et avocats. A ce train là où va la Belgique.


Auteur: centurion43
Le: 15/04/2012 19:47

Re: Les consommateurs dénoncent le fonctionnement de la justice et l’opacité des honoraires des avocats

Je me battrai jusqu’au bout contre mon notaire lamentable jusqu’à ce que justice soit faite. "A quoi servent les lois si elles ne sont pas respectées ?Je sais qu’il n’y a pas de solution facile. Il va falloir se battre. Je me battrai jusqu’au bout.


Auteur: Fedup
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