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Parfums d’ambiance : pas toujours innocents

26 sept. 2013

Ils promettent fine senteur et sentiment de bien-être, mais nombre de parfums d’ambiance tels que bâtons ou cônes d’encens et brûleurs d’huiles essentielles sont bien moins sains qu’on ne le croit. C’est ce qui ressort de l’enquête de Test-Achats qui a analysé les émissions de 23 produits de ce type dans le cadre d’une grande enquête européenne portant au total sur 57 produits. Dans certains cas, notamment pour les encens, les résultats sont alarmants : les émissions de composés organiques volatils et de benzène sont parfois très élevées. Dans ce cas, ces produits doivent être retirés du marché. Test-Achats demande donc aux autorités nationales et européennes de prendre des mesures urgentes sous forme de normes et de renforcement de l’étiquetage, voire de retrait.

23 parfums d’ambiance testés, 57 en Europe !

Les désodorisants d’intérieur existent sous plusieurs formes : bâtons ou cônes d’encens, bougies parfumées, brûleurs d’huiles essentielles (à l’aide d’une bougie chauffe-plat), diffuseurs parfumés… Pour son analyse, Test-Achats a acheté quatre brûleurs d’huiles essentielles, onze bougies parfumées, une bougie normale pour pouvoir comparer les émissions et sept bâtons et cônes d’encens. L’organisation des consommateurs a mesuré les émissions de composés organiques volatils (COV), de particules fines et de substances cancérigènes telles que le formaldéhyde et le benzène. Il s’agissait également de voir si ces produits contenaient et émettaient des substances allergènes. Ce test a été réalisé en collaboration avec trois autres organisations de consommateurs (Italie, Espagne et Portugal) ayant soumis des produits commercialisés sur leur marché respectif. Pour finir, Test-Achats a examiné et évalué les étiquettes de tous ces produits.

Des parfums potentiellement allergènes

Certaines substances, qu’elles soient naturelles ou synthétiques, contenues dans ces parfums d’ambiance peuvent provoquer des réactions allergiques. Dans le cas de diffuseurs de parfum comme les bâtonnets plongés dans un liquide parfumé, le risque pour la santé provient essentiellement de substances allergènes pouvant conduire à une réaction cutanée lors d’un contact avec le parfum. Parmi les produits nécessitant une combustion pour diffuser leur parfum, des allergènes ont surtout été retrouvés dans les émissions des encens et des brûleurs d’huiles essentielles. En revanche, les bougies parfumées testées en émettent beaucoup moins, voire presque pas.

Une pollution atmosphérique importante

Certains produits testés diffusent non seulement des allergènes, mais également des particules fines, des COV, des substances cancérigènes telles que le formaldéhyde et le benzène et des substances irritantes. Aucun des encens testés ne respecte la valeur guide à long terme de la Région flamande pour déterminer un air intérieur de bonne qualité qui est de 200 µg/m³ de COV. Les émissions mesurées vont de 341 µg/m³ à 6 740 µg/m³ pour le cône d’encens! Or, il y a encore bien d’autres sources de COV dans une habitation. Outre cela, les encens testés émettent des substances cancérigènes telles que le benzène et le formaldéhyde, certains en quantité énorme. Et ce, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère qu’aucune concentration n’est sans risque. Ainsi, la combustion des cônes testés atteignait-elle 490 µg/m³ de benzène ! Soit huit fois plus qu’une cigarette allumée. Et certains encens ont obtenu à nouveau de mauvais résultats pour le formaldéhyde. Ces derniers produits doivent être retirés du marché, c’est en ce sens que Test-Achats va plaider auprès des Ministres belges compétents (Protection du consommateur et Santé publique).

Des directives pour les étiquettes !

Aucune législation actuelle ne régit l’étiquetage des désodorisants. Les fabricants peuvent souscrire à un programme volontaire de l’AISE (l’Association internationale des fabricants) qui prévoit certaines lignes directrices. Il existe également des normes européennes d’étiquetage pour les bougies, mais qui ne sont pas obligatoires. La plupart des produits testés indiquent comment ils doivent être utilisés en toute sécurité. Malheureusement, ils ne signalent pas tous la présence éventuelle de substances allergènes ou irritantes. On trouve cependant des informations utiles pour les personnes sensibles et des conseils tirés du programme volontaire. Mais vu la nature de ces produits, Test-Achats estime qu’un bon étiquetage devrait être obligatoire. Test-Achats considère, en outre, que des photos de denrées alimentaires telles que des fruits ou des épices ne devraient pas pouvoir figurer sur ce type de produits.

Ce que demande Test-Achats

Certains désodorisants détériorent de manière significative la qualité de l’air ambiant en émettant des composés aussi nocifs que ceux de la fumée de tabac. Test-Achats demande des mesures de la part des autorités européennes et nationales :

  • L’établissement de règles contraignantes prévoyant des plafonds maxima d’émissions de COV et de particules fines pour ces parfums d’ambiance.
  • L’obligation de proposer un étiquetage signalant les ingrédients allergènes et précisant les précautions d’utilisation.
  • Le contrôle approfondi des produits mis sur le marché, avec une attention particulière à ceux nécessitant une combustion. Le cas échéant, certains produits devraient être retirés du marché.
  • Le retrait immédiat du marché des encens testés, car ils nuisent à la santé.

Test-Achats va s’adresser, en collaboration avec les autres organisations de consommateurs, à la Commission européenne afin d’exiger une meilleure règlementation portant sur des normes plus strictes d’émissions, un étiquetage obligatoire et clair, mais aussi aux autorités belges pour prendre les mesures de retrait des produits dangereux pour la santé des consommateurs.


Pour visualiser notre vidéo sur les parfums d’ambiance, cliquez sur le lien suivant : http://youtu.be/PhapApyFF_g