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Frais de réimpression des billets d’avion : Test Achats porte plainte à l’Inspection Economique

05 févr. 2020

En octobre dernier, Test Achats mettait plusieurs compagnies aériennes en demeure de modifier leurs clauses de réimpression des billets d’avion. Ces clauses imposent aux passagers de payer des frais, parfois très élevés, pour pouvoir modifier une faute de frappe dans l’encodage de leurs noms lors de la réservation.

Dans la majorité des cas, la compagnie aérienne prévoit (expressément ou en pratique) la possibilité de modifier les fautes de frappe à la condition de payer un certain montant. C’est le cas notamment chez Brussels Airlines (25 EUR pour modifier jusqu’à 2 caractères) ou TAP Air Portugal (25 EUR pour 3 caractères). British Airways prévoit quant à elle l’obligation de payer la différence de tarif si le prix du billet a entretemps été revu à la hausse (en ce compris le prix du carburant, taxes et autres frais). Idem chez Vueling, qui prévoit en plus des frais fixes de 50 EUR par trajet. Dans tous les cas, si le passager concerné ne paye pas le « fee » (ou le fait trop tard selon certaines compagnies aériennes), il devra racheter un billet à un prix généralement beaucoup plus élevé, à défaut de quoi l’embarquement lui sera refusé. D’autres compagnies vont carrément plus loin et ne permettent pas de changer les fautes de frappe. L’embarquement est tout simplement refusé au passager ! C’est le cas d’Iberia par exemple.

Pour l’organisation, ce type de clause est abusif, et dès lors illégal.

D’autres compagnies, telles que KLM, permettent au voyageur de modifier les fautes de frappe gratuitement.

C’est désormais également le cas chez Ryanair. Suite au courrier qui lui a été adressé par l’organisation de consommateurs, la compagnie irlandaise - qui demandait 115 ou 160 EUR selon que l’on modifie en ligne ou à l’aéroport – a modifié sa clause. Les passagers peuvent désormais modifier les fautes de frappe gratuitement jusqu’à 3 caractères, et ce jusqu’à l’embarquement. Cette possibilité est néanmoins réservée aux passagers « de bonne foi », sans que cette notion ne soit clairement définie.

Quant aux autres compagnies aériennes concernées, vu l’absence de réponse satisfaisante à son courrier de mise en demeure, Test Achats a déposé plainte contre elles auprès de l’Inspection Economique.