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Additifs alimentaires

Les additifs ajoutés aux denrées alimentaires: réglementation plus restrictive

A quoi servent-ils? Sont-ils tous inoffensifs? Les additifs sont ajoutés aux denrées alimentaires pour des raisons techniques ou commerciales et n’ont eux-mêmes aucune valeur nutritive.   Test-Achats estime que l’usage des additifs doit répondre à des conditions strictes et faire l’objet systématiquement de mentions dans l’étiquetage des produits. 

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La législation et ce qu'en pense Test-Achats

L’utilisation d’additifs est, heureusement, limitée par la loi. D'une part, celle-ci donne des principes généraux d’utilisation et, d’autre part, elle énumère les additifs autorisés. Malheureusement, ce sont surtout de beaux principes. Même supposés inoffensifs, les additifs ne devraient être utilisés que dans les cas où ils sont indispensables. C'est pourquoi Test-Achats décourage le recours aux additifs.

1.   Principes généraux 

  • Les additifs doivent être exempts de risques pour la santé, compte tenu de l’état actuel des connaissances scientifiques.
  • Ils ne peuvent être utilisés que s’ils sont techniquement indispensables, c’est-à-dire s’il n’y a pas d’autre solution efficace.
  • Ils ne peuvent masquer des défauts de qualité et leurrer le consommateur sur la nature et la composition réelles du produit.

2.   Liste des additifs autorisés

Seuls les additifs mentionnés dans la liste établie au niveau de l'Union européenne sont admis, et, lorsque c'est le cas, uniquement pour les aliments indiqués et aux doses maximales fixées. Les additifs y sont classés par familles en fonction du rôle qu’ils jouent. Actuellement, la liste est en cours de révision et les additifs autorisés sont énumérés par catégorie alimentaire. Les additifs portent chacun un code, généralement composé de la lettre E (pour Europe) suivie de 3 ou 4 chiffres, en vigueur dans tous les pays de l'Union.  

3.   Principes bafoués

Malheureusement, dans la pratique, le législateur est le premier à bafouer ses propres principes généraux. De nombreux additifs sont uniquement utilisés pour tromper le consommateur pour ce qui est de la quantité et de la qualité réelle des ingrédients utilisés. Les colorants ne sont même pas nécessaires sur le plan technique. Sur la base des évaluations de l’EFSA, l’autorité européenne pour la Sécurité Alimentaire, il s’avère que des groupes fragiles comme les enfants dépassent parfois la Dose Journalière Admissible. La loi permet plus d’additifs qu’il n’est nécessaire. La liste existante devrait donc pouvoir être fortement revue à la baisse en ce qui concerne le nombre d’additifs et les doses autorisées. La législation européenne doit être plus rigoureuse.

4.   Le point de vue de Test-Achats

Nous avons toujours été partisans de la politique du moindre risque. Cela ne veut pas dire que nous soyons, par principe, opposés à toute utilisation d’additifs dans l’alimentation. Mais nous estimons que leur usage doit être soumis à des conditions strictes :

  •  ils ne peuvent pas comporter de risques pour la santé du consommateur. La législation et les autorisations devraient être régulièrement adaptées aux nouvelles connaissances scientifique; 
  •  ils doivent être techniquement indispensables et ils ne peuvent être autorisés que s’il n’y  a pas d’autre solution raisonnable; 
  • ils ne peuvent servir à tromper le consommateur sur la qualité des ingrédients. Les colorants, par exemple, uniquement utilisés pour corriger l’aspect extérieur défectueux et tromper le consommateur, devraient être interdits ; 
     
  • au cas où des additifs seraient quand même présents dans les denrées alimentaires, ils doivent être indiqués de manière claire et compréhensible sur l’étiquette. Il devrait également en être ainsi pour les produits en vrac et pour les denrées alimentaires consommées à l’extérieur; 
     
  • les colorants de Southampton (E102, E104, E110, E122, E124 et E129), pouvant  être à l’origine d’une hyperactivité chez les enfants, devraient recevoir un avertissement non équivoque. Actuellement, ceux-ci passent encore trop inaperçus et nous aimerions de préférence que ces six colorants disparaissent de notre alimentation.