Vélos

Dangereux le vélo électrique ?

Partager sur

Dangereux le vélo électrique ? Non, mais quelques précautions s’imposent

C’est un marché en plein boom. Aujourd’hui, un vélo vendu sur deux est électrique et un cycliste sur six dispose d’une assistance. Réjouissant car c’est bon pour la mobilité, pour l’environnement et pour la santé.

Si la pratique du vélo électrique explose, les accidents graves eux aussi suivent une courbe ascendante. « Entre 2015 et 2019, le nombre d'accidents corporels (1908 l’an dernier) et de blessés a presque quadruplé », indique Bruno Godart, porte-parole de l’institut VIAS (sécurité routière). « C’est bien entendu lié en grande partie au fait que de plus en plus de Belges utilisent ce type de deux-roues ». Mais pas seulement. Les statistiques de Vias montrent aussi que la gravité des accidents est plus élevée (14,2% contre 9,1%) pour les cyclistes disposant d’une assistance électrique que pour les cyclistes « classiques ».

Pourquoi les accidents graves sont un peu plus fréquents

Les amateurs de vélo électrique sont en moyenne plus âgés que les autres cyclistes, donc physiquement plus vulnérables. Mais d’autres raisons peuvent être avancées:

  • Le risque de blessures graves augmente avec la vitesse et le poids de l’engin. Percuter un obstacle à 25 km/h peut avoir des conséquences dramatiques.

  • Certains seniors surestiment leurs capacités physiques; or, l’assistance électrique ne fait pas tout.

  • La vitesse de réaction d’un vélo électrique peut excéder les capacités de contrôle et de réflexe des cyclistes plus âgés mais aussi de ceux qui découvrent ou redécouvrent la pratique du vélo grâce à l’assistance électrique. A ce sujet, les pertes de maîtrise graves, sans qu'un tiers soit impliqué, sont plus fréquentes que les collisions, révèle une analyse suisse.

A cela s’ajoutent les interactions avec les autres usagers de la route. Les automobilistes sous-estiment parfois la vitesse des deux-roues électriques, lesquels ne diffèrent pas au premier regard des deux-roues classiques. Ceci explique nombre de collisions dans des carrefours ou des ronds-points.

Comment limiter les risques ?

Rappelons que le port du casque est (très) vivement conseillé, sur un vélo classique aussi d’ailleurs.

Il n’existe pas de cours préparatoire dédié à la pratique du vélo électrique. Mais nous conseillons d'essayer votre future monture avant de l'acheter. Et chez Pro Vélo, on conseille, après un achat, de lire attentivement la notice pour bien comprendre le fonctionnement de l’engin. Puis de le tester sur un site protégé, histoire d’être à l’aise lorsqu’on se lancera sur la voie publique. « Car les démarrages rapides peuvent en déstabiliser certains », indique-t-on à l’association. « Et les petits coups de pédale pour avancer d’un ou deux mètres sont parfois difficiles à doser. »

Bien évidemment, on ne traficotera pas son vélo électrique en vue d’augmenter l’assistance disponible. Et on réservera l’achat d’un speed pedelec (capable d’atteindre les 45 km/h) aux amateurs avertis qui parcourent régulièrement de longues distances hors des villes.

Nos aides à l’achat

Vous envisagez l’acquisition d’un vélo électrique ? Consultez notre guide d’achat et notre comparateur en ligne sur www.testachats.be/velo. Pour vous, nous avons testé 17 systèmes de motorisation équipant plus de 700 modèles.

Commentaire

Tout sur les vélos

Vous envisagez le vélo électrique ? Consultez nos tests ou lisez nos enquêtes sur les casques, la sécurité, etc.

Plus d'infos...