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La trottinette électrique: stop ou encore?

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Stationnées sur les trottoirs ou sillonnant les rues, difficile de ne pas croiser de trottinettes électriques tant elles semblent envahir le paysage urbain ces derniers mois. Alors que de nouvelles mesures voient le jour afin de limiter les accidents, nous faisons le point sur ce moyen de transport alternatif, visiblement voué à durer.

Aussi nouvelle, fun et pratique soit-elle, la trottinette électrique n’en reste en effet pas moins à l’origine de nombreux accidents de la route. Comme nous l’avons déjà expliqué, la trottinette électrique n’est pas un jouet. Si les nouvelles générations de trottinettes se font meilleures et plus sûres, elles ne sont pas moins souvent impliquées dans des accidents graves.

Les usagers, pas exemptés du code de la route

En cause ? Une popularité croissante qui multiplie le nombre d’utilisateurs, alors même que les conditions de circulation ne sont toujours pas idéales. Ainsi, les principaux accidents déjà rencontrés par des usagers sont dus à un mauvais état de la voirie dans 41% des cas, selon la dernière enquête de Bruxelles Mobilité.

Par ailleurs, le sentiment d’insécurité lors de la conduite constitue le principal frein à l’usage de la trottinette électrique, notamment à cause d’une mauvaise cohabitation avec les voitures et une pression automobile trop élevée. Pour Louis, 32 ans et avocat à Bruxelles, qui ne jure que par ce moyen de transport alternatif depuis deux ans, le problème se situe tout autant au niveau du mauvais état des routes que des automobilistes peu précautionneux lorsqu’il s’agit de trottinettes électriques.

Pourtant, au-delà de l’espace urbain non-adapté, le comportement de certains usagers pose lui aussi problème. Trop peu prudents, portant peu ou pas le casque, circulant sur les trottoirs, slalomant entre les passants et ne respectant pas toujours la vitesse autorisée, les conducteurs de trottinettes électriques semblent trop souvent s'affranchir des règles du code de la route.

Bruxelles Mobilité a ainsi revu sa règlementation. Depuis mars 2019, la vitesse ne peut excéder 25km/h. Il est également interdit de rouler sur les trottoirs si la vitesse dépasse l’allure du pas. Plus globalement, le code de la route s’applique bien aux usagers de trottinettes électriques, même si leur utilisation confère un “sentiment de liberté”, comme le confesse encore Louis.

Un engouement qui ne faiblit pas

C'est précisément ce sentiment d’indépendance et le caractère ludique de l’objet qui semblent séduire toujours plus d’utilisateurs. A tel point que certains délaissent même leur carte de transport et leur véhicule pour privilégier ce mode de déplacement. Et l’engouement ne faiblit pas, puisqu’après l’entreprise Bolt en juin dernier, c’est Voi, une entreprise suédoise, qui investit à son tour le paysage bruxellois avec 2 000 nouveaux engins et la promesse de faire mieux que ses concurrents en proposant des modèles plus sécurisés et plus écologiques. De quoi répondre à la demande des 25-34 ans, principaux utilisateurs des trottinettes électriques ?

Laura, graphiste de 26 ans résidant à Uccle, a fait de la trottinette son mode de déplacement quotidien : “J’aime l’indépendance qu’elle m’apporte : je n’ai pas besoin de réfléchir à un emplacement pour me garer, je peux m’en servir quand je veux, sans devoir attendre ou sans avoir peur de ne pas pouvoir rentrer chez moi lorsque je sors le soir parce que j’ai loupé le dernier tram”.

Et elle n’est pas la seule. Si les usagers de trottinettes électriques sont majoritairement des hommes, selon la dernière enquête de Bruxelles Mobilité, elle séduit toute une classe d’âge, de 25 à 34 ans, diplômée, majoritairement employée et surtout citadine, pour qui la trottinette apparaît comme un moyen de rejoindre facilement son lieu de travail ou de rentrer de soirée (presque) sans encombre.

Quid de l’impact environnemental ?

Outre son aspect ludique et son indéniable praticité, la trottinette s’inscrit dans une volonté de réduire l’utilisation de la voiture en ville. Et cela fonctionne : en 2019, 44% des usagers réguliers avaient remplacé leurs trajets réalisés en voiture par une trottinette électrique, toujours selon l’enquête de Bruxelles Mobilité.

Pourtant, cet aspect “green” interroge : qu’en est-il du recyclage de la batterie ou de la consommation d’énergie ? Dans les faits, le “coût environnemental ”des trottinettes partagées semble en tout cas remettre en question son intérêt sur le plan environnemental. Avec une durée de vie d’un mois en moyenne et des besoins de productions forcément accrus afin de maintenir une flotte plus ou moins complète, la version partagée ne convainc pas.

En revanche, il est bien évident que son impact sera moindre qu’une voiture. Dans ce cas, le mieux reste encore d’acquérir un modèle à soi, rentabilisé et dont la durée dans le temps sera forcément plus importante. Une façon d’allier les aspects pratiques et écologiques.

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