Vélos

Le bec dans l’eau avec la navigation de l’Angell Black edition

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Un e-bike doté d’un véritable tableau de bord avec GPS intégré? Pratique, car on ne doit plus tout commander avec le smartphone. Mais, dans la réalité, ne lui faites quand même pas une confiance aveugle.

Vous avez déjà pu lire ici les sentiments partagés que nous avait laissés le test du très tendance vélo de ville électrique Angell. Lors de ce premier essai, nous nous sommes concentrés sur le vélo lui-même. Nous avons maintenant examiné de plus près la console de bord intégrée au poste de pilotage, laquelle vous permet de contrôler le vélo et de naviguer. Plus besoin de chipoter sur son smartphone, donc. Mais, comment ça marche en pratique ?

En route … avec le smartphone

La nouvelle génération de vélo, cela demande une certaine adaptation. Avec l’Angell, n’espérez pas sauter en selle et démarrer immédiatement. Motif: il faut d’abord installer l’appli, s’y connecter, la relier au vélo, et seulement alors utiliser son deux-roues.

Une fois la connexion établie, il s’agit de donner notre destination et de déterminer l’itinéraire. Mais pour cela, il faut … le smartphone. C’est quand même bizarre: le vélo est équipé d’une impressionnante console centrale, mais le cycliste doit quand même utiliser son smartphone. Quand vous avez ainsi introduit votre destination, les instructions s’affichent sur le tableau de bord du vélo : dans 100 mètres, prendre à droite; dans 200 mètres, continuer tout droit … Mais ce ne sont donc que des instructions écrites illustrées de flèches, alors qu’une carte affichée à l’écran serait bien plus simple. Or, cela ne semble pas possible. Pas d’instructions verbales non plus, alors que les vibrations ressenties à chaque instruction ont surtout pour effet de porter sur les nerfs au bout d’un moment.

Tout cela est dû au fait que la navigation intégrée de l’Angell ne repose pas sur le récepteur GPS du vélo, mais sur celui de votre smartphone. Du coup, la navigation du vélo passe en fait par le smartphone, avec des instructions rudimentaires affichées au tableau de bord de l’Angell. Alors qu’on aurait pu attendre de ce vélo une navigation sans aide extérieure.

Dans le canal

Une fois en route, on se rend très vite compte que l’absence de carte et la navigation par instructions successives, outre qu’elle est peu pratique, ne fonctionne pas bien. Nous avons ainsi reçu à plusieurs reprises des instructions erronées : prendre à gauche quand il fallait tourner à droite, une rue en descente quand il fallait grimper. Les distances renseignées ne sont pas toujours exactes non plus. Une fois, il nous restait encore 230 mètres avant un changement de direction, mais cette distance s’est soudain ramenée à 0 millimètre. Ou encore, on nous demandait de changer de direction dans 50 m, alors qu’il n’y avait nulle part où tourner. Cela peut entraîner des situations très pénibles : si, à un moment donné, nous avions vraiment continué tout droit en respectant les instructions de navigation, nous aurions carrément plongé dans le canal. Angell prétend naviguer sur base des données de Google, mais jamais Google Maps ne nous a fait de telles blagues.

La solution pourrait être de naviguer d’un point nœud à l’autre sur des itinéraires proposés par différents sites internet, mais il n’est hélas pas possible de télécharger ces itinéraires sur le GPS de l’Angell.

Problèmes en cas de vol

La fonction GPS intégrée a aussi un impact sur le système antivol. Lorsque nous avons simulé un vol, nous avons effectivement été alertés via l’appli. Cela fonctionne même si la batterie du vélo a été retirée. Mais l’endroit où le vélo volé était censé se trouver ne correspondait absolument pas à la réalité, et changeait constamment sans que le vélo ait effectivement bougé de place. Si on vous vole votre Angell, il est donc très difficile de le suivre pour savoir où il se trouve réellement.

Croyez-le bien, nous nous réjouissions vivement de tester le GPS intégré de l’Angell. Plus besoin de s’encombrer d’un smartphone, il n’y a plus qu’à se mettre en selle ! Mais, en pratique, ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe. On reste dépendant du smartphone et la navigation à vélo ne fonctionne pas suffisamment bien. Pour le prix de ce beau destrier (2699 €), on s’attendait à mieux.

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