Mobility as a Service (MaaS)

Maas (Mobility as a Service)

Notre façon de nous déplacer va changer radicalement dans les années à venir. Elle transformera en profondeur le monde des constructeurs automobiles, des fabricants de bicyclettes et des compagnies de taxis, mais aussi des opérateurs de télécommunications et des gouvernements. Nous voulons nous assurer que les utilisateurs seront également assis à la table lorsque ces bouleversements auront lieu.

La mobilité en tant que service est partout

L'image que nous connaissons tous est celle d'une longue file de voitures sur une autoroute. Un conducteur seul dans sa voiture, attendant patiemment dans les embouteillages. On s'attend à ce que cette image disparaisse à l'avenir. Non seulement du fait des voitures autonomes, mais aussi grâce à une meilleure organisation de notre mobilité.!

Dans la capitale finlandaise, Helsinki, tout le monde utilise Whim. Grâce à cette application, vous pouvez réserver et payer tous vos transports en ville - en train, en taxi, en bus, en voiture ou en vélo partagé. Vous choisissez une destination, et l'application vous indique l'itinéraire et le transport. Vous pouvez payer à l'avance ou avec un abonnement mensuel. Le conseil municipal d'Helsinki part du principe que la façon dont nous nous déplaçons d'un point A à un point B va bientôt changer complètement. Et ils sont déjà en train de construire l'écosystème qui anticipe cela. Nous appelons ce phénomène "mobilité en tant que service" (MaaS).

La MaaS change notre façon de nous déplacer

Helsinki n'est pas seule. D'autres grandes villes prennent également de nombreuses initiatives - grandes et petites - pour organiser différemment et mieux leur mobilité. Ubigo gagne du terrain à Göteborg. La Deutsche Bahn, la version allemande de la SNCB, a lancé Qixxit. Le constructeur automobile allemand Daimler teste de manière approfondie les possibilités de Moovel en Allemagne, mais aussi à Boston, Portland et Helsinki. À Singapour, les banlieusards organisent leurs déplacements avec Beeline, à Boston, Kansas City et Washington DC avec Bridj. Les habitants de Vienne utilisent le SMILE, ceux de Québec Bixi. L'urbanisation profonde de notre société et les problèmes qui l'accompagnent les y obligent. La mobilité intermodale ne semble être qu'une question de temps.

La MaaS est également à l'ordre du jour en Belgique. Par exemple, on a appris récemment que Belfius injectait 7 millions d'euros dans Skipr, l'application de mobilité développée par l'incubateur du groupe automobile D'Ieteren. Avec Skipr, vous pouvez, entre autres, réserver et payer les transports publics, les trottinettes et les voitures partagées dans une seule et même application.

La MaaS est partout

Un rapport de la société de conseil Deloitte recense 1 000 opérateurs de partage de vélos dans plus de 50 pays. Uber est présent dans plus de 500 villes de 70 pays, et les chercheurs de l'université de Berkeley voient le nombre de personnes utilisant une auto partagée dans le monde passer à 23 millions d'ici 2024. MaaS menace de changer complètement la façon dont nous pensons et consommons la mobilité. Si un voyage devient presque par définition multimodal - par exemple, parce qu'une voiture n'entre plus dans la ville ou qu'elle y est à peine garée - nous pourrions bientôt tous faire du covoiturage pour nous rendre à des places de stationnement en périphérie de la ville, prendre ensuite le tramway jusqu'au centre-ville et nous rendre à notre destination finale en partageant un vélo ou un scooter. Et nous organisons ce voyage dans une application qui recherche les possibilités, prend les dispositions et organise le paiement.

La mobilité en tant que service est partout

D'ailleurs, il existe déjà plusieurs applications sur le marché aujourd'hui qui offrent une solution pour certaines sections du trajet en Belgique : notre magazine Test Connect les a récemment passées en revue.

Pourquoi la MaaS va changer le monde

Deloitte décrit comment, pour que la MaaS fonctionne, les différentes instances devront travailler en étroite collaboration et de façon homogène. Les constructeurs automobiles et les assureurs devront repenser leur offre. Les services de partage devront fournir des informations précises sur les possibilités de voyage et les mettre à disposition en ligne. Les banques et autres institutions financières devront fournir des systèmes de paiement sûrs et sans cash. Les gouvernements devront adapter leur planification urbaine aux besoins de transport de leurs populations, ou mettre en place des partenariats public-privé pour ce faire. Les fabricants de smartphones devront améliorer les performances de leur équipement de base afin que personne ne soit privé des avantages de ces services de mobilité. Les fournisseurs de télécommunications devront fournir des réseaux 3G/4G et 5G plus efficaces. Et les consommateurs ? Ils devront changer complètement leur façon de penser les transports.

Nouvelles relations de mobilité

Il est évident que la MaaS va complètement changer la donne dans le secteur des transports. Dans un monde où l'on passe constamment d'un mode de transport à un autre, devrions-nous encore avoir notre propre voiture ? Et si la réponse à cette question est oui : est-ce que ce sera le même type de voiture ? Devrait-il y avoir davantage de possibilités de louer des voitures, par exemple pour des occasions spéciales ?

MaaS : défendre la position du consommateur

En fonction des réponses à toutes ces questions, les principes sur lesquels repose aujourd'hui notre mobilité pourraient être complètement modifiés. Avec de graves conséquences pour l'industrie automobile et la manière dont elle vend les voitures. Avec des conséquences importantes pour les transports publics, leur organisation, leurs destinations, leur ponctualité et le partage de leurs données. Avec des conséquences importantes pour les autorités, qui devront repenser leurs investissements dans les transports publics.

Une nouvelle position pour les consommateurs

La MaaS va également changer complètement la position du consommateur dans les transports. C'est pourquoi il est important que sa voix soit entendue lorsque la discussion sur la mobilité en tant que service commencera en Belgique également. Nous prenons déjà en compte l'avenir que la MaaS façonnera dans nos tests - dans les performances des smartphones, des polices d'assurance automobile et des réseaux téléphoniques, mais aussi dans la façon dont nous envisageons les transports publics et toutes sortes d'initiatives de partage de voitures et de vélos. Mais nous voulons aussi entendre votre voix.

C'est pourquoi Test Achats lance un forum de discussion sur l'avenir des transports. Cela nous permettra de savoir ce qui vit chez les consommateurs, et de mieux défendre vos intérêts dans la discussion qui s'annonce.

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