Comment nous testons

Comment testons-nous le vin?

06 octobre 2020

Pour mettre notre « Guide des Vins » et notre comparateur vins à jour avec les résultats les plus récents, nous devons naturellement procéder à une sélection et, ensuite, tester les vins de manière approfondie. Dans ce dossier, nous expliquons dans les moindres détails comment nous obtenons nos scores finaux: du choix des vins jusqu’au calcul final!

Test gustatif

Les analyses sont indispensables au dépistage des erreurs dans la composition et des fraudes éventuelles. Cependant, à quoi bon constater qu’un vin correspond en tout point à toutes les prescriptions relatives à son appellation d’origine ou avec la loi s’il n’est pas au goût du consommateur ? C’est pourquoi nos analyses vont systématiquement de pair avec un test gustatif d’accompagnement et inversement.

Respectant la tradition, nous confions la dégustation du vin à un panel de consommateurs avertis. L’opinion et l’avis du consommateur (éclairé) sont en effet aussi précieux que pertinents à nos yeux. Ils ne se limitent pas à une cotation globale du vin, ils en décrivent également l’aspect, l’arôme et le goût. Cette évaluation « organoleptique » peut s’avérer une aide bien utile pour le consommateur dans son choix du vin adéquat.

Aspect (phase visuelle)

Un examen visuel (couleur, intensité, limpidité, viscosité, dépôts, etc.) des différents vins permet principalement de se faire une idée de la mesure dans laquelle ils sont concentrés et évolués.

Arôme (phase olfactive)

Pour décrire les arômes d’un vin (pureté, intensité et complexité), l’on se sert souvent de mots pouvant avoir un rapport avec des expériences ou produits de tous les jours:

  • des fleurs, lorsque le vin rappelle des senteurs de rose, de géranium, de violettes...
  • des plantes, aux senteurs de mousse, de fougères, de menthe...
  • des fruits, aussi variés que les fruits secs (p.ex. la noix, la figue), cuisinés (confiture), ou encore les fruits frais (tels que la cerise ou la framboise) 
  • des produits torréfiés (café) et minéraux (comme l’argile ou le calcaire)
  • des épices (poivre) et plantes aromatiques (parmi lesquelles le thym, le romarin)
  • des animaux (l’ambre, le musc ou le gibier, par exemple)
  • du bois (dont le bois vert, l’écorce, le chêne). 

Goût (phase gustative)

Le goût du vin a beau être subjectif, il n’en reste pas moins le résultat d’un équilibre harmonieux entre quatre composants essentiels : l’alcool, les sucres (doux), les acides et le tanin (amère). Les impressions (et le vocabulaire qui s’y attache) reflètent la présence dominante ou, au contraire, l’absence d’un ou plusieurs de ces éléments et l’influence qu’ils ont sur l’impression gustative générale. Le style, l’intensité, la sensation en bouche, la fin de bouche et l’équilibre entre tous les composants cités: tout est décrit et évalué.