Dossier

Gin: 7 marques au banc d’essai

13 juillet 2015
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13 juillet 2015

Le gin opère un retour en force. Quel est son origine? Comment est-il élaboré? Vous saurez bientôt tout ou presque sur cette boisson aux baies de genévrier. Nous avons aussi soumis à nos tests à l’aveugle 7 gins que nous situons ensuite sur des axes de saveurs pour vous aider à choisir en fonction de vos goûts préférés.

Qu’est-ce que le gin?

Pour qu’un spiritueux puisse être appelé “gin”, il doit contenir au moins contenir 51% de baies de genévrier et titrer au minimum 37,5° d’alcool. Aux Etats-Unis, il doit même atteindre 40°. Les cinq principaux composants aromatiques du gin sont : les baies de genévrier, les agrumes, le réglisse, l’angélique officinale et la coriandre. Mais de nombreux autres arômes et épices peuvent y être ajoutés.

Certains gins mentionnent ainsi dans leur nom le nombre d’ingrédients utilisés. Le Monkeys 47 par exemple doit son nom au fait qu’il contient pas moins de 47 ingrédients différents. Parfois, les producteurs de gin préfèrent ne pas divulguer ces ingrédients.

Du genièvre au gin

Le gin est apparu au début du 17e siècle. Durant la guerre de 30 ans, les soldats anglais eurent l’occasion de savourer nos genièvres et, de retour du front, ils s’efforcèrent de reproduire ces “Ginnevers”. Aucune licence n’était requise sous le règne de Guillaume d’Orange et la production de gins connut alors un essor fulgurant. Les noms de quelques gins évoquent encore cette période: épinglons ainsi les “bathtub gins”, en référence à la production à grande échelle de gins, y compris à la maison, dans les baignoires.
La qualité ne faisait pas nécessairement bon ménage avec les quantités produites, même si citron vert, sucre ou l'adjonction d’eau de rose parvenaient à masquer les défauts. 

Mais la situation dégénéra, à ce point, à Londres que les pouvoirs publics décidèrent d’intervenir.
Au cours du 18e siècle, d’aucuns tentèrent ainsi d’imposer différentes lois sur le gin mais n’y parvinrent pas. Au final, le gouvernement décida d’imposer une taxe raisonnable en vue d’obtenir une licence pour pouvoir produire du gin.
Le gin “fifty pound” évoque ainsi le montant imposé à l’époque. Suite à cette taxe, la qualité du gin s’améliora au cours du 19e siècle.

Gin & tonic

Le tonic est incontestablement la boisson la plus populaire en accompagnement du gin. Nous devons principalement cette combinaison à la lutte contre la malaria dans les nombreuses colonies britanniques.

La quinine à la saveur amère, important ingrédient du tonic, était au 19e siècle le seul médicament contre la malaria. On en masquait l’amertume avec du citron vert et du sucre. Vers 1850, le tonic fut combiné pour la première fois au gin. Le reste de l’Europe et les Amériques découvrirent le gin durant la Première Guerre mondiale, souvent comme ingrédient de base des cocktails. Dans les années 50 et 60, la popularité du gin a atteint son paroxysme. Par la suite, le gin a dû s’effacer au profit de la vodka, plus “hype”.
Ces dernières années, le gin opère un retour en force. Ce n’est qu’en juin 2012 que les premiers gins belges ont fait leur apparition, lorsque Filliers et Demoor ont lancé leur gin au même moment sur le marché.