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Comptes épargne: non aux taux d’intérêt négatifs

08 mars 2016
taux négatifs

08 mars 2016

Certaines banques aimeraient voir disparaître le taux minimum légal des comptes épargne. Nous sommes contre! Nous demandons au Premier Ministre et au Ministre des Finances de soutenir notre position en faveur des consommateurs sans céder aux sirènes du lobby bancaire.

KBC et Belfius ont annoncé que maintenir le taux minimum légal des comptes épargne devenait impossible. Nous ne sommes pas d'accord. Nous nous opposons à toute tentative de réduire les intérêts de l'épargne. L'épargnant paie déjà le prix fort des bas taux d'intérêt. Un effort partagé nous semble légitime, et c'est ce que nous avons fait savoir au Premier Ministre et au Ministre des Finances.

Quel est le minimum légal?

Les banques qui proposent un compte d’épargne (dit "règlementé") sont légalement tenues d'offrir un rendement minimum: un taux de base d'au moins 0,01 % et une prime de fidélité d’au moins 0,10 %. C’est l'une des conditions pour que les intérêts soient exemptés de précompte mobilier (27 %) sur une tranche d'intérêt jusqu'à 1880 €.

Les lamentations du secteur bancaire

Les banques clament qu'elles ne peuvent plus offrir le taux minimum. Leur marge bénéficiaire serait en danger. Elles doivent payer des intérêts quand elles placent leur excès de liquidité auprès de la Banque Centrale Européenne et la rentabilité de leurs activités de crédit continue de baisser. Mais les récents bénéfices des grandes banques comme Belfius, KBC et BNP Paribas Fortis montrent clairement que le secteur bancaire n'a pas vraiment souffert du faible taux d'intérêt, au contraire.

Nous plaidons pour un effort partagé

Nous avons communiqué au Premier Ministre et au Ministre des Finances, Van Overtveldt, pourquoi nous ne voulions pas que le taux minimum légal soit aboli.
Pour nous, il est irresponsable de tailler encore dans les intérêts de l'épargne. L'épargnant paie déjà un lourd tribut. Il perd de l'argent lorsqu'il le place dans une grande banque: l'inflation étant plus élevée que le revenu d'un compte d’épargne ordinaire, le pouvoir d'achat des épargnants a déjà baissé d'au moins 2 milliards.
Par conséquent, nous pensons qu'il est juste que les banques portent leur part du fardeau, par exemple en revoyant leurs prétentions bénéficiaires à la baisse.