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Comptes d'épargne: nos revendications

05 novembre 2012
compte d'épargne nos revendications

05 novembre 2012

Test-Achats réclame une simplification du compte d'épargne. Seul un taux de base, englobant la prime de fidélité, doit subsister.

Le compte d’épargne, plus populaire que jamais, accompagne souvent l’épargnant depuis sa plus tendre enfance. Chacun pense donc légitimement en maîtriser les rouages. Et pourtant…

Taux de base + prime de fidélité ? Non !

La rémunération du compte d’épargne se compose d’un taux de base et d’une prime de fidélité, octroyée de douze mois en douze mois. Test-Achats s’oppose depuis de nombreuses années à cette prime.
Le mécanisme est en effet complexe, au point que les banquiers eux-mêmes n’en saisissent pas toutes les subtilités, comme l’ont déjà découvert nos enquêteurs lors de visites en agences. L’information donnée aux clients était souvent incomplète, voire erronée. Or il est important d’informer correctement l’épargnant sur le sujet. Un retrait au mauvais moment, et il risque de perdre sa prime.

Calculs obscurs

Le système actuel de calcul des intérêts est tel qu’il est quasiment impossible d’obtenir le rendement promis. Ainsi, d’une banque qui offre un taux de base de 1,20 % et une prime de fidélité de 1,50 %, on attend logiquement un rendement global de 2,70 %. Pourtant, l’épargnant qui verse de l’argent tous les mois et qui, après quatre longues années de fidélité ininterrompue, décide de retirer son argent, recevra tout au plus 2,35 %. En cause, la perte d’une partie des primes de fidélité en cours d’acquisition au moment du retrait, ces primes arrivant à échéance à différents moments dans l’année. L’écart est d’autant plus important que la prime de fidélité est élevée. Les banques qui usent et abusent de la prime de fidélité ne l’ignorent pas. Alors, auraient-elles peur d’afficher, en toute transparence, le taux qu’elles consentent réellement à leurs clients ?

Nous exigeons une réforme du compte d'épargne

Face à cette dérive, Test-Achats demande de revoir le mécanisme du compte d’épargne afin d’aligner le rendement réellement accordé aux épargnants sur celui affiché par les banques.