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Nous dénonçons la banalisation du crédit

05 mai 2017
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05 mai 2017
Certains prêteurs offrent de l’argent aux consommateurs pour n’importe quel motif, même à ceux qui n’ont pas les moyens de payer en retour. Nous dénonçons cette pratique et demandons que la notion de "démarchage interdit" soit élargie.

Acheter à crédit ? Rien de plus facile. Les consommateurs n’ont même plus besoin de demander. Les offres de crédit leur tombent dessus. Certains prêteurs recourent même à divers stratagèmes pour convaincre les consommateurs d’emprunter. Mais en accordant des crédits de manière irresponsable, certains prêteurs participent à l’endettement des ménages.

Un emprunt pour Noël

À titre d’exemple, nous dénonçions l’offre de BNP Paribas Fortis quelques semaines avant Noël qui a proposé à des milliers de ses clients un crédit pour "acheter des cadeaux ou partir en voyage sans toucher à leurs économies". Autrement dit, la banque suggérait à ses clients de laisser dormir leur épargne (ne rapportant que 0,11 % de rendement), au profit d’un emprunt de 7 500 € à un taux de 5,9 % par an afin d’effectuer des dépenses superflues. Cette offre économiquement absurde est inacceptable de la part d’un professionnel de la finance.

Au supermarché aussi

Plusieurs chaînes de supermarchés encouragent quant à elles leurs clients à utiliser leur carte de paiement liée à une ouverture de crédit. Ce moyen de paiement qui fait l’objet d’une intense promotion est extrêmement coûteux avec des intérêts pouvant dépasser les 14 %.

Nous avons également constaté que le supermarché Carrefour offre des ristournes à condition que le client paie avec la carte Visa de Carrefour : -5 % sur les chips, -10 % sur les viennoiseries. Or, lier une réduction à l’utilisation d’une carte de crédit est illégal. Nous demandons donc à Carrefour de cesser cette pratique.

Interdiction de ces pratiques

Même s’ils ne sont pas reconnus illégaux, de tels procédés sont contraires à l’esprit de la loi relative au crédit à la consommation qui a pour but de protéger le consommateur. Nous demandons donc au Ministre Kris Peeters que la notion de "démarchage interdit" soit élargie pour y inclure ce type de pratiques.


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