Communiqué

Reaction à la proposition de reporter le remboursement des prêts hypothécaires

20 mars 2020

Réaction de Test Achats à la proposition du gouvernement et du secteur bancaire de reporter le remboursement des prêts hypothécaires : trop peu ambitieux dans un secteur pourtant très solide !

En ces temps difficiles de crise sanitaire, le secteur bancaire et le gouvernement discutent de mesures visant à aider les clients professionnels et privés en cas de crise financière due à l'impact du coronavirus. Toute personne temporairement incapable de rembourser son prêt immobilier peut demander à sa banque de différer le remboursement du capital pour une période de quelques mois sans frais, selon la communication de Febelfin.

Avec un taux d'endettement d'environ 300 milliards d'euros, dont 250 milliards d'euros pour les logements, il est crucial de s'assurer que les consommateurs puissent continuer à rembourser leurs prêts hypothécaires. C'est d'autant plus vrai que 500 000 personnes sont déjà au chômage temporaire et que d’autres viendront s'y ajouter, explique Test Achats.

L'organisation de consommateurs craint que cela ne soit pas suffisant, trop peu ambitieux de la part du secteur. TA souligne que cette possibilité de suspendre le crédit n'est pas nouvelle, même si elle n'existe pas dans toutes les banques et souvent seulement pour les personnes qui empruntent à un taux d'intérêt variable.  L'organisation de consommateurs craint que pour beaucoup, les problèmes se manifestent à plus long terme que trois ou six mois.

"Une baisse de revenus, par exemple due au chômage à la suite de la faillite d'une entreprise, peut faire que la charge mensuelle existante devienne trop élevée.Même à 70 % du salaire brut et de manière temporaire, cela mettra beaucoup de personnes dans une situation précaire. À notre avis, la révision du prêt au logement pour une durée plus longue devrait avoir lieu et sans paiement d’une indemnité de réemploi", déclare JPh. Ducart, Manager et porte-parole de Test Achats.

L'association des consommateurs souligne qu'aujourd'hui les banques sont plus enclines à proposer un refinancement qui va entraîner des coûts importants. Ceci plutôt que de simplement prolonger le terme. 

Si certains consommateurs devaient néanmoins opter pour un refinancement, il serait souhaitable, dans tous les cas et au moins pour la durée de la crise, de ne pas facturer de frais de gestion et de ne pas exiger de frais de réemploi.

Enfin, Test Achats souligne la nécessité de chercher à réduire les coûts de transaction liés au refinancement par une autre institution bancaire pour les ramener à la moyenne des autres pays européens.

Déjà en 2018, sur la base d'une comparaison des frais d'enregistrement, des charges administratives, des frais de notaire, des frais d'établissement du prêt hypothécaire et de la TVA en Allemagne, en France, en Italie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Espagne et au Royaume-Uni, l'organisation de consommateurs avait conclu que les consommateurs belges qui veulent remplacer leur prêt hypothécaire coûteux par un prêt moins cher d'un autre prêteur sont les plus mal lotis : en moyenne, ils paient 13 fois plus que dans certains autres pays pour les frais de refinancement du prêt. Il va sans dire que cela est préjudiciable au pouvoir d'achat du consommateur et à la concurrence entre les institutions financières, selon Test Achats

Accès presse

Pour avoir accès à tous les contenus en tant que journaliste, nous vous demandons de nous envoyer un e-mail.