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67 000 cas de phishing en 2020! Personne n’est à l’abri

24 mars 2021

Il y a eu cinq fois plus de cas phishing en 2020 qu’en 2019. Nous demandons à Febelfin plus de transparence au sujet des chiffres. Et nous refusons que les clients grugés soient le dindon de la farce.  

Febelfin a publié aujourd’hui les chiffres de phishing pour 2020. Ils sont tout bonnement catastrophiques: le nombre de fraudes a plus que quintuplé entre 2019 et 2020! Mais ce qui saute aussi aux yeux est que, jusqu’à l’année passée, Febelfin donnait des chiffres très précis au sujet du nombre de fraudes et des montants concernés (pour 2019: 12 432 cas  et 7 504 979€). Pour 2020, fini la précision, on arrondit aux dizaines de milliers de cas (67 000) et au million d’euros de préjudice (34 millions €).  

Manque de transparence

Febelfin semble tenter de minimiser cette explosion des cas de fraude en prétendant que l’on ne peut pas comparer ces chiffres à ceux de l’an passé car le comptage serait différent. 

Ce manque de transparence est inacceptable. Comment expliquer que Febelfin soit en mesure de donner tous les mois des chiffres précis sur le nombre de paiements sans contact, mais qu’elle ne soit pas capable de fournir des informations transparentes sur les cas de phishing? 

Nous exigeons de la transparence, avec ventilation selon le mode de fraude (sur smartphone, par téléphone, par email, etc), les montants remboursés aux victimes, etc… C’est indispensable pour faire un état des lieux complet qui permettrait de mesurer les évolutions et de prendre les mesures ciblées nécessaires. 

Arnaques de plus en plus difficiles à détecter 

L’explosion des cas recensés pas Febelfin ne nous surprend pas. Les plaintes que nous recevons de la part de consommateurs sont de plus en plus souvent impossibles à expliquer par la crédulité des victimes. Les techniques de fraude se font toujours plus sophistiquées et difficiles à déceler, même pour un consommateur raisonnablement prudent.

Force est de constater que les banques poussent toujours davantage les clients vers la digitalisation de leurs opérations mais sans pour autant sembler en mesure de leur offrir un environnement suffisamment sécurisé pour ce faire. 

Nous refusons que les clients soient le dindon de la farce. C’est pourtant ce qui semble se produire chez certaines banques, qui refusent d’indemniser le consommateur victime de fraude, même en cas d’avis positif de l’Ombudsfin. 

Nous continuerons à travailler de près sur ces questions, à vous donner des conseils pour ne pas vous faire avoir, et nous formulerons des revendications supplémentaires dans les semaines à venir.

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