Communiqué

3 consommateurs sur 4 estiment qu’un commerçant ne doit pas pouvoir refuser le cash

15 juin 2022

Jusqu’il y a peu, le fait qu’un commerçant accepte d’être payé en liquide semblait une évidence. Depuis, le covid est passé par là et les partisans d’une société plus « cashless » ont surfé sur la vague « sécurité » pour tenter d’imposer de nouvelles habitudes de paiement. Il n’est désormais pas rare de trouver des commerces qui n’acceptent plus que les paiements électroniques. L’enquête réalisée par Test Achats auprès de plus de 1300 belges montre pourtant que 3 consommateurs sur 4 estiment qu’un commerçant ne doit pas pouvoir refuser le cash. Après avoir voté un texte qui oblige les commerçants à accepter au moins un moyen de paiement électronique, l’organisation de consommateurs l’encourage à rappeler clairement l’obligation pour ceux-ci d’accepter les paiements en argent liquide.

Vers toujours plus de cashless

Jusqu’il y a peu, le fait qu’un commerçant accepte d’être payé en liquide semblait une évidence. Les cartes et applications de paiement étaient de plus en plus utilisées mais la coexistence de ces moyens avec l’argent liquide était pacifique. Depuis, l’accord de gouvernement – qui prévoit d’encourager les moyens de paiement électroniques – est passé par là, suivi du covid, qui a permis aux partisans d’une société plus « cashless » de surfer sur la vague « sécurité » pour tenter d’imposer de nouvelles habitudes de paiement. Il n’est désormais plus rare de trouver des commerces qui n’acceptent plus que les moyens de paiement électroniques.

 

3/4 des répondants estiment qu’un commerçant ne doit pas pouvoir refuser le cash

Dans ce contexte, Test Achats a fait un sondage auprès d’un panel de plus de 1300 consommateurs pour connaître leur opinion sur le sujet. Il en ressort que 3 sur 4 estiment qu’un commerçant ne doit pas pouvoir refuser le cash. Les raisons de ce positionnement sont multiples : 86 % estiment qu’il doit toujours y avoir une option de paiement alternative, 63 % que tout le monde n’a pas (toujours) accès aux paiements électroniques et 50 % que tout le monde ne se sent pas toujours à l’aise avec ce moyen de paiement. Certains répondants donnent également de l’importance au respect de leur vie privée : près de 40 % estiment que la banque n’a pas besoin de savoir tout ce qu’ils achètent. Enfin, certains (37 %) estiment que manipuler de l’argent liquide a une valeur éducative.

 

Obligation d’accepter l’argent liquide

Le législateur vient d’intervenir pour contraindre, à partir de ce 1er juillet, les entreprises à proposer au moins un moyen de paiement électronique. En parallèle, un projet de loi pour réaffirmer également l’obligation d’accepter le cash a été déposé mais n’a, jusqu’à présent, malheureusement pas abouti. « Nous estimons que l’obligation pour un commerçant d’accepter de l’argent liquide va de soi. En effet, l’argent liquide est le seul moyen de paiement qui a « cours légal » en Belgique, ce qui a encore été rappelé récemment par la Banque Centrale Européenne. Il est dès lors absolument inacceptable qu’un.e citoyen.ne se voie refuser l’achat d’un bien ou d’un service parce qu’il/elle souhaite payer en espèces » explique Julie Frère porte-parole de Test Achats qui rappelle que 54 % des répondants au sondage déclarent utiliser régulièrement l’argent liquide. « Malheureusement, certains remettent en cause cette évidence, parfois avec succès. Une intervention du gouvernement est dès lors nécessaire sans délai afin de faire toute la clarté sur ce droit essentiel des consommateurs » conclut-elle.

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