dernier update: 10-12-2019

PAc avec photovoltaïque

bonjour,

je fais construire et j'aimerais prendre la solution panneaux photovoltaïques et pompe à chaleur.

quelqu'un a t il déjà expérimenté cette solution et en est il content, tant au point de vue confort (sans doute oui) qu'économique (plus difficile??)

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17 Commentaires

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04-03-2015

ERREUR !... Il faut lire :
C’est la raison pour laquelle on NE peut extrapoler les coûts absolus d’une maison à l’autre.

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04-03-2015
, a répondu:

Un grand merci pour votre témoignage Monsieur Destrebecq c'est vraiment archi complet. Bien à vous

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04-03-2015

J'ai oublié de préciser que le COP moyen réel de la PAC n'est pas de 2 (minimum, à -15°C) mais bien de 3,17 (données 2013) pour 10.835,10 kWh électriques et pour 34.383,52 kWh d'énergie calorifique...

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04-03-2015

ASPECT FINANCIER…
Il en a déjà été beaucoup question dans les aspects techniques. En gros, si on le peut, privilégier le CHAUFFAGE par le sol, c’est le plus confortable et le plus économique, quel que soit le système de production de chaleur.
La PAC reste très intéressante, surtout pour chauffage par le sol, système pour lequel elle est le plus adaptée. Bien dimensionnée, elle peut être le seul dispositif de production de chaleur, y compris en hiver (chez ma fille, ils n’ont « que ça » !).
Le fuel peut être intéressant avec une toute nouvelle chaudière de type modulante, sauf peut-être quand il fait « peu froid » (expérience en cours d’ici l’été).
Le gaz semble être une bonne alternative, parfois moins chère que le fuel mais… il faut avoir le gaz, et je n’ai aucune expérience à proposer dans ce domaine.
Dans tous les cas, veiller à faire réaliser une étude très sérieuse de l’installation à prévoir, sinon cela peut devenir une catastrophe (j’ai eu des échos d’install. sans ballon tampon, par ex. ou avec de la tuyauterie trop petite… CELA NE FONCTIONNE PAS !)
Pour le PHOTOVOLTAIQUE, cela reste intéressant, même si le coup de pouce fiscal n’est plus aussi conséquent : en fait, dans mes évaluations, je ne tiens pas compte de ces coups de pouce : le système doit être lui-même rentable. C’est le cas, du moins si on ne vient pas nous em…der par des taxes de production, que je juge scandaleuses… A la rigueur une participation pour l’injection sur le réseau, mais en fonction de l’injection réelle et non d’un « forfait » complètement inéquitable. Attention : il faut savoir aussi qu’en cas de panne de courant, toute l’installation est inopérante : les PV sont aussi déconnectés et donc on ne produit rien (la législation impose cela parce qu’au bout de l’installation il peut y avoir du personnel qui travaille sur les lignes, évidemment). Seule alternative à ce problème : disposer d’un système de recharge de batteries, avec découplage obligatoire vis-à-vis du secteur (installation devant obligatoirement être visées par une instance officielle avant mise en service, c’est normal). C’est la solution complémentaire que j’envisage à présent, mais il faut une étude sérieuse technique et un rendement raisonnable…
En 2011, avec la PAC seule, nous avions une facture électricité de +/- 20.000 kWh pour toute la maison. Avec les PV, la facture est descendue à +/- 10.000 kWh par an. Maintenant, après avoir fait des efforts sur toute une série de consommateurs (toutes les ampoules en LED, TV LED, séchoir avec PAC intégrée, etc.) nous en sommes à +/- 300 kWh en conso Jour et 8.000 kWh en conso Nuit… Le bi-horaire est encore utile, malgré les PV : l’abandon du bi-horaire nous ferait perdre environ 200 EUR par an (simulation réaliste avec le fichier Excel).
Les coûts réels dépendent évidemment du coût de l’électricité et de celui du fuel. C’est la raison pour laquelle on peut extrapoler les coûts absolus d’une maison à l’autre. Tout ceci dépend avant tout des besoins de la maison en kWh de « chaud ». Inutile de dire que, avant tout, l’isolation de la maison a une importance capitale sur le coût du chauffage.
Des renseignements précis complémentaires ? Par mail, c’est possible.

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04-03-2015

Voilà où j’en suis à présent. Etape suivante : probablement un système de batteries me permettant d’être autonome en cas de panne de courant. L’installation d’une nouvelle chaudière performante a aussi été décidée en partie à cause de ce critère. Difficile de pouvoir utiliser la PAC avec une installation avec batterie : le système devrait être surdimensionné et donc plus coûteux, tandis qu’avec la chaudière fuel, il serait possible de continuer à chauffer la maison.
Après cette description de l’installation, je reprends les points sur lesquels il faut faire très attention.
Pour la PAC… 1) Pour une nouvelle construction, il serait dommage de ne pas profiter de tous les avantages d’un chauffage par le sol : la technique est maintenant éprouvée, à condition de faire appel à des spécialistes qui garantissent sérieusement le boulot. Attention : pour que cela fonctionne bien, il faut avoir bien de l’épaisseur : 15 à 20 cm ou plus entre la chape et le carrelage, c’est indispensable pour éviter les problèmes, bonne répartition, bon moussage, etc. Et… veiller à ne plus devoir forer dans le sol par après ! 2) Essayer de choisir une firme éprouvée pour éviter les surprises, car l’installation d’une PAC n’a rien à voir avec l’installation d’une chaudière fuel ou gaz. Il faut vraiment que l’installateur ait été formé dans ce sens. De plus en plus d’installateurs fuel et gaz font néanmoins le pas maintenant, ce qui est une bonne chose. Nous avons eu la chance de tomber sur un installateur très compétent (à l’époque, il y en avait très très peu) qui, malheureusement a fait faillite ! C’est la raison pour laquelle j’ai choisi comme installateur fuel une firme qui installe aussi des PAC. 3) Il faut absolument faire réaliser une étude très détaillée (si la firme ne fait pas cela ou ne le propose pas, il faut l’oublier) avant installation : l’étude doit tenir compte de l’isolation des pièces, des volumes, le nombre et la taille des radiateurs, etc. pour finir par évaluer les besoins calorifiques réels. S’ils sont sous-évalués, impossible d’avoir le confort nécessaire, s’ils sont sur-évalués, la conso électrique sera trop importante ! 4) Pour moi, le système géothermique (PAC eau-eau) est beaucoup trop coûteux (suivant mon expérience le COP reste très suffisant en air-eau) et même parfois hazardeux (vrai ! : si la nappe phréatique est trop peu importante ou irrégulière, la PAC peut finir par… geler l’eau !). Chez moi, l’unité toute entière est dehors : caisson, compresseur, sonde, électronique, et ventilation. Outre le fait que cela me semble dangereux (tout ce matériel subit des conditions de fonctionnement très dures) pour la longévité, il faut veiller à isoler soigneusement les tuyaux de départ et de retour d’eau : comme ils sont en contact avec l’extérieur, y compris quand il gèle, le circuit primaire doit être glycolé et, sous peine de déperdition importante de calories, on ne peut se contenter d’un simple manchon habituel pour les tuyaux de chauffage… Il faut carrément des couches successives d’un bon isolant ou un caisson isolé, ou… De même, il est préférable de placer une telle PAC le plus près possible de la chaufferie : plus l’eau chaude aura de mètres à parcourir à l’extérieur, plus on aura de perte… logique. Pour éviter ce genre de désagrément, il existe maintenant aussi des PAC où la partie compresseur et électronique de la PAC est placée à l’intérieur de la maison, et où ne subsiste plus à l’extérieur que la partie « prise d’air »… A envisager. Entre nous, on pourrait avoir l’idée de mettre une PAC à l’intérieur d’une cave ou ce genre de chose… Il faut oublier !… Une PAC est capable de retirer énormément de calories (en fait : celles qui chauffent la maison) et transformerait carrément la pièce en congélateur, de plus, probablement qu’elle n’aurait pas assez de volume d’air aspirable pour un fonctionnement optimal !
Si vous pouvez choisir un CHAUFFAGE PAR LE SOL (pour une nouvelle construction c’est sans problème), n’hésitez pas : quel que soit le système de production de chaud, c’est un plus indéniable, sans les inconvénients des débuts : le sol n’est jamais « chaud »… à peine tiède ; la chaleur venant du sol, on n’a pas froid aux pieds (chez moi, avec des radiateurs traditionnels, quand on a 21°C à hauteur de table, cela fait… 19°C à hauteur des pieds !) ; c’est une chaleur « douce », régulière. Un inconvénient ?… oui si on veut : ce type de chauffage présente une inertie très importante : un réglage différent à la régulation ne se manifeste que le lendemain, par exemple. C’est la raison pour laquelle avec ce type de chauffage, il est exclu de régler différemment la nuit et le jour. Personnellement, même avec mes radiateurs standard, je ne fais plus de différence : avec une PAC, la différence admissible est de 0,5 °C de moins la nuit : encore faut-il penser au fait que le système a besoin de minimum une ou deux heures pour récupérer la température de confort. En général, cela se traduit par un match nul : les kWh non consommés la nuit sont reperdus à la remise en route, car la PAC met les bouchées doubles pour rattraper la différence ! En fuel avec la nouvelle chaudière modulante, une réduction de température d’eau de 2°C c’est le maximum pour éviter la perte de confort sans gain financier, et encore !…
Pour le photovoltaïque… 1) Comme toujours faire une étude soignée par de vrais pros de l’installation à réaliser : ne pas surdimensionner l’installation par rapport aux besoins. Mettre peut-être plusieurs onduleurs si l’installation est importante. Si on doit placer des panneaux supplémentaires après coup, c’est toujours possible en ajoutant un onduleur. Les câbles venant des panneaux doivent être bien dimensionnés (du 6 mm2 au minimum). 2) Evaluer la solidité de la toiture également : le poids total des panneaux n’est pas anodin. 3) Apprécier ou faire évaluer l’orientation : sud et pente à 30° = considéré exclusivement comme idéal, mais ce n’est pas mon analyse. En observant les conditions atmosphériques depuis que j’ai installé les PV, et suite à l’expérience de ma belle-sœur qui a aussi installé des PV sur son toit, mais orientation Est et pente à environ 45 ° j’affirme, chiffres de rendement à l’appui, que cette orientation produit pratiquement autant que la mienne. Bien sûr, c’est au sud qu’il y a le plus de soleil en principe… sauf que - constatation fréquente - au moment où le soleil devrait être le plus présent il y a souvent une couverture nuageuse ou des perturbations diverses. Alors que la plupart du temps, le temps ensoleillé dure toute la matinée : c’est ce qui fait que les PC orientés à l’est sont aussi efficaces. D’autre part, étant donné que le soleil est plus bas sur l’horizon au matin, une pente de toit plus forte est plus intéressante, tandis qu’au sud il est préférable d’avoir une pente plus douce… C’est aussi simple que cela, mais c’est rarement dit. Par contre, orientation à l’ouest, franchement, il faut oublier… 4) Enfin, il faut éviter la pose de panneaux intégrés à la toiture : non seulement cela peut poser des problèmes détanchéité, mais de plus les PV ça chauffe assez bien au soleil. Et quand il fait chaud, les PV perdent une partie de leur efficacité (c’est un problème de résistance électrique due à l’échauffement). Les différentes littératures sur ce sujet parlent d’une perte de 6 % environ, mais on est loin du compte : entre 03-2013 et 09-2013, j’ai fait une expérience dans ce sens en prenant le rendement photovoltaïque de 19 journées significatives (c’est-à-dire ensoleillées du matin au soir, sinon cela ne vaut pas), et le constat est impressionnant : la perte d’efficacité des panneaux va jusqu’à 26 % au-delà de 22°C de température dans l’air. Toutefois, la réduction d’efficacité instantanée est compensée par l’augmentation de la durée d’ensoleillement, excepté à partir de 30°C de température dans l’air. Donc, pour les PV, il faut le plus de soleil possible, mais le plus frais possible (une belle journée d’hiver me permet parfois de produire jusqu’à 70 kWh !)… Un avantage de plus pour l’orientation est, puisqu’à ce moment-là, il fait plus frais…

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10-03-2015
, a répondu:

Bonjour,

Déjà merci d'avoir partagé votre témoignage précis sur votre vécu dans les économies d'énergies. C'est très enrichissant.

Je me permets cependant d'intervenir sur l'une ou l'autre de vos affirmations afin de les nuancer. Cela reste ouvert, bien sûr, à la discussion.

[quote user="JEAN-CLAUDE DESTREBECQ"]

(du 6 mm2 au minimum)

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Je ne serais pas aussi catégorique. La section n'est pas un valeur fixe. Du 4mm² (très répandu) est souvent tout à fait suffisant.

En réalité, la section du câble va dépendre de la distance, de la tension et du courant... Les panneaux actuels (60cellules poly) ont souvent des courant Impp tournant autour de 7 ou 8 ampères avec une tension dans les 30 à 35 V. Après, selon le nombre de panneaux d'un string (=ensemble de panneaux connecté en série), on pourra estimer la tension Umpp. Par exemple, un string de 10 panneaux = 300V... l'ampérage restant de 8A. 

Si la distance est de 20m entre l'onduleur et les panneaux, cela représente 40m de câble.

La résistivité (σ) de ce câble (souvent en alu) = 0,0000000028 Ω·m. La résistance = L.σ/S avec L = longueur et S = section.

Ici, ça fait 0,28 Ω... --> sous 8A = chute de tension de 2,24 V... ce qui représente au vu des 300V, une perte de 0,75%. Je n'ai pas pris une situation qui m'arrangeait mais bien un cas existant d'installation... Bien sûr, ça dépend des onduleurs, du nombre de MPPT, etc... Toujours est-il que le but ici est de dire que 4mm² est tout à fait acceptable. Au plus petite la perte, au mieux... bien sûr mais autour de 1%, je ne trouve pas que ce soit abusif. 

[quote user="JEAN-CLAUDE DESTREBECQ"]

Apprécier ou faire évaluer l’orientation : sud et pente à 30° = considéré exclusivement comme idéal, mais ce n’est pas mon analyse. En observant les conditions atmosphériques depuis que j’ai installé les PV, et suite à l’expérience de ma belle-sœur qui a aussi installé des PV sur son toit, mais orientation Est et pente à environ 45 ° j’affirme, chiffres de rendement à l’appui, que cette orientation produit pratiquement autant que la mienne. Bien sûr, c’est au sud qu’il y a le plus de soleil en principe… sauf que - constatation fréquente - au moment où le soleil devrait être le plus présent il y a souvent une couverture nuageuse ou des perturbations diverses. Alors que la plupart du temps, le temps ensoleillé dure toute la matinée : c’est ce qui fait que les PC orientés à l’est sont aussi efficaces. D’autre part, étant donné que le soleil est plus bas sur l’horizon au matin, une pente de toit plus forte est plus intéressante, tandis qu’au sud il est préférable d’avoir une pente plus douce… C’est aussi simple que cela, mais c’est rarement dit. Par contre, orientation à l’ouest, franchement, il faut oublier…

[/quote]

Le mesures que vous avez réalisé et retranscrit dans un fichier excel sont tout à fait honorables mais de là à affirmer que les installation à l'Ouest : "Il faut oublier", c'est faire passer beaucoup de monde à côté de l'opportunité dont vous jouissez, à savoir : Produire son énergie. Non, je ne suis pas d'accord, monitoring à l'appui, des installations orientées vers l'Ouest ne sont pas à oublier. 

Certes, l'ouest produira moins bien que l'est. Notamment à cause de la température, comme vous l'avez très intelligemment souligné. Mais également à cause de la qualité de l'air qui est meilleure au matin (moins de pollution, poussière, et donc diffusion de la lumière... ). Cependant, ce n'est pas parce qu'une orientation est "moins bonne" qu'elle doit être discréditée. 

Votre remarque sur la couverture nuageuse est impossible à "valider" sur du long terme. Si c'était le cas chez vous, ça ne l'était pas forcément ailleurs... D'ailleurs une couverture nuageuse à Bastogne l'après-midi, vient parfois de Mouscron qui l'avait au matin !

Affirmer que "théoriquement" une orientation EST/pente45° sera tout aussi performante qu'une installation sud/pente30° est un peu risqué selon moi. D'une part, le monitoring des 2 installations devrait se faire sur plusieurs années mais SURTOUT, il faudrait monitorer la vitesse du vent (éh oui, comme vous l'avez signalé ailleurs, la T° a de l'importance pour les panneaux et qui dit vent, dit rafraîchissement... C'est pourquoi des personnes en région très venteuses explose des records de production). Il faudrait également s'assurer que les panneaux soient vraiment identiques (même marque, même modèle) et enfin avoir les flash test des panneaux (paramètre non négligeable).

En plus, toutes les estimations montre qu'en général, plus on s'éloigne du sud, mieux il vaut que l'installation soit faible. (cf. PVSYST, PVGIS, etc...). Ces programme d'estimation théorique, s'ils comportent surement des imperfections, ne peuvent pas se tromper à ce point. Je défendrais cette idée en signalant que si votre remarque sur l'inclinaison du soleil au "lever" est pertinente, l'avantage d'une faible inclinaison est de profiter un maximum de la lumière diffuse (=indirecte) du soleil quand il est "derrière" les panneaux. Les suiveurs font exception à cela et ont donc une inclinaison forte car ils SUIVENT justement la lumière directe. Les suiveurs à mesure électronique se mette à l'horizontal en cas de couverture nuageuse puisque, faute de lumière directe, il faut profiter un maximum de la lumière diffuse et cela se fait idéalement à 0° autrement dit à FAIBLE inclinaison. (Attention que parfois les suiveur se mettent à l'horizontal par sécurité face au vent... ce sont 2 situations distinctes.)

[quote user="JEAN-CLAUDE DESTREBECQ"]

4) Enfin, il faut éviter la pose de panneaux intégrés à la toiture : non seulement cela peut poser des problèmes détanchéité, mais de plus les PV ça chauffe assez bien au soleil. Et quand il fait chaud, les PV perdent une partie de leur efficacité (c’est un problème de résistance électrique due à l’échauffement). Les différentes littératures sur ce sujet parlent d’une perte de 6 % environ, mais on est loin du compte : entre 03-2013 et 09-2013, j’ai fait une expérience dans ce sens en prenant le rendement photovoltaïque de 19 journées significatives (c’est-à-dire ensoleillées du matin au soir, sinon cela ne vaut pas), et le constat est impressionnant : la perte d’efficacité des panneaux va jusqu’à 26 % au-delà de 22°C de température dans l’air. Toutefois, la réduction d’efficacité instantanée est compensée par l’augmentation de la durée d’ensoleillement, excepté à partir de 30°C de température dans l’air. Donc, pour les PV, il faut le plus de soleil possible, mais le plus frais possible (une belle journée d’hiver me permet parfois de produire jusqu’à 70 kWh !)… Un avantage de plus pour l’orientation est, puisqu’à ce moment-là, il fait plus frais…

[/quote]

Ici, je n'ai tout simplement pas compris comment vous avez "mesuré" la perte de production avec une intégration. Vous avez une partie des panneaux intégrée ?

Bàv,

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13-03-2015
, a répondu:

La perte d'efficacité des panneaux PV est d'un pourcent par bond de 3° et donc aussi lorsqu'il fait plus froid, l'efficacité augmente dans la même proportion.
En ce qui me concerne j'ai un suiveur PV (9810 kVA) qui m'a permis (depuis de début, avril 2012) d'avoir transformé ma maison ancienne à quatre façade et dégagée (prés de 50 ans) mal isolée (°) en maison à énergie positive (électricité PV, chauffage via PAC géothermique reliée à 13 radiateurs classiques et eau de pluie + osmose inverse ) ; détails sur http://www.retrouversonnord.be/autarcie.htm. A la Région Wallonne : ils m’avaient pourtant dit que c’était utopique de penser que je pourrais y arriver !

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13-03-2015
, a répondu:

° Mal isolée, car nous avons seulement remplacé un peut plus d’un 1/3 des châssis (pour du double vitrage classique, sachant que les autres ont été survitrés par nos oins : 24 châssis en tout) et mis 8 cm de liège en vrac dans les combles. Nous avons aussi atténué les ponts thermiques à l’est et au nord de l’intérieur)

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13-03-2015
, a répondu:

Merci de partager vos appréciations. Il est vrai que, contrairement à vos connaissances en électricité notamment, je ne suis pas technicien dans ces domaines. Je fais donc part plutôt d'OBSERVATIONS (même le fichier excel n'a pas de prétention scientifique) personnelles que je qualifierais parfois "à la grosse louche" !... En ce sens je me retrouve dans la situation de beaucoup d'utilisateurs et ces appréciations ont pour but d'éviter à d'autres de se tromper. En ce qui concerne la section des conducteurs, par exemple, je me souviens en avoir discuté avec l'installateur : effectivement du 4 mm2 aurait sans doute été suffisant, mais - et étant donné la faible différence de prix calculée - je me dis que "qui peut le plus peut le moins" et donc opté pour du 6 mm2 à coup sûr. En ce qui concerne la comparaison entre les deux installations (orientation sud 30° chez moi et orientation est 45° chez ma belle-soeur), il faut savoir que les deux maisons sont distantes de 200 m à peine. Ce qui rapproche donc les conditions de fonctionnement. L'installation est est la moitié de la mienne (5000 kWc) et produit effectivement la moitié de ma production annuelle (mesurée réellement sur un an). Evidemment, et même si les maisons sont peu distantes, il y a un tas de facteurs qui peuvent interférer dans cette comparaison, y compris le vent, comme vous l'avez justement fait remarquer. Toutefois, toujours "à la grosse louche", on peut dire que, à priori, cette orientation peut être aussi favorable. Mon appréciation au sujet de l'orientation ouest n'est pas vraiment objective : mais quand j'observe toutes les maisons environnantes et qui sont ainsi orientées, je ne puis m'empêcher de trouver dommage de ne pouvoir profiter pleinement d'un matériel aussi coûteux, tout simplement. Evidemment, quand la maison est bâtie, "on fait avec", et cela n'empêche pas de vouloir aussi produire du courant avec des PV... Et pour ces maisons, je n'ai pas non plus de mesure objective, juste un sentiment que je partage dans le sens de dire "perso, je ne le ferais pas"... La couverture nuageuse ? Bien sûr que c'est très subjectif, et cela se rapporte à cette région-ci (hainaut) : à 200 km d'ici il y a peut-être d'autres conditions HABITUELLES. Je pense que, au-delà des calculs et mesures, il est sans doute intéressant, AVANT même d'envisager l'installation de PV, d'observer les conditions atmosphériques ? Ceci n'est qu'une suggestion. Enfin, pour la perte d'efficacité, je m'aperçois que je me suis très très mal exprimé, car en effet, je n'ai pas de PV intégrés à la toiture. Je voulais dire, en fait, que "déjà avec des PC non intégrés on observe une perte avec l'échauffement, alors avec des intégrés !..." Donc, les mesures effectuées concernent bien uniquement des PV posés et donc ventilés entre les PV et la toiture. Là également, on pourrait dire que la température "dans l'air" ne mesure nullement la T° à la surface des PV (cependant ces jours significatifs étaient sans vent observable), et ces mesures ne sont pas scientifiques, mais cela démontre cependant (enfin : je voulais surtout en avoir le coeur net personnellement) que les estimations habituelles sont loin du compte. Toujours "la grosse louche", mais suffisamment clair pour beaucoup... Car honnêtement, parmi les installateurs, qui pourrait se vanter de pouvoir (vouloir ?) intégrer TOUTES les variables et d'arriver à une évaluation objective et précise de ce que rendrait une installation PV ? Je crois que vous êtes au moins d'accord avec moi sur une chose : toutes les situations sont différentes. Merci de votre débat : on retient toujours quelque chose d'un avis différent et cela permet de temporiser notre propos. Bien à vous.

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29-08-2016
, a répondu:

Bravo d'avoir osé...et de votre persévérance ! Pierre

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04-03-2015

2014 - Devant les inquiétudes concernant l’intensité de courant disponible lors de l’hiver, je décide de remettre tout de même une chaudière fuel en cas de secours. Après une étude serrée avec l’aide de l’installateur, on décide de choisir tout de même une chaudière très performante. Ce sera une toute nouvelle Viessmann à condensation, et modulante (l’allure de la chaudière est modulée en fonction de la demande, et non plus « tout ou rien » à intervalles… Comme c’est la première qu’il installe (je suis un peu cobaye), il me fait un prix : 8.000 EUR pour toute l’installation (M-O comprise) cela me semble très raisonnable. Le circuit hydraulique est commun aux deux systèmes, mais c’est moi qui décide de passer d’un système à un autre. Pour passer du fuel à la PAC, je mets la chaudière en veille et je relance la PAC. Et l’inverse pour passer de la PAC au fuel. Comme l’eau chaude emprunte les mêmes tuyaux, y compris le ballon tampon de la PAC, les deux systèmes restent chauds en même temps que les radiateurs, et donc toujours prêts à reprendre du service ! D’autre part, et c’est très important, cette modulante me permet de régler une courbe de chauffe très plate qui s’harmonise avec celle de la PAC… Globalement je chauffe tout doucement et tout le temps, que ce soit en fuel ou en PAC et quand on passe d’un système à l’autre on ne sent pas la différence, car l’eau dans les radiateurs a pratiquement la même température. Confort garanti : 21°C dans presque toutes les pièces, pour un système comme pour l’autre.
Installation terminée, je fais rentrer du mazout au moment où le prix est le plus bas (0,6434 TVAC), et on met l’installation en route. D’emblée, les techniciens qui « règlent » (en fait ils n’ont pas dû régler grand chose) sont émerveillés du rendement de cette chaudière. J’intègre les données (conso + conso horaire) de la nouvelle chaudière dans le fichier Excel. Je passe les détails mais, après trois mois de fonctionnement alterné avec la PAC, je peux dire que cette chaudière est très économique (conso horaire moyenne de 1,13 litre/heure, par exemple, contre 4, 5 ou plus pour une chaudière « normale »). En gros, après extrapolation des calculs la conso annuelle serait carrément LA MOITIÉ par rapport à la conso normale, si je me chauffais exclusivement au fuel, évidemment. Tant est si bien que l’utilisation de la PAC est ici à revoir : alors que précédemment, la PAC gagnait financièrement à tous les coups (même jusque -15°C), ici - et toujours d’après les relevés actuels - il est plus économique de passer en fuel en-dessous de +7°C ! C’est dire la différence !

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04-03-2015

2011 - La PAC, c’est bien mais cela consomme beaucoup de courant (en fait cela ne consomme QUE ça) : ici environ 10.000 kWh par an. Si cela coûte moins cher que le fuel, c’est en fonction du prix comparé de l’électricité et du fuel évidemment. Je m’intéresse alors au photovoltaïque, et en septembre 2011 contrat est signé pour l’installation… 42 panneaux (en fait tout le versant sud de la toiture), soit le maximum admissible (10 kWc) pour une production annuelle d’environ 10.000 kWh, soit la consommation de la PAC !… Trois onduleurs de 3,3 kWh (3 onduleurs ne coûtent pas plus cher au total, mais c’est mieux réparti et en cas de panne de l’un d’eux, les autres continuent à produire). Le tout pour 30.000 EUR à l’époque (maintenant ce serait un peu moins cher). On peut le dire tout de suite : ça fonctionne ! Les objectifs techniques sont atteints. J’intègre les données dans mon fichier Excel. Je fais un relevé tous les soirs après 22h00, car j’ai un compteur bi-horaire et c’est l’heure du passage Jour-Nuit : kWh verts, conso PAC, conso Jour, conso Nuit. Tout cela me donne journellement le coût réel et l’économie réalisée grâce à la PAC par rapport au fuel et même l’éco totale avec le solaire. Evidemment, même en plein hiver, par des journées bien ensoleillé, c’est extraordinaire : les résultats, en coût final, sont parfois négatifs, donc le chauffage coûte réellement « moins que rien ». Evidemment c’est sur le long terme qu’il faudra apprécier. Maintenant j’ai un retour suffisant pour dire que c’est intéressant (voir appréciation financière après le technique).

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04-03-2015

Bonjour, je reviens à vous comme promis. Ci-dessous je reprends l’évolution dans l’ordre chronologique, avec des appréciations techniques. L’aspect financier sera exposé après l’aspect technique. Attendez-vous à un long "réquisitoire" : pour cela je vais fractionner la réponse en plusieurs réponses. Merci.
2009. J’envisage de remplacer ma vieille chaudière fuel (32 ans) mais en m’affranchissant du fuel. Je me renseigne sur les Pompes A Chaleur (PAC). Etant donné que ce système chauffe doucement, je teste mon installation en chauffant tout l’hiver avec ma vieille chaudière réglée sur… 40°C environ de température d’eau ! En effet, la maison date de 1977, est grande (150 m2 et deux niveaux à chauffer), équipée de radiateurs conventionnels et il est techniquement impossible de les remplacer par du chauffage par le sol. Et je chauffe confortablement tout l’hiver de cette façon. Evidemment ces réglages ne sont pas du tout adaptés à cette vieille chaudière, qui rendra l’âme en 2013 lors d’une remise en eau, mais bon… elle avait fait son temps. Quoi qu’il en soit, en 2010 je commande une ÉTUDE (très important !… j’y reviendrai) pour une PAC : étant donné le système de diffusion et les besoins de la maison (env. 31.600 kW de « chaud » par an, car en pleine campagne, et en plein vent quand il y en a, isolation perfectible : on n’isolait pas comme maintenant en 1977), il faut une PAC Haute Température. Devis : 17.000 EUR pour une PAC CIAT (Français) Aqualis Caleo 70 HT, puissance calorifique 19,4 kWh, puissance absorbée 4,9 kWh… L’installation est impeccable et même impressionnante : tuyaux de 1 pouce ½ et ballon tampon (très important) de 300 litres, etc.
Il s’agit d’une PAC air-eau (elle prend l’énergie calorifique dans l’air et chauffe de l’eau). Ce système est un peu moins performant qu’une PAC eau-eau (l’énergie calorifique est puisée dans une nappe phréatique, d’où la nécessité d’un forage, coûteux et parfois hazardeux) mais ici en tout cas, cela s’impose, et c’est moins cher. Le COP (COefficient de Performance) diminue bien sûr avec la température extérieure, mais il reste TOUJOURS au moins égal à 2 et en pratique je ne l’ai jamais vu descendre en-dessous de 2, même avec des températures externes de -15°C ! Cela signifie que pour 1 kWh électrique consommé, elle produit au moins 2 kWh de « chaud »… J’ai des tableaux qui montrent tout cela mais il est impossible ici de les envoyer. Si vous le désirez, je peux les envoyer par mail… Bref, la PAC fonctionne impeccablement et le confort est à la hauteur des espérances (21°C dans la plupart des pièces).
Comme je suis curieux de voir si les promesses de rentabilité sont tenues, je commence à me concocter un fichier Excel pour surveiller les consommations et calculer les économies. Au bout de quelques mois, le constat est clair : par rapport au fuel (chaudière de l’époque), le coût est carrément divisé par deux, et parfois plus !
Des soucis ? En fait la PAC fonctionne très bien mais on a eu la mauvaise idée (en fait l’installateur nous l’a proposé) de produire l’eau chaude sanitaire en même temps. Je le dis tout de suite : A NE PAS FAIRE ! En principe c’est la régulation qui s’occupe de tout, sauf que… les objectifs sont très différents : pour la maison, on envoie de l’eau à 35 ou 40°C alors que pour le boiler, il faut chauffer à 55°C et plus (complément électrique). La PAC s’acquitte bien de la tâche, mais pendant ce temps, la maison ne chauffe plus, et puis… au retour vers le chauffage, il faut réinjecter de l’eau à… 35 ou 40°, d’où un système de temporisation avec vanne trois voies, etc. Bref, la régulation s’emmêle facilement les pinceaux et pour tout dire, cela crée des problèmes une fois sur deux et on manque très souvent d’eau chaude ! C’est encore plus problématique pour une PAC qui chauffe par le sol, car là, la température d’eau dans les circuits de chauffe doit être encore plus basse (25-30°C, pas question de faire « exploser » la tuyauterie ni les carrelages). Bref je déconseille absolument ce jumelage : il faut un autre moyen pour l’eau chaude sanitaire (électricité de nuit, ou solaire, ou PAC intégrée au chauffe-eau). En 2011 j’ai fait débrancher cette liaison et nous n’avons plus de problème d’eau chaude, ni de régulation.
Appoint en fuel ? Oui : c’est la régulation qui décide à un certain moment de passer en fuel, suivant des critères que nous réglons nous-mêmes bien sûr. Mais chez CIAT en tout cas, la régulation est compliquée à gérer et pour tout dire ça chipote beaucoup : on verra plus loin qu’avec une nouvelle chaudière je supprimerai cette liaison.
La PAC, chauffage limité ? Contrairement à ce qu’on pense, une PAC (en tout cas Haute Température) va bien plus loin qu’on ne le pense : entre 2011 et 2013, il y a eu des hivers où il faisait ici jusque -15°C. Par défi (j’aurais pu passer temporairement au fuel), j’ai continué à chauffer avec la PAC… sans problème ni technique ni de confort ! Au-delà cela ne me semble pas possible : le tableau montre qu’en-dessous de cette température, la quantité d’énergie calorifique nécessaire n’est plus rencontrée, même si la PAC ne s’arrête plus…
Autre info : ma fille a aussi fait installé une PAC mais basse température, car maison refaite entièrement et chauffage par le sol : génial et idéal pour la PAC ! Encore plus économique que chez nous, bien sûr. Même soucis d’eau chaude sanitaire : l’eau chaude, c’est une autre approche…

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03-03-2015

Bonjour, j'ai une réponse importante pour vous, car j'ai installé tout ça, mais je n'ai pas le temps de la développer maintenant... Dès que j'ai le temps, c'est promis (ce soir... demain ?...). Surveillez donc le site... Bien à vous. JiCéDé.

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02-03-2015

Bonsoir, je suis également intéressé par un retour d'expérience car je me dirige également vers cette solution pour ma construction qui sortira de terre cette année. J'envisage une PAC air/eau et une installation photovoltaïques pour couvrir la consommation de la PAC. Un membre de ma famille a installé ce système dans sa nouvelle construction et après 1 an en est très content. L'investissement est élevé au départ (car géothermie et 28 panneaux) mais la facture d'électricité est de 7€/2 mois - y a pas d'entretien, peu de réglage - ca laisse rêveur ! Le retour sur investissement sera certainement un peu plus long pour moi avec qualiwatt par rapport à l'ancienne formule avec CV mais quoi qu'il arrive ca me semble tjs rentable. Le seul risque de cette formule est la taxe de réinjection dont on parle de plus en plus mais c'est un risque que je suis prêt à prendre au vu des économies à long terme de la formule et de l'autonomie énergétique (sans compter la baisse du niveau E à la PEB, l'augmentation du prix plus que certains de l'électricité à long terme, etc)

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10-12-2019
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vos coordonnées Mr Minet

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03-03-2015
, a répondu:

Voir ma réponse à M. Froidcoeur. A bientôt.

eu
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