dernier update: 06/01/2019

Chauffage gratuit

Une récente soirée chez des amis m'a interpellée.

Ils habitent Gembloux dans un immeuble de 36 appartements. Ils ont acheté leur appartement de 100 m² chauffage gratuit. C'est à dire qu'ils ne paient rien comme chauffage.

En fait ils ont du chauffage électrique et l'immeuble est équipé de 335 m² de panneaux solaires. Comme le promoteur  voulait s'assurer du suivi des consommations réelles de chauffage, il a placé des compteurs de passage sur les circuits de chauffage de tous les appartements.de sorte que toute anomalie ou abus peut être constuté objectivement.

Ils consomment 2300 kwh par an de chauffage, ce qui, si ils devaient le payer correspondrait à 345 euros par an ( parce qu'ils ont des accumulateurs qui consomment plus de 80 % au tarif de nuit)

Ces chiffres correspondent tout à fait à la moyenne des 35 autres appartements.

Comme les panneaux produisent plus de la moitié de cete énergie et que les aides au photovoltaïque couvrent le reste, cela ne coûte effectivement rien au promoteur ( si ce n'est l'investissement de départ )

J'habite dans un appartement similaire, très récent avec chaudière individuelle au gaz. Je paie des charges fixes au fournisseur d'énergie et au distributeur en plus de la location du compteur gaz, ce qui fait +/- 150 euros par an et en plus, l'assurance de la copropriété m'impose un contrôle de la chaudière par an ce qui coûte une centaine d'euros quand il n'y a pas de piece à remplacer, je vois donc que je paie déjà trois quarts, en charge fixes, de ce que coûterait le chauffage de nos amis même sans panneaux solaires.Et avec cela je dois encore payer mes consommations de gaz.

Et encore, cet immeuble à Gembloux n'est pas aux normes actuelles. Il coorespond à un E = 100 alors qu'aujourd'hui on en est à 80.

Il me semble que, dans de nouvelles habitations, un chauffage électrique et un maximum de panneaux solaires permet non seulement de couvrir tous les besoins annuels de chauffage mais aussi une bonne partie des besoins en eau chaude et en électroménager.

Avec de l'accumulation on peut faire en sorte que durant les heures de pointe du réseau les appareils de chauffage ne consomment absolument rien tout en assurant le confort thermique ce qui me paraît une préoccupation civique essentielle dans le contexte actuel.

Je ne comprends donc absolument pas cet acharnement général contre le chauffage électrique du moins bien conçu.

Voilà, je voulais faire part de ces constatations objectives et je suis à la disposition de tout quiconque voudrait des éléments complémentaires ou des preuves de tout ceci.

 

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Commentaires

User name
ROSE - MARIE BAIJOT
01/03/2015

tout à fait d'accord pour votre analyse, sauf... quand l'unité extérieure tombe en panne !!!!!!

User name
DANIEL L'HOIR , a répondu:
01/03/2015

Bien entendu, mais j ai un beau fils chauffagiste et il a beaucoup à raconter sur la fiabilité des chaudières actuelles! M'étant renseigné à ce sujet, pour des panneaux européens une garantie "produit" de 10 ans est courante , une garantie performance de 85% après 25 ans est donnée et pour les onduleurs, c est 5 ans avec extension possible â 10,15 et même 20 ans. Les fabricants de chaudière n'en font pas autant!
Comme il y a déjà pas mal d'installations en Belgique depuis des années ce serait instructif que Test Achats fasse une enquête en tenant compte de la provenance des panneaux.

User name
JEAN-CLAUDE DESTREBECQ
03/03/2015

Je suis d'accord avec vous... dans les circonstances que vous décrivez. La panne invoquée par une des réponses ? Oui mais alors, tout système peut tomber en panne, et les photovoltaïques ont déjà fait leur preuve...
Mais imaginons maintenant un tel système chez moi : maison en pleine campagne (= en plein vent), à chauffer 150 m2 rez-de-chaussée, et environ 120 m2 à l'étage, isolation perfectible (il y a 36 ans, on n'isolait pas comme maintenant) malgré pas mal de travaux dans ce sens. Je peux affirmer que dans ces dispositions ce ne serait pas tenable. Personnellement, dans le cas décrit ci-dessus, j'ai opté pour la Pompe A Chaleur. Et cette année, pour me mettre à l'abri de panne éventuelle de la PAC ou bien si l'intensité de courant utilisable venait à être réduite, j'ai remplacé une vieille chaudière fuel (que je n'utilisais plus) par une toute nouvelle à condensation et modulante !... Tellement performante qu'avec la diminution du prix du mazout (je l'ai acheté il n'y a pas longtemps, quand il était au plus bas) il devient encore plus intéressant (que la PAC) de la mettre en action en-dessous de +7 °C (alors qu'avec une chaudière standard, la PAC gagnait à tous les coups... jusque -15 °C !). J'ai donc deux systèmes de chauffage modernes et performants, à utiliser au mieux selon les circonstances atmosphériques (j'ai aussi un système d'enregistreur de températures avec des sondes intérieures et extérieures, ben oui : à ce niveau de précision, et pour bien employer tout ça, il faut tout prendre en compte).
J'ADHÈRE DONC À VOTRE RÉACTION, mais en ajoutant qu'il ne faut JAMAIS refuser à priori une solution, sans en avoir bien étudié tous les détails et toutes les implications. C'est un vrai boulot de professionnel INTELLIGENT (il y en a), ça. Toutefois, l'utilisateur a intérêt à faire ses recherches également, car lorsqu'on opte pour un système, cela représente toujours un investissement conséquent et pour plusieurs années. Ceci dit, le vrai problème (que peut résoudre le chauffage électrique par accumulation) de certaines autres solutions (la PAC en fait partie), c'est qu'on ne sait pas NE PAS CONSOMMER EN HEURE DE POINTE. Personnellement et conjointement à la PAC j'ai fait installer 42 panneaux photovoltaïques : ils me produisent les 10.000 kWh électriques (environ) correspondant à la consommation annuelle de la Pompe à Chaleur. Ce qui signifie aussi que, quand tout est payé, le chauffage est gratuit... à condition que le matériel ne soit pas obsolète. Mais le problème reste qu'au moment où on a le plus besoin du chauffage, on n'a pas toujours la luminosité nécessaire pour le photovoltaïque, à part des journées bien ensoleillées... La solution idéale n'existe donc que rarement (je considère que la situation que vous décrivez est assez idéale, et la solution retenue pour le chauffage est une preuve qu'elle a été bien étudiée). Consommer et se chauffer sans AUCUN inconvénient pour la planète restera sans doute une gageure pour beaucoup d'habitations, et pour longtemps encore. Le tout c'est de tout faire en sorte de minimiser les inconvénients, mais c'est avant tout une question de "sous" et à ce propos les "autorités" font rarement de vraies avancées dans ce sens, parce que ça les emmerde quand quelqu'un trouve une solution pour consommer sans rien devoir demander à personne. Prôner le retour aux ressources naturelles comme le bois ? Pas une solution durable non plus selon moi. Alors ?... Avant tout, consommons "intelligent"...

User name Moderator
PHILIPPE MERCIER | Modérateur
05/03/2015

Je suis d'accord en partie avec votre raisonnement concernant l'équilibre des factures et le fait qu'il s'agisse de logements très isolés.
Par contre du point de vue des consommations de pointes ou de l'autonomie, le sujet mérite plus de débat.
En effet, au creux de l'hiver, qu'elle que soit la taille de l'installation solaire photovoltaïque, elle ne couvrira même pas vos consommations électriques habituelles hors chauffage donc vous serez sur du pompage direct soit en pleine heure de pointe, soit hors période de pic s'il s'agit de chauffage à accumulation.
En résumé, l'opération est surtout intéressante du point de vue équilibrage de facture mais pas en terme d'autonomie ou de consommations faibles en hiver.

Je crois qu'il faudrait aussi pousser ce débat du logement bien isolé qui peut être chauffé à l'électricité puisque si ces cas se généralisent, nous amplifions le problème de la production électrique dans notre pays plutôt que de le résoudre.
Un chauffage peu puissant renouvelable serait donc à trouver pour la saison hivernale. Pourquoi pas un système de chauffage bois (pellets ou autre) ou alors un chauffage en réseau local via brûlage dans une unité de biométhanisation? De plus ce type d'unité pourrait alimenter un réseau de chaleur et produire de l'électricité pour les consommations électriques hors chauffages pendant l'hiver.

Qu'en pensez-vous?

User name
JEAN-CLAUDE DESTREBECQ , a répondu:
05/03/2015

Personnellement, et d'un point de vue strictement écologique, je pense que "devoir brûler quelque chose" pour produire de la chaleur ne sera jamais écologique. A ce compte-là, ni le fuel ni le gaz ni le bois, ni à fortiori le charbon ne sont plus dans la course. La seule énergie la plus propre est l'électricité. Mais c'est la façon de la produire qu'il faut revoir, car effectivement s'il faut encore utiliser des énergies fossiles pour la produire, ce n'est pas vraiment écologique. Alors que reste-t-il ? Le nucléaire, mais à mon avis c'est aussi une "voie de garage" non pas en tant qu'énergie mais surtout parce que, depuis le début on n'a toujours pas trouvé le moyen de rendre les déchets non dangereux, et aussi parce que l'être humain n'a pas la sagesse nécessaire pour utiliser un outil aussi dangereux (et quand il y a des "gros sous" derrière, on fait rarement ce qu'il faut pour assurer la sécurité). Donc, il reste les ressources vraiment naturelles et renouvelables. Lesquelles ? Le soleil, le vent et l'eau. Ne me dites pas qu'il n'est pas possible techniquement de trouver de VRAIES solutions avec ces trois éléments ! Mais, et surtout, le problème est de STOCKER l'énergie produite d'une façon ou d'une autre, pour pouvoir l'utiliser quand on en a besoin. Or, à certains points de la planète, on a déjà fait des grandes avancées dans ce sens. Dans certains pays nordiques l'énergie solaire non-utilisée pendant la journée alimente des pompes qui font remonter de l'eau dans d'énormes réservoirs. Quand il n'y a plus de soleil, l'eau redescend en faisant tourner des turbines qui produisent du courant... C'est dans ce sens-là qu'il faut se tourner. Et ça marche ! Toutefois, ce genre d'installation ne peut fonctionner qu'à une certaine échelle : impossible pour un particulier d'installer un tel système qui serait performant. C'est donc bien un problème de société et, forcément, de volonté politique autant que d'intelligence politique (ce qui manque le plus !). Car, en Belgique en tout cas, imaginer une telle organisation idéale qui ne soit pas entachée de volonté, pour certains, de se sucrer au passage, c'est une véritable utopie. Dans cette histoire, l'aspect technique n'est donc pas le plus important. Chez nous, AUCUN dirigeant ne réféchit en ce sens : on laisse les gens se démerder, et quand ils ont trouvé une solution, on légifère parce que certains ont trouvé un filon qui leur permet de devenir un peu plus autonome, donc de ne pas faire rentrer des sous dans les caisses de l'Etat... C'est exactement ça !... Tant qu'on restera dans cet esprit complètement étriqué, on n'avancera pas. D'ailleurs, si vous le voulez bien, je me permettrai encore de dire quelques chose. J'ai vécu au Congo de 1971 à 1973, et j'ai vu la déconfiture de ce pays, déjà pendant les deux ans, et plus encore quand j'y suis retourné en séjour court en 2007. Depuis ce temps, je considère la Belgique comme un pays en voie de sous-développement, car j'y voyais les mêmes "dégringolades". A présent, la Belgique est carrément un pays sous-developpé : ce n'est pas une blague, mais l'état des routes est vraiment un indicateur de la santé d'un pays. Comment voulez-vous, dans ce contexte, imaginer qu'on puisse réfléchir à une vraie solution pour que tous puissent se chauffer sans aucun inconvénient ni pour la planète ni pour les autres ? D'ailleurs, combien y a-t-il de nos (beaucoup trop) chers politiciens qui utilisent eux-mêmes les énergies renouvelables ?... Je suis fondamentalement (et non politiquement) écologiste, et c'est un très amer constat, qui m'énerve énormément d'ailleurs, mais malheureusement la pollution a encore de très beaux jours devant elle !...

User name
DANIEL L'HOIR , a répondu:
05/03/2015

En réponse à Philippe Mercier

Vous soulignez "les logements très isolés".
Il faut être conscient que, aujourd'hui, si vous construisez un immeuble à appartements comme celui dont je parle ou une maison de rangée de l'ordre de 120 m², arriver à un K global de l'ordre de ...25 ... est tout à fait courant.
On parle même d'imposer le passif. Donc ,d'office, tous les nouveaux logements sont de ce type si pas meilleurs en isolation ( ce bâtiment date déjà de plusieurs années ).

Vous soulignez que si on applique cela partout on aggravera la courbe de charge du réseau.

Cela pourrait être vrai si cela ce généralisait mais on est très très très loin de ce cas de figure.
Mon propos était de souligner qu'un système tel que celui décrit se positionne comme une alternative tout à fait défendable parmi les autres systèmes et qu'il faut cesser de le diaboliser.
Il ne s'agit plus de "chauffer" à proprement parler mais de stabiliser les températures local par local en fonction de l'apport solaire, l'apport énergétique de l'éclairage, l'électroménager, l'occupation.Et là, l'électricité est imbattable.
Il faut se rendre compte que la mesure objective des consommations de chauffage dans cet immeuble est de l'ordre de 2300 kwh par appartement.
Un occupant dégage de l'ordre de 100 w.
Supposons 2 occupants qui résident jour et nuit dans l'appartement, cela fait 2 x 100 w x 24 heures soit 4.8 kwh par jour x 200 jours de période de chauffe soit environ 1000 kwh ! Voilà les ordres de grandeur comparés!
On ne parle de plus grand chose, l'eau chaude consomme plus sur une année !
2300 kwh cela fait (si le rendement du gaz était de 100 % ) 230m³ de gaz par an. Ou est le rentabilité du réseau qu'il faut installer pour cela ?
Je veux dire simplement que cela se défend honnêtement parmi les autres solutions.

Il y a cependant un point très important c'est que il faut absolument pouvoir loger ces consommations en dehors des heures de pointes du réseau. Brancher un appareil de un kilowatt supplémentaire le 15 décembre à 18 heures coûte une fortune à la collectivité alors que en dehors des heures critiques c'est tout à fait autrement. Essayer de prendre le ring de Bruxelles à 18 heures ou à 3 heures du matin, vous allez comprendre.
Si vous voulez vous en convaincre, vous tapez sur Google, charge du réseau Elia ( la consommation totale de la Belgique en temps réel ), vous allez voir immédiatement ce que je veux dire.
Il faut donc avoir une possibilité d'accumulation de chaleur pour le chauffage comme pour l'eau chaude. Vu les quantités en jeu, c'est devenu tout à fait raisonnable comme appareils.

Quant au réseau de distribution, il faut être conscient qu'il est calculé pour environ 2.5 à 3 kW de puissance par logement (même si en fait on dispose toujours d'au moins 10 kW ). C'est comme les banques, on peut retirer son argent quand on veut mais pas tout le monde en même temps.
Si on veut ne pas renvoyer plus de 3 kW sur le réseau lorsque les panneaux produisent beaucoup, il faut de quoi accumuler pour le chauffage et pour l'eau chaude sinon il faut déclencher la production des panneaux.
Avec un système de gestion de cette accumulation et la capacité installée dans cet immeuble; on peut arriver, à un ratio d'autoconsommation instantanée de l'ordre de 66 %. Aujourd'hui on ne se préoccupa pas de cela puisqu'on a le système du compteur qui tourne à l'envers, mais cela ne durera pas éternellement, on est les seuls à faire cela en Europe! Les appareils de chauffage de cet immeuble totalisent 1300 kwh de possibilité de stockage, une quantité démentielle si on voulait le faire avec des batteries.
Pour encourager à utiliser toutes les possibilités de tels systèmes, il faudrait diminuer le prix de l'électricité en dehors des heures de pointes et l'augmenter très significativement en heures de pointes en visant une balance neutre par rapport à la situation actuelle.
Cela a existé avec le tarif trihoraire ( que les luxembourgeois avaient inventé largement avant les belges) malheureusement ce tarif a été supprimé lors de la libéralisation du marché de l'électricité.

Ma conclusion:

une alternative tout à fait raisonnable est un cocktail :

très bonne isolation actuelle
un maximum de panneaux photovoltaïques
une dose bien calculée d'accumulation pour l'eau chaude et le chauffage
un système de gestion de la puissance appelée et réinjectée.

A votre santé!

User name
STEPHANE NEYKEN , a répondu:
21/08/2015

Partir d'électricité pour produire de la chaleur...Il y a des moyens plus écologiques et plus rentables.
Je suis loin d'être d'accord avec l'intervenant qui prône l'utilisation de l'électricité par rapport aux combustibles pour se chauffer. La chaleur vient du feu depuis la préhistoire. Transformer l'électricité en chaleur est coûteux.

Parler de chauffage gratuit n'est pas exact. Les panneaux produisent l'équivalent de la consommation du système de chauffage. Cette production essentiellement en été (lorsque le chauffage est éteint) est consommée par vos lampes et autres consommateurs...

Pour ma part je trouve abhérant de se chauffer à l'électrique. En effet, en hiver vous consommez bien sur le réseau et vous le surchargez. Si tout le monde suivait votre exemple le black-out serait là et bien là.
Arrêtons cette idée datant des années 70 du "tout à l'électrique". Nous n'avons pas assez de production pour couvrir tous nos besoins!
Ces 335 m² de panneaux doivent servir à couvrir les besoins utiles et nécessaires en électricité pas pour ajouter de nouveaux consommateurs sur le réseau.

Pensez que si vous aviez des chaudières gaz à condensation vous pourriez tout en vous chauffant produire de l'électricité...

Quant à la solution de stockage elle existe depuis des années, mais reste coûteuse. Quoique...les prix pourraient d'ici peu subir un petit lifting. Mais chuuut ça je ne peux pas encore en parler :)
Sachez qu'en Allemagne depuis 2-3 ans maintenant c'est justement le stockage de l'énergie qui est subsidié...plus les installations.

Pour ceux qui aiment la technique, sachez aussi que le placement des éoliennes en Allemagne est conditionnée au redressement obligatoire du signal afin de dépolluer le réseau.

User name
DANIEL L'HOIR , a répondu:
21/08/2015

Bonjour monsieur Neyken,

j'ai lu votre prise de position concernant l'utilisation, pour les besoins de chauffage, de l'électricité produite par les panneaux photovoltaïques;

Je soulignerai, d'emblée,  que j'admets bien volontiers

1) qu'il n'y ait plus de prime pour le photovoltaïque

2) qu'il n'y ait plus de déduction fiscale

3) qu'il n'y ait plus de certificats verts

4) qu'au lieu de recevoir, comme aujourd'hui de l'ordre de 20 cts/kwh pour les kwh que l'on renvoie au réseau, on en prenne la moitié pour couvrir les frais que cela occasionne aux réseaux de distribution ( et avec cela on paie très largement ces frais quand on compare avec ce que coûte l'électricité dans les pays voisins)

5) que l'on fasse payer le kwh encore nettement plus cher dans les heures de pointe du réseau à condition qu'il soit moins cher en dehors de ces heures (donc à balance nulle) de sorte que cela incitera tout le monde à un comportement "anti black-out"

Ces préalables importants étant dits,

si, avec le fruit de mon labeur, je me paie des panneaux photovoltaïques et que je produis sur l'année tous les kwh correspondant à ma consommation électrique d'électro-ménager, eau chaude électrique, et chauffage électrique, je ne vois pas en quoi vous pouvez trouver normal que je consomme pour regarder la télévision mais vous offusquer parce que je me chauffe à l'électricité

Parce qu'alors, vous allez aussi me dire que je peux allumer ma télévision pour regarder ARTE mais pas TF1.

Si je paie les coûts de distribution pour tout ce que je consomme et aussi ceux pour les kwh que je produis, et qu'en plus, dans mon  mon bilan énergétique annuel global, c'est grâce à mon investissement ( payé par mon labeur) que c'est comme si je n'existais pas puisque j'ai produis tout ce que j'ai consommé il me semble qu'il faudrait plutôt me féliciter plutôt que de me jeter la pierre.

L'électricité est une énergie que l'on perçoit comme plus noble que les autres, mais c'est aussi celle que je peux produire moi-même. Alors, dans la mesure où je produis ce que je consomme et que je paie ( très largement )  les frais que j'occasionne, je reste tout à fait éthique.

Il ne faut pas perdre de vue que, dans les constructions actuelles, vu les isolations thermiques, l'étanchéité et le contrôle de la ventilation,  le chauffage représente maintenant beaucoup moins que l'électroménager.

Effectivement on n'est plus en 1970 et il ne faut plus, par idéologie, associer électricité, nucléaire et enrichissement de grosses sociétés.

Cela étant dit, dans nos démocraties, on est encore libre d'exprimer ses idées.

Sincères salutations

Daniel L'Hoir

User name
STEPHANE NEYKEN , a répondu:
21/08/2015

Daniel (sur un forum il est d'usage de se tutoyer cela rend la discussion plus conviviale) :)

Je m'exprimerai d'abord sur la fin de votre message...il est heureux que nous soyons en démocratie et que nous puissions échanger nos avis et entendre la version, la vision, l'opinion de l'autre. Vos interventions sont intéressantes, d'où mon interpélation (un message sans intérêt n'attire que le regard d'un instant...).

Que vous ayez investi dans le PV est une chose positive bien et je ne peux que vous en féliciter.

Ce qui m'a interpelé, et sur lequel je ne suis pas d'accord dans votre 1er merssage, c'est le fait de parler de chauffage gratuit.
Tout d'abord parce qu'avec le PV c'est totalement impossible et faux techniquement. Comme je l'ai dit, vos panneaux prodduisent en été alors que le chauffage est utilisé en hiver. En fait, votre consommation électrique annuelle est contrebalancée par la production annuelle de vos panneaux...Home vision et d'autres en son temps ont aussi joué sur les mots...

Ensuite, je le répète, le PV doit être installé pour produire ce que vous consommez à la maison au niveau électrique. S'il reste e la place en toiture, dans le portefeuille et dans la puissance maximale à installer alors oui le chauffage peut être inclus au niveau électrique. Sinon il faut privilégié une autre source de chaleur.

Enfin, avec vos accus vous chargez la nuit et vos panneaux produisent le jour...En gros vous envoyez sur le réseau de l'électricité à 0,20 € et vous consommez de l'électricité à 0,10 €...Qui est gagnant dans votre système?

Je comprends votre système. Pour ma part, connaissant nos difficultés d'approvisionnement en électricité, c'est le fait d'ajouter un gros consommateur (le chauffage) sur le réseau électrique. Pensez que vos accus c'est en hiver qu'ils vont fonctionner, au moment où le réseau va saturer.
Donc non je ne vous reproche pas d'utiliser un chauffage électrique, je vous reproche d'en faire la publicité en vantant ses mérites...

Sachez que l'électricité que vous produisez pose notamment des problèmes de pollution électrique sur le réseau. En résumé, le signal électrique fonctionne en 50 Hertz sur le réseau, mais les onduleurs qui renvoient sur le réseau ne le font pas en 50 Hertz et donc le signal est pollué, la courbe sinusoïdale devient "folle". Cela a pas mal d'implications pour les GRD.
En Allemagne, par exemple, il est interdit d'implanter une éolienne (qui pollue encore plus le réseau) sans placer de redresseur.

Passez un excellent week-end et au plaisir de vous lire.

Stéphane

User name
DANIEL L'HOIR , a répondu:
22/08/2015

Bonjour Stephane,

Prenons donc les bonnes habitudes d’Internet

Tu argumentes sur la non simultanéité des productions photovoltaïques et des consommations d’eau chaude et de chauffage alors que ce serait le cas pour les consommations électro-domestiques.

Il faut malheureusement te résoudre à perdre définitivement tes illusions en ce qui concerne ces dernières.

Si tu prends le cas des conjoints qui travaillent tous les deux, c’est pendant la journée que le soleil brille et c’est le soir qu’ils consomment.

L’éclairage c’est quand il n’y a pas de soleil !

La TV, la vaisselle, etc… c’est le soir

Tu me diras qu’ils peuvent programmer la machine à laver pour qu’elle consomme la journée quand ils savent qu’il va y avoir du soleil (à condition de ne pas se tromper dans les heures de la prévision !).

Caramba.. encore raté. Pourquoi ?

Je prends un exemple :

Il y a un soleil continu et les panneaux produisent 1000 W.

Je cuis des légumes pour faire une bonne soupe avec des légumes de mon jardin.

La casserole est sur une plaque de 2000 W.

Pour des raisons techniques, le régulateur des cuisinières électriques n’agit pas comme un dimmer de lumière, il cycle, pour une cuisson douce et longue d’une soupe, 5 secondes d’enclenchement et 55 secondes de déclenchement.

Cela veut dire que pendant 5 secondes je prends 1000 W au réseau ( 2000 – 1000)et pendant 55 secondes je renvoie 1000 W au réseau.

Comme tu vois j’utilise bien continuellement le réseau comme pot tampon.

Ce n’est pas grave, ce que je renvoie est consommé un peu partout dans le pot ou même peut être directement par mon voisin le coiffeur dont les casques de séchage fonctionnent.

Pour les accumulateurs,  (de chauffage ou de production d’eau chaude)  ce n’est pas des  dynosaures des années 70 dont je parle.

Les appareils actuels dont je parle, si on les pilote par une régulation « intelligente » , on peut leur faire prendre les 1000 W que je produis pendant les périodes de soleil et non pendant la nuit et cela en s’arrangeant pour enclencher environ la puissance qui correspond à ce que je produis.

L’eau chaude on en a besoin toute l’année et le chauffage environ 200 jours ce qui n’est déjà pas si mal.

Pour le reste du temps si jeux veux aller plus loin, il existe des systèmes intelligents très réactifs de charge et de décharge dans des batteries qui peuvent aider à augmenter la part d’autoconsommation.

Mais si ce que je renvoie des kwh et qu’ils me rapportent tout de même 10 cts, il faut voir si le jeu en vaut la chandelle.

En tout cas, avec le compteur qui tourne à l’envers, tout est fait pour que l’utilisateur n’en ait rien à foutre de bien consommer et avec la taxe que les flamands voulaient appliquer ( et qu’ils auraient postposer au dernier moment ) c’est la même chose, on arrive par un calcul à 10 cts/kwh mais c’est un forfait que l’on fasse ou non des efforts.

Ma conclusion :

en photovoltaïque le réseau est et reste fondamentalement le grand pot dans lequel tout le monde qui a du photovoltaïque déverse et  reprend.

Finalement c’est très participatif et communautaire ! C’est le marché du dimanche pour l’électricité où les gens qui ont une échoppe payent une redevance de  10 cts sur ce qu’ils vendent pour la location de la place puclique.

Cela ne gène pas tant qu’il y a encore en Europe des centrales qui doivent tourner parce que tout ce que les citoyens déversent  est consommé au même moment quelque part (et à mon avis cela va encore durer longtemps) et que l’on paie le juste prix pour l’utilisation, dans les deux sens, des réseaux de distribution (et avec 10 cts du kwh ne t’en fais pas c’est bien payé !).

Pour le reste, pour augmenter l’auto-consommation, le maître mot c’est  ACCUMULER et GERER en temps réel.

Avec les régulateurs « intelligents » actuels, ne t’en fais pas, cela ne pose pas de problème.

Pour l’accumulation d’énergie, les radiateurs à accumulations actuels, les boilers et les batteries existent.

Sais tu qu’un radiateur à accumulation actuel, pas plus grand qu’un radiateur à eau a une capacité d’accumulation énergétique de 20 kWh, autant que les batteries d’une Golf « E ».

Il « suffit » que l’on décide simplement que le compteur ne tourne plus à l’envers et que ce que rapporte les kwh que l’on renvoie a réseau ne valent plus 20 cts calculés sur un an mais 10 cts mesurés en instantané.

Mais cela avec les promesses que l’on a faites inconsidérément dans le passé il va falloir du courage pour l’expliquer.

Je terminerai par l’Allemagne dont tu parles, la RWE, grande et très sérieuse compagnie, a fait des essais très concluants et utilise maintenant les radiateurs à accumulation pour stabiliser le réseau lorsque les éoliennes produisent de trop et cela, bien entendu, indépendamment que ce soit la nuit ou le jour comme quoi …..

Bonjour à tous.

User name
STEPHANE NEYKEN , a répondu:
22/08/2015

Daniel,

Autant pour moi. Tu as entièrement raison, le problème du PV c'est que l'on produit quand on ne consomme pas et vice-versa...

Revenons aux 36 appartements de ton intevention de départ. Ces appartements, lorsqu'ils ont été mis en fonction, ont ajouté une charge sur le réseau (utilisation domestique). En plus on y a placé du chauffage électrique, donc une charge supplémentaire sur le réseau.
C'est cela qui me dérange. Le réseau sature et notre production est insufisante. Imaginons que 20 % de la population passe au chauffage électrique...Le plan de délestage serait mis en route dès les 1ères gelées.

De même, parler de chauffage gratuit est faux et je m'en suis déjà expliqué.
Pour pouvoir le faire, à tout le moins en partie, il faudrait un systèmze intelligent ("smart grid") pour gérer les accus et les charger lorsque les panneaux produisent. Cela existe, mais pas rentable car encore trop coûteux.

Je sais que les chauffages à accumulation ont bien évolué depuis les années 70, une firme belge est d'ailleurs à la pointe en la matière.

Que le compteur ne tourne plus à l'envers? Bon déjà là on aura une révolution de la part des prosumers (petits producteurs) et on aura un intérêt réel pour le stockage. Cela va peut-être bouger d'ici peu...mais chuut je n'ai rien dit...

Je reviens sur ta production instantanée. Tu as la "chance" d'avoir un voisin coiffeur qui a besoin de cette électricité. Imagine les quartiers résidentiels où les 3/4 des maisons sont équipées de panneaux. Où va cette production? Heu...parfois nulle part.

Je ne crache pas dans la soupe car les énergies renouvelables c'est mon secteur d'activité, mais il faut à un moment raisonner inteligemment. Notre gouvernement wallon y arrive enfin...Les primes vont d'abord à l'isolation et à l'utilisation rationnelle de l'énergie. De plus une formation et une certification obligatoire est imposée. Oufff et dire que si cela avait été mis en place dès 2007 nous n'aurions pas un tel bordel au niveau du PV.

Au niveau des accus pour les éoliennes, j'en avais déjà vaguement entendu parler. Cela me paraît être un système intelligent. Stocker l'énergie sous forme de chaleur est une bonne solution.
Il en existe une autre (encore un produit belge) : les batteries à changement d'état. En "gros", l'électricité est stockée sous forme de changement d'état d'un liquide. Lorsque ce produit revient à son état 1er il rend l'énergie soit sous forme électrique, soit sous forme de chaleur suivant la demande.

Si tu as d'autres choses à nous présetner, je suis preneur.

Merci à toi pour cet échange intéressant et, me semble-t-il, constructif.

Stéphane

User name
DANIEL L'HOIR , a répondu:
22/08/2015

Rebonjour Stephane,

Une nouvelle démonstration que le dialogue permet de rapprocher les points de vue, on n’est plus si loin de se mettre d’accord.
A mon tour de te dire que tu as tout à fait raison !
Je n’ai jamais dit que la solution que je défends est géniale et à appliquer partout.

Mettons des chiffres sur ces réflexions :
D’abord ce concept avec régulation des charges etc. concerne les nouvelles constructions.
Bon an mal an les permis de bâtir (et cela ne veut pas encore dire ce qui se construit réellement), il y en a pour +/- 50.000 logements par an dont plus de la moitié pour des appartements.
Les personnes qui sont susceptibles d’être séduites par un tel concept, je dirais au maximum 10 % ce qui fait donc 5.000 logements.
Vu le très faible besoin calorifique, le niveau moyen de puissance dont nous parlons est de l’ordre de 3 kW. Cela fait donc 15.000 kw/an de nouvelles puissances installées sur le réseau.

Je reviens à l’utilité, pour lutter contre le black out d’un tarif différencié en fonction des heures comme il en a existé pendant plus de 10 ans, par exemple le tarif trihoraire et, plus proche de chez toi, le tarif EHP de l’ALE qui ont montré leur efficacité avant que la libéralisation ne jette le bébé avec l’eau du bain.
Ne t’en fais pas, quand les prix diffèrent très sensiblement en fonction de la période, les gens deviennent inventifs !
Aujourd’hui, avec le smart grid, on suit la politique du « pourquoi le simple alors que le compliqué va peut-être ».

Nous sommes donc tout à fait d’accord, ces appareils ne PEUVENT pas s’enclencher pendant les heures de pointe du réseau. Ce n’est pas difficile à faire, on fait cela depuis plus de 50 ans avec le tarif exclusif de nuit, c’est la même chose mais avec d’autres heures et il y a assez de programmes pour les télécommandes tarifaires sur les réseaux.

Si tu consultes une courbe de charge nationale (tu tapes courbe de charge ELIA et tu prends par exemple comme date un jour de semaine à la mi décembre), tu va voir où sont les heures critiques pour le réseau et tu vas voir aussi que, par rapport à ces pointes on descend d’environ 1000 MW en journée et de 2000MW de nuit.

1000 MW cela fait 1.000.000 de KW.
Si on prend une croissance moyenne (très conservatoire) de l’ordre de 1.5 % de le demande totale d’électricité, cela veut dire un creux qui grandit de 15.000 KW chaque année. Tiens tiens, cela correspond à l’ordre de grandeur ci-dessus et avec cela je ne remplis même pas du tout le creux.
Ce creux de 1.000.000 de kW cela ferait 6 années avec 100 % des installations telles que je les décris.

Donc cool, avec 10 % des nouveaux logements il n’y a aucun problème à perte de vue.

Tu cites l’Allemagne ; début des années 70, mais c’est vrai les calculatrices de poche n’existaient pas encore de façon massive, les Allemands (de l’ouest à l’époque) ont installé 1.000.000 d’accumulateurs par an ( avec une moyenne de 4 kW par accu ) et après 3 ans ils ont eu des problèmes de réseau.
Ici on parle de 5000 concepts de puissance inférieure pour un pays avec 6 fois moins d’habitants (que l’Allemagne de l’ouest), toutes proportions gardées on est 40 fois plus bas.

Conclusion :
je voulais simplement démontré que le concept que je trouve digne d’intérêt n’est pas à balayer d’un revers de la main, qu’il a sa place parmi les diverses solutions dans les habitations neuves, n’ajoute aucune demande énergétique globale annuelle et s’inscrit bien dans les préoccupations d’énergie durable.

Peut on se mettre d’accord sur ce cadre mieux défini ?

Meilleures salutations

Daniel

User name
DANIEL L'HOIR , a répondu:
10/09/2015

Bonjour á tous,

Á quelque chose malheur est bon dit on.
Le gouvernement vient de faire repasser la TVA sur l'électricité á 21 %, cela fait du jour au lendemain 15% d'accroissement de l'intérêt de placer des panneaux et d'utiliser un maximum de leur production pour ses besoins divers en énergie.

Daniel

User name
Louis Verhaegen , a répondu:
06/02/2016

Bonjour à tous,

je vai construire une maison de rangé d'environ 120m² habitable.
J'ai insisté auprès de mon architecte pour qu'il prévoit une très bonne isolation.

J'ai demandé au calculateur PEB si c'était possible d'appliquer une solution de chauffage électrique.
Il m'a dit que ma maison avait un K = 25 et, avec une solution électrique, un Ew = 62.
Je dois dire que je n'y compren rien !
Je lui ai demandé si ce serai utile de prévoir des panneau photovoltaïque pour couvrir une partie des besoins de chaleur de l'eau chaude et du chauffage.
Il m'a dit que, avec l'inclinaison du toit et l'orientation, le calcul PEB donnait plus de la moitié d'économie.

Comme j'entend souvent des critiques concernant le chauffage électrique, je me demande si il n'y a pas une erreur ou alors pourquoi on n'entend pas plus parler de cette alternative.

Quelqu'un peut il me renseigner

Merci d'avance

Louis

User name Moderator
PHILIPPE MERCIER | Modérateur , a répondu:
09/02/2016

Bonjour,

Il vous suffit de lire les discussions préalables ci-dessus pour pouvoir mieux percevoir l'impossible équation du chauffage électrique alimenté par votre propre installation solaire.
C'est pour cette raison que le calcul PEB prend en compte les pondérations des différentes sources actuelles de production d'électricité disponibles via le réseau. C'est cela qui explique qu'il y a un impact défavorable dans le calcul PEB en cas de recours à un chauffage électrique.

Bien à vous,

Philippe Mercier.

User name
Louis Verhaegen , a répondu:
09/02/2016

Bonjour,

merci pour cette réponse.

Effectivement, mon calculateur PEB m'a bien dit que l'électricité était pénalisée dans le calcul mais que compte tenu de l' isolation thermique, l'étanchéité et la ventilation double flux qui étaient prévues il arrivait à un EW de 62 malgré la solution électrique.
(25 cm d'isolant dans le toit, 10 cm d'Eurowall dans les murs et le sol). Dans ces conditions la consommation d'électricité pour l'eau chaude et pour le chauffage ensemble seraient de l'ordre de 5000 kwh/an.
Je sais bien qu'en hiver je consommerai plus d'électricité que ce que je produirai et qu'en été j'en produirai plus que ce que je consommerai mais, au total avec 20 m² de panneaux le bilan sera pratiquement nul.
Le surplus produit sera quand même consommé par mes voisins, d'une manière générale ce n'est donc pas perdu .
C'est quand même la balance générale qui compte au niveau du pays!

Il ne me semble pas que je fais une erreur de raisonnement ?

Salutations

Louis Verhaegen

User name
Louis Verhaegen , a répondu:
28/02/2016

Bonjour,

je suis bien conscient qu'il y a plus de soleil en été qu'en hiver mais mon calculateur PEB m'a montré que la moitié de la production des panneaux solaires se fait pendant la saison de chauffe et donc peut etre utilisee pour le chauffage et que en dehors de cette période, c'est toute l'énergie nécessaire pour l'eau chaude sanitaire est produite par les panneaux.
En plus, ce que je n'utilise pas pour moi-meme retourne sur le réseau et est tout de meme utilisé quelque part par un voisin.
Au total cela me parait intéressant

Salut à tous Louis Verhaegen

User name Moderator
PHILIPPE MERCIER | Modérateur , a répondu:
29/02/2016

C'est un raisonnement qui se tient avec une consommation totale qui est assez faible vu le chauffage intégré.
Par contre en hiver et en période de pointe vous devrez tout de même prendre la majorité de vos besoins sur le réseau alors qu'avec une autre technologie renouvelable indépendante des saisons comme le chauffage d'appoint pellets ou bois vous n'auriez pas ce problème et vous pourriez même vous affranchir du réseau à terme avec les batteries qui font leur apparition sur le marché.

Un choix difficile mais intéressant à faire.

Bonne semaine à vous!

Philippe

User name
Louis Verhaegen , a répondu:
29/02/2016

Merci pour votre commentaire.

J'ai vu le dernier test achats concernant les batteries et ce n'est pas spécialement encourageant.
Je pense qu'il ne faut pas réver de se passer du réseau électrique.
Avec mon calculateur PEB on a fait le calcul:
Actuellement, vu que le compteur tourne encore à l'envers, les panneaux vont soustraire environ 4500 kilowatts d'un total de 5000 + 3000 d'électromenager.
Hors coûts fixes, cela devrait me revenir à environ 600 € /an soit 50 €/mois.

Dans le cas le plus défavorable que l'on évoque dans ce forum où on met un compteur qui compte la consommation et la réinjection, si on choisi une solution qui permet d'accumuler la chaleur aussi bien pour l'eau chaude que pour le chauffage quand il y a de la production solaire et complète la nuit suivante ce qu'il faut , l'auto-consommation pour le chauffage pendant la saison de chauffe et pour le chauffe eau toute l'année me permettront d'auto-consommer de l'ordre de 2500 kilowatts sur les 4500 produits.
Même si on ne me donne rien pour les kw réinjectés, cela me couterait un peu plus que 1000 € par an soit même pas 100 €/mois et, comme on l'a mentionné dans ce forum, on peut tout de même bien espérer qu'on recevra de l'ordre de 12 ct/Kw c'est à dire 250€ dans ce cas ci. On m'a dit qu'en Allemagne ils reçoivent 14 ct.

Mon calculateur PEB m'a expliqué que dans des maisons aussi bien isolées, on peut considérer que, sans PV, ma facture se compose de 3 tiers: un pour l'electro-ménager, un pour le chauffage, un pour l'eau chaude et que, si je choisi un système qui accumule quand les panneaux produisent et complète bien sûr ce qui manque à un tarif avantageux, je pourrai atteindre plus de 50% d'autoconsommation.

Même si le calcul est un peu optimiste, je pense que c'est une bonne solution.

Salut à tous.

Louis

User name
DANIEL L'HOIR
06/01/2019

Je relance cette discussion initiée il y a déjà bientôt quatre ans.

L'association professionnelle devenue à présent Techlink a fait réaliser par l'université de Liège, une étude relative à différents systèmes de chauffage utilisant l'électricité pour une maison neuve moyenne de l'ordre de 150 m², d'un niveau K = 25 et équipée de panneaux photovoltaïques.

Cette étude a comparé 3 systèmes de chauffage utilisant l'électricité sur base de deux critères:
La possibilité de maximaliser l'autoconsommation.
L'effecement de la puissance électrique appelée en périodes de pointes du réseau électrique ( pour éviter le black out).

Les trois solutions étudiées sont:
1) le chauffage électrique direct ( par exemple par convecteurs) + boiler pompe à chaleur pour la préparation d'eau chaude sanitaire
2) le chauffage électrique avec radiateurs hybrides rechargeables + boiler pompe à chaleur.
3) la pompe à chaleur air eau avec chauffage par le sol (PAC) et préparation d'eau chaude sanitaire.

Les conclusions générales sont les suivantes:
Le besoin énergétique pour le chauffage seul est de l'ordre de 4800 kWh/an pour les solutions 1 et 2 et de l'ordre de 1800 kWh/an avec la PAC.

La totalité de l'énergie nécessaire annuellement pour le chauffage, la préparation d'eau chaude sanitaire et l'électroménager peut être couverte par la production de panneaux ( orientés SUD) de l'ordre de 7kWc par la solution 3 et 10 kWc pour les solutions 1 et 2.

Bien entendu il n'y a pas simultanéité des besoins et de la production.
Avec la solution de la compensation ( compteur qui tourne à l'envers) on arrive à un bilan annuel de+/- zéro consommation ( auquel il faut ajouter la redevance fixe du compteur et celle prévue actuellement en flandre pour les produmers).

Si on se place dans l'optique d'un compteur bidirectionnel,et de facturations d'une part de la consommation et d'autre part de la réinjection (non rémunératrice) le % d'autoconsommation est l'élément le plus important.

La solution 2 arrive en tête, la solution 3 ( à condition de prévoir un réservoir tampon d'eau de l'ordre de 300 litres) se place en second, la solution 1 ferme la marche.

Du point de la possibilité d'effacer une puissance importante pendant les heures de pointes duréseau en plein hiver, les solutions se présentent dans le même ordre ce qui est logique puisque, dans les deux cas, c'est la capacité de stockage d'énergie qui se révèle l'élément primordial.

Du point de vue de l'investissement, en imposant aux solutions 1 et 2 une puissance de 3kWc supplémentaires de PV pour rester comparable au niveau du bilan énergétique annuel, l'ordre croissant est le suivant:
Le plus bas investissement: solution 1
Investissement intermédiaire : solution 2
Investissement le plus haut : solution 3.

On voit donc que les trois solutions se défendent certainement sur le plan énergétique total annuel dans le cadre de la compensation ( encore applicable mais pour combien de temps ?).

Par contre dans le cadre de l'autoconsommation encouragée par les instances européennes et de la gestion des puissances appelées en périodes de pointes du réseau ( un point fondamental pour notre pays compte tenu des problèmes avec nos centrales), la solution du chauffage direct, attractive pas son investissement réduit, ne rencontre absolument les objectifs poursuivis.

Malheureusement, rien dans la tarification de l'électricité actuelle n'incite à éviter cette solution.
En effet, avec le compteur qui tourne à l'envers ( éventuellement accompagné, comme en flandre, d'une redevance liée aux kWc), l'utilisateur peut tranquillement consommer en hiver et partir passer ses vacances au soleil à l'étranger, quand il revient son compteur est revenu à zéro.

De plus, en plein hiver, il peut tout aussi tranquillement programmer le réenclenchement de ses radiateurs vers 17 h après un ralenti de température durant la journée, cela provoquera des belles pointes de puissance appelée sur le réseau (en plus de la recharge des véhicules électriques), et tout cela au tarif normal. Tant pis si pour cela on risque d'être obligé de délester ( mettre dans le noir complet donc ) d'autres utilisateurs en boût de ligne pour éviter un black out général.

Dormez tranquilles bonnes gens, pour les coups durs, on a négocié à des prix certainement très avantageux, de l'achat d'électricité produite par de la lignite en Allemagne ou du nucléaire en France.

A quand une tarification de l'électrcité pour des consommateurs (par exemple) de plus de 6000 kWh/an et qui avantage l'autoconsommation et pénalise l'appel de puissance ( ou de consommation) en périodes critiques de pointes du réseau.

Les Espagnols ont déjà depuis longtemps un tarif heure par heure avec des compteurs ad hoc. ( tarifaluzhora.es/ ) ah ouiiii, on attend le nouveau gouvernement!


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