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La période post-corona : vers une hausse générale des prix ?

18 mai 2021
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La situation d’aujourd’hui est inédite. La crise sanitaire a pesé sur notre santé mais également sur la santé économique des Etats. La reprise économique qui s’amorce se confronte à une production qui ne parvient pas à suivre, et à un prix en forte hausse des matières premières. 

En tant que consommateur, à quoi faut-il s’attendre ? 

La seule façon de répondre à cette question est de jeter un regard dans le passé pour essayer d’identifier une période similaire.  Or, celle d’aujourd’hui est inédite.

Peut-être peut-on tenter une comparaison avec la période 2009 - 2011.  A cette époque, notre économie avait également dû faire face à une augmentation des prix des matières premières : fer, aluminium, cuivre, argent, ... avaient vu leurs cotations fortement augmenter à cause d’un déséquilibre entre offre et demande, celle-ci en partie tirée par la Chine, grande utilisatrice de resources... et grand fabricant de produits que nous utilisons quotidiennement.  

Les matières premières agricoles n’avaient pas fait exception.  A l’origine de ces augmentations, c’étaient des conditions climatiques difficiles qui étaient pointées.

Comment les prix aux consommateurs avaient-ils réagi à l’époque ? L’augmentation des prix des matières premières enregistrée dès le début 2009 avait eu un impact assez rapide. Ainsi, le taux d’inflation, qui reflète l'évolution du coût de la vie, était passé de moins de 1 % début 2010 pour culminer à presque 4 % mi-2011. A titre de comparaison, nous sommes à 1.2 % aujourd'hui.

Des augmentations de prix parfois sensibles

En deux ans (2010 et 2011), les prix de l’alimentation avaient globalement progressé de près de 5 %.  Plus marquant, les prix dans le secteur non alimentaire avaient progressé de près de 9 %, principalement tirés par les prix énergétiques.  Quant aux services, les prix avaient connu une progression de l’ordre de 4 %. 

La hausse du prix des matières premières n’avait semble-t-il pas eu de répercussion sensible sur bon nombres de produits, notamment en high tech ou pour l’électroménager.  L’explication pourrait être liée à la concurrence qui aurait fait son oeuvre, faisant pression sur les prix, et au cycle de vie des produits. 

Le passé peut-il nous aider à anticiper l'avenir ?

En partie seulement.  Cette année, nous retrouvons plus ou moins les mêmes conditions que durant notre période de comparaison ci-dessus, mais exacerbées par la crise sanitaire : après un fort ralentissement de la production et la mise à l’arrêt de nombreuses activités, la demande repart à la hausse et la production peine à suivre, avec pénurie et hausse des prix des matières premières, ainsi qu’une hausse des prix des produits pétroliers et de l’énergie.  

Aujourd’hui, nous constatons déjà une forte hausse des prix de l’électricité, principalement influencée par la hausse du prix des droits d'émission de CO2. Le prix du gaz a également fortement augmenté. 

Après la pause “corona”, le coût des services de téléphonie mobile pourrait grimper de 5 %, puisque les opérateurs vont reprendre leurs augmentations de prix annuelles. 

Difficile de prévoir l'augmentation des prix dans les restaurants et cafés.  En temps normal, la progression est de 2 % par an en moyenne, mais des augmentations ponctuelles de 10 % ont déjà été annoncées. 

Avec l’augmentation des prix des matières premières, des produits pétroliers, de l’électricité et du gaz, des augmentations en cascade sont possibles, d’autant plus qu’une pénurie de plastique fait également l’actualité. Cette cascade pourrait toucher tous les produits du quotidien. Dans quelle mesure ?  Difficile à dire, sinon à se pencher sur notre période de référence.  Cependant, il convient d’être prudent, dans le sens où la crise sanitaire qui nous touche aujourd’hui est unique. 

Les prévisions actuelle établies par le Bureau du Plan indiquent que cette année devrait connaître un taux d’inflation moyen de 1.5 % mais surtout, selon leurs estimations, le taux pourrait culminer à près de 2.3 % à la charnière 2021-2022 pour redescendre sous la barre des 2 % de mars 2022. Ce taux reflète certainement une augmentation de prix, mais qui n’a rien d’exceptionnelle.

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