News

33% des Belges temporairement inactifs ou sans emploi suite à l’épidémie

27 avril 2020

Les impacts de la crise actuelle sur la vie professionnelle et privée des ménages sont importants. Nous faisons le point sur ces aspects dans notre troisième sondage.

Dans ce troisième volet de notre enquête*, nous avons collecté les réponses de 1000 personnes pour savoir comment vous viviez cette épidémie, comprendre comment elle vous affectait.
Mentionnons d’abord que 13 % des Belges ont rompu le confinement pour se réunir avec des membres de leur famille ou des amis. Ce pourcentage monte à 28 % pour les jeunes de 18 à 21 ans qui  respectent donc moins scrupuleusement les règles que leurs aînés. 30 % des sondés sont également sortis de chez eux pour fournir des soins ou de l’aide à des membres de leur famille ou d’autres personnes.

Vie professionnelle négativement impactée pour 50 % des Belges 

L’horaire de travail est resté inchangé pour 45 % des Belges et a augmenté pour 5 % d’entre eux. Sans surprise, 17 % ont désormais un horaire de travail réduit, 29 % sont temporairement inactifs, un pourcentage qui monte à 54 % pour les moins qualifiés. 
Moins réjouissant encore, 4 % des Belges ont perdu leur travail, et les chiffres, en augmentation, sont encore plus élevés pour les travailleurs indépendants. 9% d'entre eux ont annoncé l'arrêt de leurs activités (résultat qui prend aussi en compte l'impact sur la situation professionnelle du partenaire). Parmi ceux poursuivant leur activité professionnelle, 40% travaillent entièrement à domicile. 
Note davantage positive: 45 % des sondés constatent un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, pour 22 % estimant le contraire.

La famille au cœur de la crise

Si 17% des sondés déclarent que les mesures de confinement ont eu impact négatif sur leurs relations familiales, plus du double (35%) ont vu celles-ci s’améliorer.
Ce pourcentage monte à  47 % pour les couples avec enfants, et à 51 % pour les familles monoparentales. Cela ne veut, bien sûr, pas dire que les conflits n’existent pas. Les plus fréquents concernent le partage du même espace toute la journée (28%), les tâches domestiques (23%) et les réactions face aux mesures de prévention (17 %). 

Santé mise en danger 

Pas toujours évident de prendre soin de soi pendant cette période de confinement: 40 % des sondés font état d’un impact négatif sur leur condition physique, et 49 % sur leur bien-être psychologique. Fait inquiétant, 14 % des répondants qui comptent dans leur ménage une personne souffrant d’un problème de santé important (non lié au coronavirus), déclarent avoir évité de se rendre aux urgences par crainte d’un contamination. Nous insistons  sur l’importance de continuer à se faire soigner, à ne pas reporter des soins nécessaires ou urgents. Les hôpitaux rappellent fréquemment avoir mis toutes les mesures en place pour assurer la sécurité de leurs patients. 

Continuez à prendre soin de vous.

*Cette enquête a été réalisée le 16 et le 17 avril auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 Belges âgés entre 18 et 74 ans. Les résultats ont été pondérés par âge, sexe, région et niveau d’éducation.