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Non à l'interdiction des retours gratuits pour les achats en ligne

20 octobre 2021

Unizo a récemment demandé l'interdiction des retours gratuits pour les achats en ligne. Nous ne sommes pas d'accord avec cette proposition. 
 

Unizo, l'Union flamande des entrepreneurs indépendants, veut mettre fin à la pratique selon laquelle les consommateurs peuvent retourner gratuitement les colis achetés en ligne. L'objectif est de réduire le flux des camions de livraison sur nos routes et de donner davantage d'espace au commerce local. L'association souligne que cette possibilité de retourner gratuitement les colis encourage les achats impulsifs. Elle note également que la gratuité ne l'est pas toujours vraiment et que le retour gratuit d'un colis n'est certainement pas une solution. C'est pourquoi elle plaide pour une interdiction des retours gratuits.

Nous ne sommes pas d'accord avec cette proposition. 

Écologie ou économie ?

Il est vrai que beaucoup de camions circulent pour livrer et retourner tous ces colis. De fait, commerce en ligne et écologie ne font souvent pas bon ménage. 

Cependant, Unizo utilise l'aspect écologique principalement pour tenter d'atteindre un objectif économique. Après tout, le problème de la durabilité ne tourne pas seulement autour de la question des retours de produits. 

En outre, Unizo ne devrait pas oublier que, dans le cadre de la réglementation actuelle, les commerçants ne sont pas obligés de laisser les clients voulant user de leur droit légal de rétractation, retourner leur achat sans frais. 

Pour nous, le régime actuel doit rester en vigueur

Le règlement actuel est clair et équitable tant pour les consommateurs que pour les professionnels. Nous soutenons que rien ne doit être changé à cet égard.

Chaque boutique en ligne qui le souhaite a la possibilité de faire en sorte que le retour des colis soit payant. Toutefois, chaque boutique en ligne doit également continuer à offrir à ses clients la possibilité d'effectuer des retours gratuits.


Le droit de rétractation est un droit fondamental pour les consommateurs dans le domaine du commerce en ligne et doit être protégé. Il vise à donner aux consommateurs la possibilité de changer d'avis sur un produit qu'ils n'ont pas eu en main au moment de l'achat. 

Nous sommes nous aussi favorables à l'écologisation du secteur des colis

En attendant, la ministre du Service public, des Entreprises publiques et de la Poste, Petra De Sutter, souhaite rendre le secteur des colis plus écologique. C'est effectivement une nécessité à laquelle nous sommes bien sûr prêts à contribuer. Pour autant, la proposition de la ministre d'imposer par la loi une surtaxe pour les colis livrés dans les 24 heures est superflue : rien n'empêche les commerçants d'appliquer déjà cette pratique. La question est de savoir si le fait de la rendre obligatoire aura un réel impact.