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Rétrospective de nos victoires pour le consommateur en 2019

27 novembre 2019
Test Achats victoires

Nous nous battons tous les jours dans l’intérêt du consommateur. En 2019, nous avons à nouveau remporté quelques belles victoires grâce à nos actions et grâce à votre soutien. Découvrez la rétrospective des grands moments de l'année écoulée. 

Au cours de l'année écoulée nous avons fait la différence pour les 10 dossiers suivants. Cette liste de réussites nous rend fiers et nous motive à continuer à donner le meilleur de nous, parce qu'il reste du pain sur la planche quand il s'agit de défendre les intérêts des consommateurs.

Et pour défendre vos droits, vous avez également un rôle à jouer: signer une pétition, participer à un achat groupé ou à une action collective. Découvrez un aperçu de toutes nos actions en cours.

Nos actions en cours

1. Moins d’antibiotiques chez les animaux

Antibiotica bij dierenLa hausse mondiale de la résistance aux antibiotiques, résultat d’un usage excessif, menace notre santé. Près de la moitié des antibiotiques est utilisée dans la production de viande. En 2016 déjà, nous demandions au Parlement européen de prendre des mesures.

Le mois de janvier de cette année marque une étape importante dans cette lutte: le Parlement européen a approuvé de nouvelles mesures pour réduire l’utilisation excessive d’antibiotiques chez les animaux. L’usage préventif n’est plus permis qu’avec l’accord d’un vétérinaire. De plus, dans le cas d'un animal malade, l'antibiotique ne peux être administré collectivement que s'il n'y a aucune autre option possible. Lisez notre dossier sur l'utilisation des antibiotiques dans l'alimentation pour plus d'info. 

2. Banque bpost
Bpost bank

Début février, bpost banque annonçait que les titulaires d’un compte b.compact ne pourraient retirer de l’argent gratuitement qu’une fois par mois dans ses distributeurs automatiques, chaque retrait suivant coûtant 0,50 €. En signe de protestation, nous avons lancé une pétition. Il n’a pas fallu longtemps pour que bpost réalise son erreur et revienne sur sa décision. Au final, les clients ne paient 0,50 € que lors de retrait aux distributeurs d’autres banques.

Une victoire, mais la lutte contre les frais bancaires injustifiés n’est pas terminée. Depuis le début de cette année, toutes les banques ont augmenté leurs frais de service: coût de certaines cartes (surtout de crédit), forfaits annuels, retraits en espèces et pour certaines opérations dites manuelles qui nécessitent l’intervention d’un employé de banque. Nous nous battons pour un accès gratuit aux services bancaires basiques. Signez notre pétition et restez au courant des avancées. 

3. Ryanair

Ryanair action collectiveÀ l’automne 2018, Ryanair a modifié ses conditions générales de sorte que les passagers ne pouvaient plus déposer plainte que devant un tribunal irlandais. Quelques mois plus tard, cette disposition a été supprimée. Les consommateurs résidant en Belgique peuvent donc faire appel à un tribunal belge pour exprimer leur insatisfaction, par exemple en cas d’annulation d’un vol ou de retard important.

L’attribution de la juridiction dépend du lieu de résidence du client. Ces conditions ne s’appliquent cependant qu’aux consommateurs et non aux professionnels. De plus, vous devez toujours d’abord déposer plainte auprès de Ryanair même, avant d’aller en justice. Nous avons lancé une action collective qui exige une indemnisation pour les vols annulés à l’été 2018. Inscrivez-vous gratuitement à notre action collective

4. Droit à l'oubli

Droit à l'oublieLes patients qui ont surmonté une maladie grave comme un cancer ou une hépatite, payent souvent une prime plus élevée pour un prêt immobilier ou une assurance solde restant dû. Parfois, ils se voient carrément refusés.

Après des années de lobbying, les ex-patients auront, à partir du 1er février 2020, le "droit à l'oubli" qu’ils ont souffert d’un cancer, à condition qu’ils aient vaincu la maladie il y a au moins dix ans. Un assureur ne peut exiger d’un patient ayant guéri d'un cancer une prime plus élevée ou refuser de l’assurer. Un arrêté royal qui entrera en vigueur le 1er avril 2020 va encore plus loin, en listant les types de cancers pour lesquels la période de dix ans a été raccourcie.

Le droit à l’oubli s’appliquera également à certaines maladies chroniques comme l’hépatite C (à partir de 48 semaines après la fin du traitement). Les assureurs ne peuvent pas refuser ces patients et une augmentation de la prime est soit interdite, soit limitée par une grille de référence. Grâce à notre action de nombreux consommateurs peuvent souscrire une assurance solde restant dû à un prix raisonnable.

Un bémol, cependant: le nouveau règlement ne s’applique pas aux pathologies qui sont sous contrôle, comme c’est le cas pour certains diabètes. Ces patients doivent, dans certains cas, payer plus de 10.000 € de plus que les autres. Nous réclamons qu’ils n’aient pas à payer une prime plus élevée tant qu’ils suivent correctement leur traitement et ont un mode de vie sain.

5. Nutri-Score

Nutri-ScoreAvec la publication d'un arrêté royal le 1er avril dernier, le Nutri-Score a franchi une nouvelle étape importante. Ce score que nous utilisions déjà en 2017 pour notre comparateur de céréales pour petit-déjeuner, apparaît comme un label sur l’emballage de l’aliment et indique sa valeur nutritionnelle en un coup d’œil: A pour la meilleure valeur et E pour la plus médiocre, respectivement dans des couleurs qui vont du vert au rouge.

Nous avons demandé à tous les acteurs du secteur agro-alimentaire, aux fabricants et aux distributeurs d’apposer le Nutri-Score sur l’emballage de tous leurs aliments le plus vite possible. Enfin, nous demandons que le Nutri-Score soit le seul label nutritionnel européen obligatoire. Signez notre pétition!

6. Médicaments à prix exorbitants

Médicaments abordablesEn septembre, la Belgique a manifesté sa solidarité en récoltant 1,9 million € pour Pia, fillette atteinte de la maladie musculaire SMA. Ce montant était nécessaire pour la traiter avec le médicament Zolgensma. Son histoire nous conforte dans notre lutte contre les firmes pharmaceutiques qui pratiquent des prix exorbitants pour les médicaments contre les maladies rares. Entre-temps, nous avons fait inscrire le problème à l’agenda politique.

À la suite de notre plainte, en avril, auprès de l’Autorité de la concurrence contre la société Leadiant, qui demandait des prix exorbitants pour un médicament orphelin contre la maladie métabolique CTX, le ministre de l’Economie Wouter Beke a fixé un prix maximum. Positif, mais nous préconisons plus de transparence et de mesures structurelles. En attendant, nous ne restons pas les bras croisés. Depuis juillet, nous avons aussi déposé plainte auprès de l’Autorité de la concurrence contre Biogen, qui commercialise le Spinraza aussi contre la SMA. Son prix a servi de référence pour le prix de Zolgensma. Plus d’infos sur www.medicamentstropchers.be.

7. Résultats des études cliniques

études médicauxPour vérifier l’efficacité et la sécurité des médicaments, des études sont nécessaires. Ce n’est que si tous les résultats sont publiés que leur valeur réelle peut être estimée. C’est une exigence européenne depuis 2014. Cependant, nos recherches conjointes avec TranspariMED (Royaume-Uni), BUKO Pharma-Kampagne (Allemagne) et Health Action International (Pays-Bas) dans 30 universités européennes de 10 pays ont montré que des universités, dont la KU Leuven, l’ULB et l’UGent, ne prennent pas ces exigences de transparence très au sérieux.

Nous exhortons donc les universités et les gouvernements à en faire une priorité de toute urgence. Dans l’intervalle, l’ULB a lancé un plan d’action pour éliminer ce retard et améliorer la transparence. Une consultation avec la KU Leuven est prévue sur les mesures possibles. Nous attendons toujours la réaction de l’UGent. L’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé a pris note de notre enquête, mais n’a pas répondu à nos questions.

8. Sièges enfants

Siège enfantD'après nos tests, la sécurité de tous les sièges-auto ne peut être garantie. Lors du test "crash frontal" avec le siège Chicco Oasys i-Size, les choses se sont mal passées. La ceinture entre les jambes du mannequin s’est détachée à 64 km/h. La poupée s’est envolée du siège, ce qui, dans la pratique, causerait de graves blessures.

Pour éviter d’éventuelles tragédies, nous avons immédiatement transmis les résultats de nos tests au fabricant. Celui-ci s’est engagé à remplacer gratuitement la courroie défectueuse sur les modèles concernés. Le problème se serait produit sur un nombre limité de sièges-enfant Oasys i-Size, distribués après le 27 septembre 2018. Cet incident prouve que les tests de sécurité sont nécessaires. Nous continuerons donc à les mener. Consultez les résultats de nos tests.

9. Étiquetage mensonger

Etiquette alimentationL’information sur les emballages alimentaires n’est pas toujours exacte. Ainsi, nous avons découvert que cinq desserts lactés indiquent ne pas contenir de sucres ajoutés, alors que des édulcorants figurent sur la liste des ingrédients. Nous avons demandé aux fabricants (Albert Heijn, Olympiadairy et FrieslandCampina) de s’assurer que leurs emballages soient légalement en ordre. Dans le cas du riz au lait à la vanille d’Olympia, cela va être fait: "sans sucres ajouté" deviendra "avec édulcorants". Nous attendons toujours les autres ajustements.

Également dans la catégorie des infos trompeuses: les indications nutritionnelles de certaines collations. Un paquet de KitKat contient plusieurs barres et au recto de l'emballage c'était la valeur énergétique par barre qui était indiquée. Au verso du paquet, il est pourtant indiqué qu’une portion correspond à deux barres. Le producteur Nestlé ne trouve pas cette information trompeuse, mais il a indiqué qu’il ajusterait la taille des portions en fonction de la consommation réelle. Consultez notre galerie de produits Pinnochio.

10. Garantie légale

garantie de software Pour la première fois, l’UE offre une garantie légale aux consommateurs pour les contenus et services numériques de type logiciels ou streaming. Qu’est-ce que ça signifie? Si vous achetez un accès à un service de streaming ou téléchargez un film mais que ça ne fonctionne pas, vous pouvez demander que le problème soit résolu ou un échange.

Les règles régissant les biens matériels évoluent aussi, y compris les biens qui fonctionnent avec des logiciels ou en se connectant à Internet. Ainsi, en cas de souci, vous avez droit à une réparation ou à un échange pendant une période de deux ans. En outre, la période pendant laquelle le consommateur n’a pas à prouver qu’un produit n’est pas conforme pour pouvoir bénéficier de la garantie est portée de six mois à un an après l’achat. L’UE répond ainsi à une grande partie de nos exigences communes avec le BEUC.