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Une bonne chose, la disparition du ticket de caisse ?

20 mai 2021
ticket de caisse

Remplacer le ticket de caisse par sa version électronique, certaines chaînes de magasins ont déjà sauté le pas et au niveau régional, des dispositions légales sont en discussion à ce propos. Pourquoi pas ? À condition que vous puissiez toujours en réclamer une version papier. 

Physiquement, le ticket de caisse n’est qu’une toute petite chose, mais son maintien ou sa suppression suscite le débat depuis plusieurs années déjà. Parmi les arguments avancés en faveur de sa disparition : la santé des commerçants qui manipulent à longueur de journée du papier imprimé contenant parfois des ingrédients problématiques et – bien sûr – l’écologie. Moins de tickets = moins de papier = moins d’arbres abattus = moins d’eau utilisée = moins de gaz à effet de serre = moins de déchets, etc.

Ces arguments sont bien sûr recevables et – soyons honnêtes – la durée de vie d’un ticket de caisse est dans la grande majorité des cas de l’ordre de la microseconde. Vous le regardez à peine et le jetez immédiatement. En tout cas s’il concerne des achats anodins. Si vous achetez un chocolat chez l’épicier du coin, vous n’avez sans doute aucun besoin d’un ticket, qu’il soit sur papier ou envoyé par e-mail. 

Un ticket de caisse est une preuve d’achat 

Sur un ticket de caisse que trouve-t-on ? Dans le pire des cas, juste un montant et une date, mais la plupart du temps des informations intéressantes pour vous : coordonnées du commerce, liste des achats, prix unitaires, promotions, date et heure de l’achat, moyen de paiement utilisé, etc. Autant d’informations qui peuvent bien sûr figurer également sur un ticket envoyé par e-mail.

Ce ticket de caisse constitue également un « lien » avec le commerçant. Il est la preuve que vous avez effectué – et payé – un achat auprès d’un commerçant précis. C’est lui que vous devrez présenter pour échanger ou retourner un article et pour faire valoir vos droits à la garantie. Ici encore, qu’il soit sur papier ou en version électronique ne change pas grand-chose. Un ticket envoyé par e-mail a la même valeur qu’un ticket imprimé.

Alors dans quelles situations un ticket sur papier peut-il nécessaire ?

  • Si vous souhaitez vérifier immédiatement l’exactitude des montants qui ont été encodés à la caisse, vous assurer qu’une promotion a bien été déduite, etc. Nous conseillons toujours de le faire, les erreurs à la caisse et les prix scannés non conformes à ceux indiqués en rayon ne sont pas rares. Or, toute demande de rectification doit se faire immédiatement. Une fois que vous êtes sorti du magasin, la preuve devient plus difficile à apporter.
  • Si vous préférez ne pas avoir à imprimer vous-même les tickets que vous souhaitez garder ou dont vous pourriez avoir besoin pour rapporter un produit, l’échanger ou faire valoir une garantie.
  • Si vous ne souhaitez pas confier votre adresse e-mail à tous les commerçants (avec consentement obligatoire) que vous fréquentez et craignez de voir ensuite votre mailbox encombrée de messages pour des promotions diverses.

Plus écologique l’e-mail ?

L’argument se discute. On connaît assez bien l’impact environnemental réel du papier et de son impression, mais on oublie que l’envoi d’un e-mail est loin d’être anodin. On dit, par exemple, que si un ticket de caisse papier rejette en moyenne deux grammes de gaz à effet de serre et consomme cinq centilitres d’eau, un ticket, pour être envoyé par courrier électronique rejetterait, lui, l’équivalent de cinq grammes de gaz à effet de serre et consommerait trois centilitres d’eau en moyenne. Plus encore si la pièce jointe au courrier (le ticket) est considérée comme lourde.

Vous devez garder le choix

Obtenir un ticket n’est effectivement pas toujours nécessaire et dans un grand nombre de cas, on peut se passer du gaspillage de ressources qu’il représente. Mais vous devez garder le choix et avoir la possibilité de l’obtenir quand vous le souhaitez.

En ce sens, nous soutenons la proposition de décret actuellement sur la table du Parlement wallon. Parce qu’elle ne prévoit pas sa suppression, mais la fin – d’ici deux ans – de son impression systématique. Le commerçant sera donc toujours obligé de vous l’imprimer si vous en faites la demande.

Parce que tout le monde n’a pas forcément d’adresse e-mail ni de smartphone et que l’on ne peut obliger un consommateur à activer sa 4G aux caisses d’un magasin pour ouvrir l’e-mail reçu et en télécharger le ticket juste pour en vérifier l’exactitude avant de quitter les lieux.
Les deux possibilités (papier et e-mail) doivent donc être offertes.

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