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Travailleurs du textile: marre de gagner des cacahuètes

10 décembre 2015
travailleurs textile FR

10 décembre 2015

Au Cambodge, les travailleurs qui fabriquent nos vêtements pour H&M, C&A, Zara ou Levi’s gagnent un salaire de misère. Profitant de cette journée internationale des droits de l’Homme, diverses actions de sensibilisation sont prévues, dont une rue Neuve. Nous-mêmes avons adressé une lettre à H&M.

Début octobre, le gouvernement cambodgien a rehaussé le salaire minimum de quelques malheureux 12$, le portant à 140$ (130€) en 2016. En résumé, les travailleurs gagnent des cacahuètes et les syndicats veulent donc faire passer le salaire minimum à 177$ (164€).

Actions au Cambodge et ailleurs

En soutien à cette revendication, des milliers de travailleurs du textile cambodgiens arborent un autocollant #WeNeed177 sur leurs t-shirts. L’action vise les marques bien connues H&M, Zara, C&A et Levi Strauss, clientes des entreprises de textile au Cambodge.

Ainsi, les actions ne se limitent pas au Cambodge. Des manifestations de soutien auront lieu à divers endroits ce 10 décembre: Pays-Bas, USA, Inde, Bangladesh, Turquie, Philippines ainsi qu’en Belgique. Achact, en collaboration avec Schone Kleren, distribuera des cacahuètes, rue Neuve à Bruxelles. 

Les deux organisations demanderont aux passants de faire pression sur H&M, C&A, Zara et Levi’s afin qu’ils offrent un salaire vivable aux travailleurs de leurs chaînes de production.

Les consommateurs pourront aussi agir online en interpelant H&M, C&A, Zara et Levi’s sur leur page Facebook: « Est-ce que 164 € de salaire mensuel pour les travailleurs du textile cambodgiens est trop demandé? ».

Une lettre à H&M

Les deux associations, en collaboration avec Test-Achats et des syndicats belges ont aussi envoyé une lettre à H&M reprenant les exigences des syndicats cambodgiens. Il est notamment demandé à l’entreprise suédoise d’augmenter ses prix afin de refléter les hausses de salaire, d’assurer la sécurité d’emploi des travailleurs et de faciliter l’adoption d’une nouvelle loi sur les syndicats en accord avec les Conventions de l’OIT et les standards internationaux. Il semblerait, en effet, que l’actuel projet de loi a fait l’objet d’une concertation avec les employeurs et non avec les syndicats.