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Frais de réimpression des billets d’avion : Test Achats dit STOP !

05 février 2020
billets compagnies aeriennes

Payer un supplément important pour corriger une faute de frappe sur votre billet d’avion ? Inacceptable et selon nous illégal ! Nous déposons plainte auprès de l’Inspection économique.

Vous avez inversé deux lettres de votre prénom en encodant vos données lors de la réservation d’un billet d’avion ? On peut comprendre que, pour des raisons de sécurité, cette erreur doive impérativement être corrigée avant votre départ. Mais si la plupart des compagnies aériennes prévoient la possibilité d’introduire des corrections, elles le font en général payer… cher !

Chez Brussels Airlines ou Tap Air Portugal, il vous en coûtera 25 €, avec Emirates, ce sera 30 €, mais avec Vueling, il vous sera compté 100 €. Avec British Airways, vous serez dans l’obligation de payer, outre des frais, la différence entre le coût du billet au moment où vous l’avez réservé et celui applicable au moment de la correction s’il a augmenté. Et si vous ne payez pas ? Vous ne pourrez pas embarquer !

D’autres compagnies vont encore plus loin et ne permettent même pas de changer les fautes de frappe. L’embarquement est tout simplement refusé au passager ! C’est le cas d’Iberia.

Nous estimons que cette pratique est illégale

La sécurité est une préoccupation légitime. C’est dans ce cadre que les compagnies aériennes sont tenues de transmettre les données relatives aux passagers à l’autorité de contrôle à deux reprises : 48 heures avant le vol et juste après la clôture du vol, une fois que l’embarquement est terminé. L’objectif est de s’assurer que les données de la réservation correspondent bien à celles reprises sur les documents d’identité et que c’est bien la personne qui a effectué la réservation qui embarque et pas une autre. Une erreur pourrait donc encore sans souci être rectifiée au moment de l’embarquement.

Le fait d’exiger des frais ou de contraindre au rachat d’un billet est donc totalement disproportionné par rapport à l’impact de l’erreur/omission commise par le passager. Pour les compagnies aériennes, il s’agit surtout d’une source de revenus supplémentaires ne correspondant à aucun service pour le passager.  

Nous déposons plainte 

Sur cette base, nous avions adressé, en octobre 2019, des mises en demeure à ces compagnies aériennes : Alitalia, American Airlines, British Airways, Brussels Airlines, Emirates, Iberia, Lufthansa, Ryanair, TAP Air Portugal, et Vueling. Nous leur demandions de cesser immédiatement cette pratique. Seule Ryanair – qui demandait 115 ou 160 € selon que l’on modifiait en ligne ou à l’aéroport - a répondu, proposant d’autoriser une modification gratuite du nom de passagers jusqu’à trois caractères et jusqu’à l’embarquement pour les passagers « de bonne foi », sans que cette notion ne soit clairement définie.

Les autres compagnies aériennes citées ne se sont pas manifestées et d’autres ont également adopté ces pratiques, parmi lesquelles Air France et TUIFly. C’est pourquoi nous nous adressons maintenant à l’Inspection économique afin qu’elle contrôle et sanctionne toutes ces compagnies.