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Frais de réimpression des billets d’avion : Test Achats dit STOP !

21 octobre 2019

21 octobre 2019
Payer un supplément de 160 € voire plus pour corriger une faute de frappe sur votre billet d’avion ? Inacceptable et selon nous illégal ! Nous mettons en demeure 10 compagnies aériennes de cesser cette pratique faute de quoi, nous introduirons des actions en justice.

Vous avez inversé deux lettres de votre prénom en encodant vos données lors de la réservation d’un billet d’avion ? On peut comprendre que, pour des raisons de sécurité, cette erreur doive impérativement être corrigée avant votre départ. Mais si la plupart des compagnies aériennes prévoient la possibilité d’introduire des corrections, elles le font en général payer… cher !

Chez Brussels Airlines ou Tap Air Portugal, il vous en coûtera 25 €, avec Emirates, ce sera 30 €, mais avec Ryanair vous devrez débourser 115 € pour une rectification en ligne et 160 € si la correction se fait à l’aéroport ! Avec British Airways ou Vueling, vous serez même dans l’obligation de payer, outre des frais, la différence entre le coût du billet au moment où vous l’avez réservé et celui applicable au moment de la correction s’il a augmenté. Et si vous ne payez pas ? Vous ne pourrez pas embarquer !

D’autres compagnies vont encore plus loin et ne permettent même pas de changer les fautes de frappe. L’embarquement est tout simplement refusé au passager ! C’est le cas d’Iberia et de Lufthansa.

Nous estimons que cette pratique est illégale

La sécurité est une préoccupation légitime. C’est dans ce cadre que les compagnies aériennes sont tenues de transmettre les données relatives aux passagers à l’autorité de contrôle à deux reprises : 48 heures avant le vol et juste après la clôture du vol, une fois que l’embarquement est terminé. L’objectif est de s’assurer que les données de la réservation correspondent bien à celles reprises sur les documents d’identité et que c’est bien la personne qui a effectué la réservation qui embarque et pas une autre. Une erreur pourrait donc encore sans souci être rectifiée au moment de l’embarquement.

Le fait d’exiger des frais ou de contraindre au rachat d’un billet est donc totalement disproportionné par rapport à l’impact de l’erreur/omission commise par le passager. Pour les compagnies aériennes, il s’agit surtout d’une source de revenus supplémentaires ne correspondant à aucun service pour le passager.  

Nous mettons ces compagnies en demeure

Sur cette base, nous avons adressé des mises en demeure à 10 compagnies aériennes : Alitalia, American Airlines, Brussels Airlines, British Airways, Emirates, Iberia, Lufthansa, TAP Air Portugal, Ryanair et Vueling. Nous leur demandons de cesser immédiatement cette pratique. En cas de réponse négative, ou d’absence de réponse, nous introduirons des procédures devant le juge compétent.